20/08/2026
𝗚𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗗𝗘𝗖𝗛𝗘𝗧𝗦 𝗗𝗘𝗦 𝗘𝗤𝗨𝗜𝗣𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧𝗦 𝗘𝗟𝗘𝗖𝗧𝗥𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗘𝗧 𝗘𝗟𝗘𝗖𝗧𝗥𝗢𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦
𝐿’𝐴𝑔𝑒𝑛𝑐𝑒 𝐹𝑎𝑠𝑜 𝑉𝑒̂𝑒𝑛𝑒𝑚 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 𝐵𝐺𝐹𝐴 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑎𝑢𝑥 𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑖̂𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟
Dans les zones urbaines et rurales de plus en plus, il est loisible de constater sur les toits des habitats, des nuages de panneaux solaires photovoltaïques. Cette dynamique, favorisée par l’adoption de l'Arrêté interministériel N°2020-033/ME/MINEFID/MCIA portant fixation des conditions d'éligibilité et les modalités de jouissance de l'exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur les importations d'équipements solaires, lequel est issu de la Loi N°014-2017/AN portant réglementation générale du secteur de l'énergie au Burkina Faso, a accru l’accès à l’énergie par nos concitoyens, amélioré les activités économiques et favorisé la transition énergétique dans notre pays.
Cependant, ces équipements (panneaux photovoltaïques, les batteries, les régulateurs, les onduleurs et autres équipements électriques et électroniques) ont une fin de vie (obsolètes ou défectueux) qui les transforme inéluctablement en déchets. Leur gestion devient cruciale en raison de leur impact sur notre environnement.
A l’issue de l’étude de la cartographie des acteurs du domaine solaire et de la gestion des Déchets électriques et électroniques D3E dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Dédougou, l’Agence Faso Vêenem (AFAV) et son partenaire Beyond the Grid Fund for Africa (BGFA) ont décidé de passer à la vitesse supérieure en réunissant les principaux acteurs au tour d’un atelier de sensibilisation et de renforcement de leurs capacités du 20 au 21 aout 2026 à Ouagadougou.
Du discours d’ouverture du Camarade Directeur Général de l’AFV, Dr Edmond LANKOUANDE, l’on retient que les constats sont à la fois importants et interpellateurs :
“Nous observons notamment une croissance soutenue du marché solaire photovoltaïque, une augmentation progressive des volumes d’équipements arrivant en fin de vie, mais également une prédominance de pratiques informelles dans la collecte, le stockage et la valorisation des Déchets des Équipements Électriques et Électroniques (D3E). À cela s’ajoutent une connaissance encore insuffisante du cadre réglementaire, des risques environnementaux et sanitaires liés à la manipulation de certains équipements, une coordination perfectible entre les différents acteurs et, surtout, l’absence d’une filière nationale suffisamment structurée pour assurer une gestion durable des D3E issus du solaire”.
Puis dans une démarche cohérente, le premier responsable de l’AFAV prescrit : “Face à ces défis, il ne suffit plus de produire et d’installer des équipements solaires. Nous devons désormais penser leur cycle de vie dans sa globalité”, c’est-à-dire, collectés, transportés, stockés, réparés, démantelés, valorisés ou éliminés dans des conditions appropriées, ou plus explicitement “recycler, réutiliser, revaloriser”. Il faut donc passer progressivement d’une logique de gestion des déchets à une logique de valorisation des ressources, conclut le Camarade Edmond LANKOUANDE, non sans rappeler la responsabilité collective aussi bien les pouvoirs publics que les fabricants, les importateurs, les distributeurs, les installateurs, les réparateurs, les recycleurs, les utilisateurs et les partenaires techniques et financiers.
L’objectif global de l’atelier est de contribuer à la structuration d'une filière nationale durable de gestion des D3E issus des systèmes solaires photovoltaïques à travers le renforcement des capacités techniques, réglementaires, environnementales et organisationnelles des acteurs concernés.
Agence Faso Vêenem