01/11/2018
Le de l’ a voté, le 31 octobre, le renouvellement du mandat de la dans sa Résolution 2440. Un texte qui comporte, pour le Royaume du , deux éléments positifs fondamentaux : l'encadrement du processus politique et la réponse ferme aux provocations inacceptables au sud comme à l'est du Dispositif de défense.
Pour ce qui est du processus politique, le Conseil a réorganisé sa structure et son format en établissant la responsabilité des parties invitées à la prochaine table ronde (5-6 déc 2018 à Genève). Il a invité l' à y participer en tant que Etat voisin et partie prenante et concernée. Pour le Royaume, il s'agit là d'une évolution de substance.
En examinant le texte de la Résolution 2440, on relève que le :
1) insiste sur le compromis, le pragmatisme et le réalisme pour parvenir à une solution politique pratique et durable à ce différend. Des paramètres qu’on retrouve dans l’Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara ;
2) s’exprime, dans des termes fermes (dans deux nouveaux paragraphes: le préambule et la partie opérationnelle sur le cessez-le feu) sur la situation illégale et dangereuse à l'est et au sud du Dispositif, en citant pour la 1ère fois la zone de Tfariti ;
3) appelle à nouveau à la nécessité du recensement des habitants des camps de à l'ouest de l'Algérie.
Tout en marquant un tournant dans l'encadrement du processus politique comme le Maroc avait toujours sollicité, la Résolution 2440 a aussi préservé les acquis du Royaume, et ce, en réaffirmant la prééminence de l’initiative marocaine pour l'Autonomie au Sahara.
Force est de constater que depuis 2001, le , dans toutes ses résolutions concernant le , ne fait aucune référence à la voie référendaire comme outil pour parvenir au règlement définitif de ce différend, d’où la caducité de ce mécanisme.
Media Stakeout by H.E. Mr. Omar Hilale, Permanent Representative of Morocco to the United Nations on the situation in Western Sahara. [English and French]