01/05/2026
CONFEDERATION SYNDICALE DES TRAVAILLEURS DU BENIN (CSTB)
03 B.P. 932 Cotonou
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Point de Presse
Camarades travailleurs !
Le 1er mai, c’est la fête internationale du travail. Comme de tradition la CSTB la célèbre dans les rues depuis plus d’une trentaine d’année. Cette année, elle a déposé sa déclaration de marche à la mairie de Cotonou depuis le 14 avril. Et ce n’est qu’hier, 30 avril, la veille de l’événement, dans l’après-midi dans les environs de 16 heures que le Préfet du Littoral Alain OROUNLA a envoyé à la CSTB une lettre d’interdiction illégale et arbitraire de la marche. Ainsi, à Cotonou la marche ne s’est pas déroulée comme prévu parce que très tôt le matin, les éléments de la police républicaine et des militants des partis Etats UPR et BR ont pris d’assaut la place de l’Etoile Rouge, empêchant ainsi le rassemblement des travailleurs. La Bourse du Travail lieu de chute de la marche a été aussi quadrillée par les éléments de la police républicaine empêchant son accès. Malgré ça, vous êtes très nombreux, travailleurs, femmes de marché, artisans, Zémidjans, étudiants qui vous êtes regroupés dans un autre lieu, pour marcher. Vous avez validé la déclaration de commémoration lue par le Secrétaire Général Confédéral. La CSTB vous dit bravo et félicitations !
Dans les départements, à Natitingou, à Parakou vous avez organisé des meetings. A Djougou, le maire a interdit la marche pacifique du 1er mai mais en lieu et place vous avez organisé un meeting. Dans le département de Collines la police a très tôt empêché l’accès à l’EPP MOUMOUDJI à Dassa lieu où devait se tenir le meeting.
Ce qui est scandaleux, c’est qu’on ne comprend pas que le gouvernement qui a déclaré la journée du 1er Mai, chômée et payée pour la fête internationale de travail, interdise aux travailleurs de commémorer leur journée et dans le même temps permet aux partis Etat UPR et BR d’organiser une marche pour célébrer leur chef, le Président Patrice TALON, marche à laquelle sont présents des ministres du gouvernement dont Madame Mathys ADIDJATOU, Ministre du travail et de la fonction publique, en charge du dialogue social avec les syndicats.
Le gouvernement a choisi donc de mépriser royalement les travailleurs du Bénin en leur refusant le droit de dire leur ras le bol après dix ans de misère et de faim.
Camarades travailleurs, votre mobilisation à travers les différents appels à célébrer la journée du 1er Mai partout dans le pays autour de vos revendications a fait prendre conscience au gouvernement de la grandeur du mouvement. Cela est ressorti dans la lettre d’interdiction du représentant du gouvernement, le Préfet Alain OROUNLA qui a donné comme motif principal d’interdiction « des risques de trouble à l’ordre public au regard de l’affluence estimée de votre marche… ». Cela montre bien que c’est la montée de votre détermination et de votre mobilisation pour l’exigence de la satisfaction de vos revendications qui inquiète les gouvernants.
Camarades responsables syndicaux à divers niveaux, camarades travailleurs de tous les secteurs, chers femmes et hommes des marchés, producteurs, jeunes et autres démocrates ayant participé d’une manière ou d’une autre à l’organisation et au succès de la commémoration du 1er Mai sur toute l’étendue du territoire du Bénin, la CSTB vous dit encore une fois bravo et félicitations ! Elle dénonce avec véhémence la violation des libertés de manifestation et d’expression. Elle vous appelle toutes et tous à poursuivre la mobilisation à tous les niveaux et sous toutes les formes (Assemblée Générale, Sit-in, marche, grève …) pour exiger et obtenir la satisfaction de vos différentes revendications.
Cotonou, le 1er Mai 2026
La CSTB