Debout Avec Reckya

Debout Avec Reckya Libérer le Bénin et défendre la restauration de la démocratie avec Reckya Madougou

07/03/2023

VOUS NE ME CONTRAINDREZ PAS À TAIRE LES INJUSTICES QUI ME PARVIENNENT

Situation très préoccupante des Peuhls en détention

Chers toutes et tous,
Mes héroïnes et héros de tous nos combats,
Chers amazoniennes et amazoniens,

Comme je vous l'annonçais dans mon poste antérieur intitulé "Attention aux dangers des stigmatisations religieuses et ethniques", relatif notamment au mauvais traitement infligé aux Peuhls des prisons du Bénin, surtout à la prison civile de Missrété, les représailles sur mes conditions de détention déjà délétères n'ont pas t**dé à se manifester. Que vous êtes prévisibles mes chers geôliers!

En effet je viens d'être informée par mon conseil au cours de sa visite, de la nouvelle décision unilatérale prise par le régisseur sur ordres de la hiérarchie, m'interdisant désormais d'échanger avec mes co-déténus en présence de nos avocats communs, au mépris du code de procédure pénale. Cet énième durcissement de mes conditions auquel je m'attendais a cela de pathétique qu'il infantilise des pères de famille, hauts gradés, feignant d'ignorer à leurs postes de responsabilité que la Constitution du 11 décembre 1990 dispose en son article 34 que "Tout citoyen béninois, civil ou militaire, a le devoir sacré de respecter en toutes circonstances, la Constitution et l'ordre constitutionnel établi ainsi que les lois et règlements de la République." Et poursuivant à l'article 40 "L'Etat a le devoir d'assurer la diffusion et l'enseignement de la Constitution, de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981ainsi que de tous les instruments internationaux dûment ratifiés et relatifs aux droits de l'Homme."

Le nouveau durcissement, le 3ème en l'espace seulement d'un mois, n'est que la preuve que ce que je dénonce, relativement aux Peuhls incarcérés est une réalité gênante pour les pouvoirs publics. Je prends acte de cette agression supplémentaire de ma personne, de la violation sans honte de mes droits en plus de ma détention arbitraire. Bien que mesurant ce risque auquel je m'exposais, il était de mon devoir d'alerter l'opinion nationale et internationale de la stigmatisation dont est victime cette communauté.

En ce qui me concerne, il se trouve que dans le même temps et sous mes yeux:

- d'autres avocats reçoivent concommitament jusqu'à une dizaine de leurs clients;

- les détenus hommes reçoivent leurs amis, collègues et proches sans distinction aucune et sans exigence de permis de visite à la guérite d'accès, alors même qu'il m'est imposé une autorisation spéciale du procureur spécial sur la base d'un décret de l'antiquité politique du Bénin, plus vieux que moi;

- les détenus hommes possèdent dans leur grande majorité chacun leur poste radio et passent au quotidien des milliers de coups de fil. Certains parmi eux continuant même de commettre des infractions depuis la prison. Pendant que je suis privée du droit à l'information et à la communication, les autorités de mon pays ont poussé l'inhumanité jusqu'à m'interdire de téléphoner à mes enfants, et ce depuis 2 ans;

- d'ailleurs, en sus, depuis 20 mois, il m'est refusé un bilan spécial qui m'avait été fortement prescrit par un médecin généraliste après l'épisode de ma crise respiratoire en détention;

- également depuis bientôt une année, mon médecin spécialiste suite à une autre crise de santé a instamment recommandé un bilan spécial dans une clinique de la place disposant du matériel adéquat. Cela de nouveau m'a été refusé. Pendant ce temps, l'opinion publique a suivi comment l'on organise savamment, à travers de fallacieuses hospitalisations, des évasions d'amis politiques ou de détenus de droits communs avec des compromissions avérées au sein de l'administration carcérale.

Constitution béninoise de 1990, Article 36: chaque Béninois a le devoir de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune et d'entretenir, avec les autres, des relations qui permettent de sauvegarder, de renforcer et de promouvoir le respect, le dialogue et la tolérance réciproque en vue de la paix et la cohésion nationale." À quoi répondent donc les nombreuses discriminations dont je fais constamment l'objet du fait de mes opinions qui dérangent?

Je ne saurais achever mon propos sans revenir sur la situation des détenus Peuhls, en me fondant également sur l'article 36 cité supra. Il s'avère que presqu'aucun de leurs droits n’est respecté en dehors de la ration alimentaire insuffisante. Ils sont agglutinés entre 90 voire 120 personnes dans des bâtiments construits pour 30 prisonniers. Résultat, l’hygiène fait mortellement défaut. Ce qui expose constamment ces détenus à diverses pathologies se propageant rapidement. Leur accès aux soins de santé à temps est quasi inexistant. Et pourtant de nombreux innocents figurent parmi eux. Dès lors, ils décèdent fréquemment fautes de soins avant même d'être jugés. La plupart d'ailleurs ne dispose pas d'avocat.

On dénombre même parmi eux des handicapés mentaux ou carrément des fous. C'est à se demander comment des fous cliniquement constatés sont susceptibles d'ourdir des entreprises terroristes. Pire, certains d'entre eux n'ont pas rencontré un seul juge depuis plus de 2 années.

Je réitère donc la nécessité pour le gouvernement d'œuvrer à corriger de telles injustices criardes sur un terrain déjà miné par les groupes extrémistes. L'heure est plutôt à la promotion profonde et non superficielle des actes de non violence inter communautaires sachant bien que de nombreux Peuhls se sont retrouvés en prison supposément pour terrorisme alors qu'ils ont été simplement victimes de manipulations nées de conflits communautaires séculaires. L'urgence impérieuse demeure la cohabitation pacifique des populations.

Au regard de tout ce qui précède:

1- À mes geôliers: vous avez certainement reçu pour mission de me tuer à petits feux, mais vous n'y parviendrez guère parce que je tiens ma résilience de CELUI qui détient votre souffle de vie.

2- Il ne m'arrivera que ce que Dieu, LUI SEUL, aura permis; et "ceux qui se confient en l'Eternel ne sont jamais confondus".

3- Mais en attendant, veuille Mon Créateur prendre votre âme en pitié. Amen.

En définitive, acharnez-vous autant que vous le voulez sur moi. Je ne me tairai point, car le Bénin d'abord. Le Bénin toujours.



Reckya Madougou
Lundi 6 mars 2023

07/03/2023

MERCI de n’avoir pas oublié le 730 ème jour de ma torture multiforme

Chers tous,

Je tiens à vous présenter ma profonde gratitude pour votre exceptionnelle mobilisation à l'occasion de la seconde année de ma détention arbitraire et sauvage. Mes proches et mes conseils m'en ont fait part.

J’ai accueilli, avec grande émotion depuis mon lieu d’isolement arbitraire durant le week-end écoulé, lors des passages de ma génitrice et ce lundi 06 mars 2023 par mon conseil, vos mots affectueux à mon endroit. Se sont logés aux tréfonds de mon cœur, vos nombreux appels à ma libération formulés en direction du gouvernement, vos cris d'indignation, vos prières pour ma santé et mon bien-être dans les conditions inhumaines qui me sont imposées au mépris de mes droits, la consolation de mes enfants, de ma mère et de mes proches, en vue de marquer comme par un devoir de mémoire le 730 ème jour de mon kidnapping.

Oui effectivement j’ai été informée de toutes vos initiatives, journalistes, chroniqueurs, femmes et hommes politiques avec à leurs têtes nos anciens Présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi, acteurs de la société civile, artistes, femmes et hommes partout au Bénin et à l’étranger…

J'ai été émue de noter que vous partagez nos peines. J’invoque sur chacune et chacun de vous la réalisation des promesses de Dieu faites à son peuple. La terre promise nous est aussi destinée.
J’appelle la miséricorde et la grâce divines dans vos vies.

Marchons ensemble dans la dignité malgré la douleur car la seule certitude immuable pour l'humain est que expire.

Reckya Madougou

Société Libérale Cohésive : Les idées de Reckya Madougou continuent d'inspirer malgré sa détention arbitraire et ses con...
06/03/2023

Société Libérale Cohésive : Les idées de Reckya Madougou continuent d'inspirer malgré sa détention arbitraire et ses conditions inhumaines

Les idées peuvent être combattues, mais jamais emprisonnées. Bien que la Présidente SEM Reckya Madougou ait été injustement privée de sa liberté, ses idées continuent de prospérer et d'inspirer. Les politiques publiques novatrices qu'elle promeut devraient être mises en place pour réduire les inégalités, contrairement à la politique actuelle qui ne favorise pas l'égalité des chances pour tous.

En effet, chers gouvernants, votre politique actuelle aggrave les inégalités au regard du régionalisme et autres au lieu de les réduire.

Reckya Madougou défend l’idée d’une Société Libérale Cohésive basée sur l’égalité des chances, l'égalité de traitement, la justice sociale, et les solutions basées sur l’économie sociale et solidaire. C'est un modèle à envisager pour bâtir un avenir plus équitable et paisible pour tous.

2 ANS D'INCARCÉRATION DE RECKYA MADOUGOU/ LES DÉMOCRATES DE LA 8È CIRCONSCRIPTION ÉLECTORALE EN PARLENT AUTOUR D'UNE CON...
05/03/2023

2 ANS D'INCARCÉRATION DE RECKYA MADOUGOU/ LES DÉMOCRATES DE LA 8È CIRCONSCRIPTION ÉLECTORALE EN PARLENT AUTOUR D'UNE CONFÉRENCE DE PRESSE_

Un reportage de Minoma TEPAKOBOUROU TV AFRICA +229 63 64 10 91.

05/03/2023

🗣️ Garya Saka : Porte -voix des mamans du Bénin

Parakou : les membres du parti Les Démocrates apportent leurs soutiens à Reckya Madougou
04/03/2023

Parakou : les membres du parti Les Démocrates apportent leurs soutiens à Reckya Madougou

LE CAS DE "L'AMAZONE NATIONALE" ENCORE ÉVOQUÉ SUR RFI CE 03 MARS 2023Même RFI a sacrifié au devoir de mémoire des 2 ans ...
04/03/2023

LE CAS DE "L'AMAZONE NATIONALE" ENCORE ÉVOQUÉ SUR RFI CE 03 MARS 2023

Même RFI a sacrifié au devoir de mémoire des 2 ans d'incarcération arbitraire de la Présidente Reckya Madougou, triste anniversaire ayant connu une forte mobilisation de l'opinion avec une avalanche de messages de soutien* qui pour rendre grâce à Dieu pour le grand courage et la bravoure de celle qui est désignée "L'Amazone nationale", qui pour exiger sa *libération immédiate, d'autres encore pour *rappeler ses mérites intellectuels, ses compétences, ses engagements militants et tout ce qu'elle a apporté et continue d'apporter depuis son lieu détention à son pays.

Comme l'a mentionné le président Soglo dans une émouvante déclaration ce jour en faveur de la présidente, même en détention arbitraire dans des conditions inhumaines elle n'abandonne pas.

Il a écrit: C’est comme garder un aigle dans une cage. Accepter de souffrir pour son peuple élève le niveau de conscience.

* RFI: Cela fait deux ans jour pour jour que la membre influente de cette formation d'opposition a été arrêtée à Porto Novo, à la veille de l’élection présidentielle.

Les Démocrates ont rassemblé la presse à leur siège de Cotonou pour lancer cet appel par la voix de Guy Mitokpê, membre du parti : «Les Démocrates lancent un vibrant appel au gouvernement de la rupture et à son chef pour la libération immédiate et sans condition de Reckya Madougou. En ces temps de Carême où paix et tolérance sont le leitmotiv de notre peuple, faisons nôtre ces valeurs. » Son arrestation et sa condamnation sont purement politiques. Madame Madougou est privée de ses droits fondamentaux, dénonce la déclaration.

Comment se porte l’ancienne Garde des sceaux ? «Elle est dans la prière, elle va bien, malgré le durcissement de ses conditions de détention », rapporte son avocat, Me Renaud Agbodjo. Selon son parti, Reckya Madougou est devenue une amazone nationale : «Le combat que tu mènes depuis ta cellule inspire, ce combat se poursuivra pour la restauration de la démocratie dans notre pays. »

Les conseils de l’opposante misent sur l’avis du groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU, qui a réclamé sa remise en liberté immédiate en novembre dernier.
Encore deux mois pour la fin du délai prescrit au gouvernement béninois pour rendre compte de l'exécution de l’avis.

Écouter RFI ce 03 mars 2023 👇🏽

Devoir de mémoire
04/03/2023

Devoir de mémoire

04/03/2023

TRISTE SECOND ANNIVERSAIRE D'INCARCÉRATION DE RECKYA MADOUGOU

Le parti Les Démocrates apporte son soutien indéfectible à sa candidate à l'élection présidentielle de 2021

Ce vendredi 3 mars 2023, marque le second anniversaire de l'arrestation brutale et arbitraire de l'ex garde des sceaux, candidate du parti Les Démocrates à l'élection présidentielle d'Avril 2021, madame Reckya Madougou. Le parti Les Démocrates a saisi cette occasion pour tenir une conférence de presse, en présence d'une trentaine d'organes de la presse nationale et internationala, en vue de rappeler les circonstances dans lesquelles madame Reckya Madougou a été arrêtée. Et surtout ses dures conditions de détention. Puis appelle le régime de la rupture à la libérer sans condition.
Lisez ci-dessous, le message du parti lu par l'honorable Guy Dossou Mitokpe entouré par les responsables et députés du parti.

Mes chers compatriotes, Camarades militantes et militants du Parti les Démocrates.
Deux ans déjà jour pour jour que notre Amazone nationale Reckya Madougou a été brutalement kidnappée sur le pont de Porto-Novo à son retour d’un meeting politique avec les forces politiques de l’opposition. Dès lors, elle a été privée de sa liberté. Deux ans que ses droits humains les plus élémentaires sont bafoués. Ce qui constitue une brimade inadmissible, insupportable de sa personne. Deux ans déjà que, derrière les barreaux de Missérété, Reckya Madougou n'a plus, le bonheur de voir ses enfants en bas âge et privés de l'amour maternel, pourtant indispensable pour ces âmes innocentes. Et comme si cela ne suffisait pas, depuis le 03 mars 2021, chaque jour que Dieu fait, le pouvoir de la Rupture affine sa cruauté pour alourdir les affres de sa détention afin de démoraliser notre compatriote.

Toutes les mesures prises contre elle concourent à la soustraire du regard de ses compatriotes d'où la dernière mesure scélérate de privation de visite. Mais, la présidente Reckya Madougou est soutenue dans son combat par ses convictions politiques, son amour pour sa patrie et le peuple béninois. Les milliers de messages qui peuplent les réseaux sociaux en sont une preuve patente.

C'est le lieu de rappeler, contrairement aux allégations mensongères claironnées lors du procès inique dont elle a fait l'objet, Reckya Madougou subit ce traitement cruel, inhumain et dégradant parce qu'elle a osé, usant de ses droits civils et politiques, se porter candidate à l'élection présidentielle contre le candidat sortant Patrice Talon. En effet, elle a été la candidate de notre Parti les Démocrates. Elle devait payer pour ce crime de lèse majesté et être privée de sa liberté pour 20 ans. Pendant ces deux années de détention, le Président Patrice Talon, chef de l'Etat et du gouvernement est demeuré sourd à tous nos appels réclamant la libération de la candidate Reckya Madougou. Le pouvoir de la Rupture reste cantonné à sa thèse mensongère.

Notre peuple porte encore la honte de ce procès inique, injuste qui s'est déroulé en dépit de tout bon sens et de toute règle de droit. Notre honte est d'autant plus grande que dans l’avis n°51/2022, le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies à travers son groupe de Travail d’experts indépendants a recommandé la libération immédiate de Reckya Madougou, jugeant illégale et arbitraire son arrestation et sa détention.

Mme la Ministre, Reckya Madougou, le combat que tu mènes depuis ta cellule inspire et éclaire le peuple béninois et tous les citoyens du monde épris de paix et de justice. Ce combat se poursuivra pour la restauration de la démocratie dans notre pays.

En ce jour vendredi 3 mars qui marque l'an 2 de la détention politique de notre camarade, les démocrates en communion avec le peuple béninois, et prenant l'opinion publique nationale et internationale à témoin, lance un vibrant appel au gouvernement de la rupture et son chef pour la libération immédiate et sans condition de Reckya Madougou, candidate aux dernières élections présidentielles. Nous exigeons par la même occasion la libération de tous les prisonniers politiques, notamment du professeur Aivo Joël. Le parti Les Démocrates exige aussi la création des conditions pour le retour au pays de tous les exilés politiques.

Les difficultés économiques actuelles, les incertitudes notamment liées au terrorisme qui mettent à si rude épreuve notre vivre-ensemble exigent la Concorde pour une politique nationale de justice et de réconciliation des filles et fils du Bénin. En ces temps de carême où tolérance, paix et amour sont le leitmotiv de notre peuple, faisons nôtres ces valeurs. Que Dieu bénisse Reckya Madougou et tous les combattants de la liberté en prison.

Je vous remercie

Farid Sah'ma
Flash info taneka media du 3 mars 2023

Devoir de mémoire
03/03/2023

Devoir de mémoire

PROCÈS DE RECKYA MADOUGOUPRESQUE DEUX ANNEES DE DETENTION ARBITRAIREExactement un an que s'ouvrait dans une réprobation ...
10/12/2022

PROCÈS DE RECKYA MADOUGOU

PRESQUE DEUX ANNEES DE DETENTION ARBITRAIRE

Exactement un an que s'ouvrait dans une réprobation populaire et une incrédulité totale, le procès politique de l'ancienne Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Reckya Madougou. Suite à une mise en accusation qui n'a pas convaincu, après son kidnapping musclé le 03 mars 2021, elle est présentée dix mois après, au matin du 10 décembre à des juges dont la triste réputation précède l'indépendance attendue d'eux. Dans une précipitation sans précédent, elle sera condamnée à 20 ans de réclusion criminelle en moins de 24h et sans qu'aucune preuve n'ait été présentée par la CRIET. Et depuis, elle compte les semaines et les mois loin de ses proches à ce jour où elle totalise 647 jours de détention arbitraire, alors que tous les actes de droit et/ou de justice l'ont totalement blanchi de tous les faits qui lui sont reprochés. D'une interpellation grotesque désormais attestée illégale par les experts de l'ONU, un procès expéditif, l'ancienne candidate du parti "Les Démocrates" à la présidentielle de 2021 a été la cible d'un montage politique mal ficelé.

"Je n'ai jamais été une terroriste mais plutôt une brave militante et une femme digne qui depuis une vingtaine d'années s'investit dans l'éducation citoyenne des jeunes, le leadership et l'autonomisation des femmes, la promotion de la démocratie, l'inclusion financière...avec des résultats probants", s'était-elle défendue dans un assaut de fierté de son parcours de femme battante. Il est aujourd'hui établi que l'ancienne Garde des Sceaux, Reckya Madougou est, en vérité une innocente jetée en prison. C'est la conclusion du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l'ONU après que le gouvernement du Bénin ait fourni tous les éléments de son procès. De l’absence d'un titre légal de son arrestation à l'inexistence de preuves de son implication présumée dans une entreprise de financement du terrorisme et l'absence d'un tribunal impartial et indépendant en passant par l'illégalité de la détention, il a été à tous les points de vue établi que Reckya Madougou est incarcérée et condamnée pour avoir incarné une alternative crédible au régime de l'autocrate Patrice Talon dont les envies assumées de dictature érodent dangereusement l'édifice démocratique béninois depuis son élection en mars 2016.

647 jours qu'elle purge une peine pour des faits présumés pour lesquels le gouvernement n'a pu jusqu'à ce jour fournir aucune preuve. Presque 2 ans qu'elle est une otage du régime de Patrice Talon et dont la place n'est nullement à la maison d'arrêt d'Akpro-Missrété. Car, dans son Avis, le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l'ONU constate que son arrestation et sa détention sont contraires aux dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et au Pacte International des Droits Civils et Politiques avant d'appeler "à libérer immédiatement Mme Madougou et à lui accorder le droit d’obtenir réparation, notamment sous la forme d’une indemnisation, conformément au droit international". Une injonction qui fait suite à une alerte déjà lancée dès les lendemains du 11 décembre 2021. "Le récent procès et la condamnation des opposants politiques Reckya Madougou et Joel Aivo suscitent de graves inquiétudes quant à l’ingérence politique dans le système de justice pénale du Bénin. Nous sommes alarmés par la poursuite de l’érosion de l’espace dévolu à la dissidence, par l’accroissement général des restrictions à l’autogestion participative et à la liberté d’expression, et par le ciblage systématique des figures de l’opposition politique", avait réagit le département d'État américain.

Ce 11 décembre 2022, rappelle au Président de la République et tout son gouvernement, l'urgence de la libération immédiate de l'experte internationale en finance inclusive et la nécessité de la restauration de l'État de droit au Bénin. Car, tout comme Reckya Madougou, le constitutionnaliste Frédéric Joël Aïvo est arrêté et condamné à dix ans de réclusion criminelle à l'issue d'un procès de moins de 24 heures également et portant sur des infractions pénales cousues tout autant de fils blancs, ce qui donne à penser que la culpabilité de l'intéressé a été déterminée avant l’audience. La même tragi-comédie se jouera de nouveau 4 jours plus t**d.

De toute évidence, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux droits civils et politiques, Reckya Madougou n'a plus sa place en prison. Et elle n'aurait dû jamais être arrêtée et incarPROCÈS DE RECKYA MADOUGOU

PRESQUE DEUX ANNEES DE DETENTION ARBITRAIRE

Exactement un an que s'ouvrait dans une réprobation populaire et une incrédulité totale, le procès politique de l'ancienne Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Reckya Madougou. Suite à une mise en accusation qui n'a pas convaincu, après son kidnapping musclé le 03 mars 2021, elle est présentée dix mois après, au matin du 10 décembre à des juges dont la triste réputation précède l'indépendance attendue d'eux. Dans une précipitation sans précédent, elle sera condamnée à 20 ans de réclusion criminelle en moins de 24h et sans qu'aucune preuve n'ait été présentée par la CRIET. Et depuis, elle compte les semaines et les mois loin de ses proches à ce jour où elle totalise 647 jours de détention arbitraire, alors que tous les actes de droit et/ou de justice l'ont totalement blanchi de tous les faits qui lui sont reprochés. D'une interpellation grotesque désormais attestée illégale par les experts de l'ONU, un procès expéditif, l'ancienne candidate du parti "Les Démocrates" à la présidentielle de 2021 a été la cible d'un montage politique mal ficelé.

"Je n'ai jamais été une terroriste mais plutôt une brave militante et une femme digne qui depuis une vingtaine d'années s'investit dans l'éducation citoyenne des jeunes, le leadership et l'autonomisation des femmes, la promotion de la démocratie, l'inclusion financière...avec des résultats probants", s'était-elle défendue dans un assaut de fierté de son parcours de femme battante. Il est aujourd'hui établi que l'ancienne Garde des Sceaux, Reckya Madougou est, en vérité une innocente jetée en prison. C'est la conclusion du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l'ONU après que le gouvernement du Bénin ait fourni tous les éléments de son procès. De l’absence d'un titre légal de son arrestation à l'inexistence de preuves de son implication présumée dans une entreprise de financement du terrorisme et l'absence d'un tribunal impartial et indépendant en passant par l'illégalité de la détention, il a été à tous les points de vue établi que Reckya Madougou est incarcérée et condamnée pour avoir incarné une alternative crédible au régime de l'autocrate Patrice Talon dont les envies assumées de dictature érodent dangereusement l'édifice démocratique béninois depuis son élection en mars 2016.

647 jours qu'elle purge une peine pour des faits présumés pour lesquels le gouvernement n'a pu jusqu'à ce jour fournir aucune preuve. Presque 2 ans qu'elle est une otage du régime de Patrice Talon et dont la place n'est nullement à la maison d'arrêt d'Akpro-Missrété. Car, dans son Avis, le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l'ONU constate que son arrestation et sa détention sont contraires aux dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et au Pacte International des Droits Civils et Politiques avant d'appeler "à libérer immédiatement Mme Madougou et à lui accorder le droit d’obtenir réparation, notamment sous la forme d’une indemnisation, conformément au droit international". Une injonction qui fait suite à une alerte déjà lancée dès les lendemains du 11 décembre 2021. "Le récent procès et la condamnation des opposants politiques Reckya Madougou et Joel Aivo suscitent de graves inquiétudes quant à l’ingérence politique dans le système de justice pénale du Bénin. Nous sommes alarmés par la poursuite de l’érosion de l’espace dévolu à la dissidence, par l’accroissement général des restrictions à l’autogestion participative et à la liberté d’expression, et par le ciblage systématique des figures de l’opposition politique", avait réagit le département d'État américain.

Ce 11 décembre 2022, rappelle au Président de la République et tout son gouvernement, l'urgence de la libération immédiate de l'experte internationale en finance inclusive et la nécessité de la restauration de l'État de droit au Bénin. Car, tout comme Reckya Madougou, le constitutionnaliste Frédéric Joël Aïvo est arrêté et condamné à dix ans de réclusion criminelle à l'issue d'un procès de moins de 24 heures également et portant sur des infractions pénales cousues tout autant de fils blancs, ce qui donne à penser que la culpabilité de l'intéressé a été déterminée avant l’audience. La même tragi-comédie se jouera de nouveau 4 jours plus t**d.

De toute évidence, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux droits civils et politiques, Reckya Madougou n'a plus sa place en prison. Et elle n'aurait dû jamais être arrêtée et incarcérée. Elle a été sacrifiée sur l'autel de son amour pour son pays. Elle le disait d'ailleurs si bien à son procès. "Je m'offre pour la démocratie et si mon sacrifice peut vous permettre, Monsieur le Président et vos confrères juges à retrouver votre indépendance face au pouvoir exécutif, alors je n'aurais pas souffert inutilement de ce calvaire et de cette terreur"cérée. Elle a été sacrifiée sur l'autel de son amour pour son pays. Elle le disait d'ailleurs si bien à son procès. "Je m'offre pour la démocratie et si mon sacrifice peut vous permettre, Monsieur le Président et vos confrères juges à retrouver votre indépendance face au pouvoir exécutif, alors je n'aurais pas souffert inutilement de ce calvaire et de cette terreur"

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