Musée du Souvenir 40-45

Musée du Souvenir 40-45 Musée d'histoire locale consacré à le seconde guerre mondiale. Les périodes de l’invasion de 1940, de l’occupation et de la libération de 1944 y sont abordées.
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Le Musée du Souvenir 40-45 est situé dans le village de Malèves dans les anciennes étables d'une ferme familiale. La collection qui est le fruit de près de 20 ans de recherches présente l’histoire de la seconde guerre mondiale dans la région de Perwez. Plusieurs milliers d’objets ainsi qu'une septantaine de mannequins sont disposés dans des saynettes permettant de replacer le matériel dans le contexte de l'époque.

Nous vous proposons de revenir sur les actions du groupe de résistance Vilna dont la mémoire est entretenue par la Frate...
07/09/2026

Nous vous proposons de revenir sur les actions du groupe de résistance Vilna dont la mémoire est entretenue par la Fraternelle du groupe Vilna de Ramillies.

Ce groupe de résistance a été créé en 1942 par le docteur Alphonse Lafontaine. Ce groupe, avec des moyens dérisoires, sera très actif dans l’est du Brabant-Wallon, dans le nord de la province de Namur et le nord-ouest de celle de Liège.

Le 1er septembre 1944, ordre est donné de ne plus rien laisser passer sur la ligne 147 de chemin de fer, les rails sont mis hors service ce qui provoque le déraillement d’un convoi.

Fort d’une septantaine d’hommes, le groupe Vilna tend des embuscades aux troupes allemandes circulant dans la région. En à peine 3 jours, une trentaine de soldats allemands sont faits prisonniers ainsi que leur matériel confisqué. Ce matériel tombe à pic car, malgré un petit ravitaillement en armes et munitions passé au nez et à la barbe des Teutons dans une charrette à foin, le parachutage prévu par les alliés échoue et les hommes de Vilna manquent cruellement de moyens pour se défendre en cas de riposte allemande.

Le 5 septembre, les escarmouches doivent être suspendues car la région se remplit de troupes allemandes d’arrière-garde en repli. Ces dernières encerclent totalement les hommes du Groupe Vilna, retranchés aux fermes du Wayaux. Ils ne doivent leur salut que dans l’effroi inspiré à l’ennemi par les résistants et l’ignorance de l’endroit exact où porter une attaque.

Le 6 septembre, dès 8h30 du matin, alors totalement encerclé depuis la veille par l’armée allemande, le Commandant du Groupe, Alphonse Lafontaine, aidé par les renseignements du central téléphonique de Ramillies avec lequel le groupe était en rapport constant, décide d’envoyer deux volontaires, Paul Thunis et Ghislain Tilliard, à travers les lignes ennemies pour tenter d’établir la liaison avec les Américains venant de Gembloux. La jonction avec les blindés est faite à hauteur de Thorembais- St-Trond. S’en suit alors une véritable course contre la montre afin d’arriver aux fermes du Wayaux avant que les soldats allemands ne localisent avec précision les résistants et ne portent leur attaque.

Grâce à leur parfaite connaissance du terrain et des positions allemandes, Paul et Ghislain guident en un temps record les blindés M8 Greyhound du 113e groupe de cavalerie à travers les petites routes de campagne jusque Ramillies Village. Là, les premiers contacts avec l’ennemi ont lieu. Des tirs sont échangés et une grange est incendiée. Trois soldats allemands sont touchés tandis que d’autres prennent la fuite.
Vers 16h30, une fois la zone sécurisée, les blindés américaines prennent la direction des fermes du Wayaux où les hommes de Vilna ont tenu bon malgré les assauts allemands, tout au long de l’après-midi.

Une fois libérés, plusieurs membres de Vilna se portent volontaires pour partir, accompagnés d’un blindé américain, en direction d’Autre-Eglise et ensuite Folx-Les-Caves, dans le but de libérer plusieurs de leurs frères d’armes capturés par l’ennemi. Le soir, les véhicules américains prendront la direction de Jauche pour y passer la nuit. C’est lors de cette nuit entre le 6 et le 7 septembre que le soldat américain Ralph E. Nimmo, 21 ans, originaire de Virginie, sera lâchement poignardé par un soldat allemand en fuite. Il aura été la dernière victime alliée de la libération du Brabant Wallon

🇧🇪🇺🇸 82e anniversaire de la Libération de Ramillies et de JaucheCe dimanche, nous avons eu le plaisir de participer aux ...
06/09/2026

🇧🇪🇺🇸 82e anniversaire de la Libération de Ramillies et de Jauche

Ce dimanche, nous avons eu le plaisir de participer aux commémorations organisées à Jauche et Ramillies à l’occasion du 82e anniversaire de la Libération de notre région.

Un moment de mémoire particulièrement émouvant, marqué cette année par la présence de Terri, fille de Marvin Young, vétéran américain du 113th Cavalry Reconnaissance Squadron, ainsi que de son époux.

La cérémonie à Jauche a également permis de rendre hommage à Ralph Earl Nimmo, camarade de Marvin Young, tombé à Jauche lors des combats de la Libération.

Merci à la Fraternelle du Groupe VILNA de Ramillies pour l’organisation de cette belle commémoration et pour son engagement en faveur du devoir de mémoire.

Se souvenir, transmettre et rendre hommage à ceux qui se sont battus pour notre liberté. 🇧🇪🇺🇸

En ce jour, nous souhaitons rendre un hommage particulier au soldat américain Ralph Nimmo qui fut la nuit du 6 au 7 sept...
06/09/2026

En ce jour, nous souhaitons rendre un hommage particulier au soldat américain Ralph Nimmo qui fut la nuit du 6 au 7 septembre 1944, il y a 81 ans.

Le 6 septembre en début de soirée, conduits par quelques résistants du groupe VILNA de l’Armée Secrète, les premiers blindés américains du 113ème cavalry reconnaissance squadron arrivent de Ramillies et font leur entrée dans Jauche. L’unique cloche qui n’a pas été volée par les Allemands sonne à toute volée. Les Allemands avec leurs blindés se retirent vers Orp qui sera libéré le lendemain vers 10h30. Ce sera aussi la fin du cauchemar pour les villages de Marilles, Nodrenge et Noduwez.

La nuit du 6 au 7 septembre, les GI et les résistants qui viennent de libérer le village, sécurisent Jauche. Vers 4h30, un camion allemand, remorquant un canon, aperçoit un char américain en faction rue de Folx-les-Caves.

Les Allemands mettent le canon en batterie et tirent, blessant Ralph Nimmo, posté au carrefour de la rue de Folx-les-Caves et de la Chavée d’Enines. Après avoir poignardé de sang-froid le soldat américain, les ennemis abandonnent camion, canon et munitions pour s’enfuir à pied. La nouvelle de ce crime sauvage et crapuleux se répand rapidement et crée l’émotion dans le village.

Ralph Earl Nimmo avait 21 ans et était originaire de Virginie aux Etats-Unis. Marié à Jane Parks, il n’avait pas d’enfants. Son corps est d’abord déposé, recouvert d’une couverture, dans la cour puis à l’intérieur de la maison de la famille « Lheureux ». Il disparait rapidement sous un monticule de fleurs apportées par tous les villageois venus lui rendre un dernier hommage.

Le 10 septembre, la dépouille de Ralph Nimmo est emmenée par un camion des services de l’armée américaine pour être enterrée au cimetière temporaire américain de Fosses-la-Ville.

Le 30 juin 1946, une stèle est érigée à l’endroit même où a été sauvagement assassiné Ralph Nimmo. A la demande de la famille, son corps est rapatrié pour être enterré le 26 avril 1949 au cimetière du Mount Pleasant à Roanoke, en Virginie.
Ralph et son frère jumeau étaient les aînés de 11 enfants : 9 garçons et 2 filles.

Souvenons-nous ! Il y a 82 ans aujourd’hui, l’entité de Perwez et l'ouest du Brabant Wallon étaient libérée. Nous vous p...
06/09/2026

Souvenons-nous ! Il y a 82 ans aujourd’hui, l’entité de Perwez et l'ouest du Brabant Wallon étaient libérée.

Nous vous proposons de découvrir cet événement important qui mit un terme à l’occupation de notre région :

Depuis le débarquement du 6 juin 1944, les troupes alliées avancent progressivement dans le bocage normand.

En cette fin du mois d’aout 1944, la situation est désespérée pour les troupes allemandes dont les effectifs restants sont situés dans le Sud de la Normandie. Suite aux terribles pertes dues aux combats de la Poche de Falaise et de son tristement célèbre couloir de la mort, de nombreuses unités allemandes, disloquées refluent vers les Pays-Bas et l’Allemagne afin de prendre de nouvelles positions défensives. C’est ainsi que ces troupes allemandes constituées des restes des 7ème et 15ème Armée ainsi que de la première armée parachutiste et des débris de la 5ème panzer armée traversent notre région au début du mois de septembre 1944.

Profitant de cette débâcle allemande, les alliés se mettent en route afin de talonner les troupes allemandes et en capturer en maximum. A cet effet, ils adoptent la stratégie suivante :

Partant de la Seine, la 2ème armée britannique se voit confier la mission de foncer vers la Belgique afin de capturer le port d’Anvers. Ce port est un objectif prioritaire pour les alliés car le ravitaillement de l’énorme armée alliée composée de près de deux millions de soldats pose d’énormes problèmes. Au mois d’aout, seuls deux ports majeurs (Cherbourg et le port artificiel Mulberry d’Arromanches) sont capables d’assurer le ravitaillement des troupes. De plus les réseaux de distribution dont le célèbre « Red Ball Express », bien que parfaitement organisés, ne permettent pas d’acheminer les tonnages nécessaires au bon fonctionnement des armées alliées. Seule la prise du port d’Anvers pouvait remédier à cette situation. En effet, le port est aux portes de l’Allemagne et donc proche du futur front. De plus, il est bien protégé et permet le déchargement de 90 000 tonnes de matériel par jour.
La 1ère armée canadienne se voit quant à elle affectée la mission de longer la côte de la Manche et de la Mer du Nord afin de s’emparer des principaux ports s’y trouvant tels que Le Havre, Dieppe, etc. Cependant ils rencontrent de nombreuses difficultés dues à la défense acharnée des ports et sont ainsi fortement ralentis.
La 1ère armée américaine du général Hodges reçoit pour objectif de foncer vers la Belgique, de la traverser, de s’emparer du Canal Albert et de se diriger vers la vallée de la Ruhr en Allemagne. En chemin, il leur est demandé, en collaboration avec les Britanniques, d’encercler et de capturer un maximum de troupes allemandes espérant éviter toute réorganisation ennemie et ainsi mettre un terme rapide au conflit.

La libération prend ainsi une allure de course et on demande à chaque soldat de donner le meilleur de lui-même.

C’est ainsi que le 1er septembre, les alliés approchent de la frontière belge. Apprenant que les restes de deux divisions blindées et de dix divisions d’infanterie allemandes se trouvent à proximité de Mons, les soldats de la deuxième division blindée américaine du XIX corps d’armée. Cette division passera par la suite à Perwez. Elle emboite le pas et pénètrent en Belgique le 2 septembre 1944 à 9h30. Les soldats de cette division sont ainsi parmi les premières troupes alliées à rentrer en Belgique. En passant la frontière, les troupes américaines sont saisies par l’accueil chaleureux de la population. Cependant, après avoir avancé en direction de Tournai, les hommes de la 2ème division blindée sont contraints de stopper leur progression par manque de carburant. En effet le front est alors fortement éloigné des ports de Normandie et les lignes de ravitaillement s’en trouvent fortement étirées. C’est l’occasion pour les hommes de se reposer et de réaliser la maintenance des véhicules qui en ont bien besoin.

Le 7ème corps américain, bien connu pour sa 3ème division blindée et sa 9ème division d’infanterie pénètre également en Belgique et libère Mons dans la soirée. Le 7ème corps continue alors sa progression en longeant la vallée de la Meuse pour arriver à Liège le 8 septembre, après avoir libéré Namur le 5 septembre.
Pendant ce temps, la 2ème armée britannique accompagnée par la 1ère brigade belge de libération, plus connue sous le nom de Brigade Piron, passe la frontière dans la matinée du 3 septembre et fonce vers Bruxelles qu’ils atteignent dans la soirée. Le lendemain ce sera au tour d’Anvers d’être libéré grâce à l’aide de la résistance, livrant aux Alliés un port sans presque aucuns dommages. Cependant il faudra attendre le mois d’octobre pour que les Allemands occupant l’embouchure de l’Escaut en soit chassé, permettant ainsi l’exploitation du port.

Le Brabant Wallon est quant à lui traversée depuis la fin aout par de nombreuses unités allemandes qui battent en retraite. Le plus gros des mouvements se fait de nuit car l’aviation alliée domine le ciel de l’été 1944 et harcèlent continuellement les convois en déroute. Les personnes s’amusaient à dire : « Si tu vois un avion blanc, c’est un américain. Si tu vois un avion noir, c’est un Anglais. Si tu ne vois rien c’est la Luftwaffe, autrement dit l’armée de l’air allemande. »

Les groupements de résistance de la région, composés principalement de l’Armée Secrète et du Front de l’indépendance ont reçu les ordres de guérilla. Les missions qui leur sont assignées sont multiples :
- premièrement : capturer des prisonniers ainsi que l’armement des véhicules
- deuxièmement : brouiller les itinéraires fléchés par l’ennemi
-troisièmement : semer des clous sur les routes afin de ralentir l’ennemi

Décision est prise par les résistants de se frotter au minimum aux troupes allemandes passant dans la région, ces troupes issues notamment du L###I ArmeeKorps (dont la 116 Panzer Division) et du II SS PanzerKorps (9ème et 10 SS Panzer Divisions). Les soldats sont très nerveux et n’hésite pas à tirer à la moindre occasion sur les personnes suspectes par crainte d’embuscades. Ces unités se replient sur une ligne qui s’étend de Tervuren à Perwez en tentant à divers endroits, à l'aide de groupements de combats, de ralentir l'avance alliée.

Suite à l’entrée des troupes alliées en Belgique et à l’approche des troupes britanniques de Bruxelles, la base de Beauvechain est abandonnée et les dernières munitions sont tirées en direction de Wavre faisant de nombreux dégâts dans la ville.
Revenons à la deuxième division blindée américaine. Après 3 jours d’arrêt forcé suite au manque de carburant, les troupes se remettent en route le 5 septembre afin de traverser la Belgique en passant par le Brabant Wallon. La division est précédée par le 113th groupe de cavalerie (125th et 113th cavalry reconnaissance squadrons), rattaché au XIXème corps américain qui joue le rôle d’éclaireur et permet de localiser les dernières poches de résistance allemandes.

Le 113th groupe de cavalerie fonce à toute à l’allure vers le Brabant Wallon et arrive vers 19h00 à Wavre qui vient d’être libéré par les soldats anglais des Welsh Guard. Durant cette avancée, des éléments du 113 cavalry reconnaissance squadron capturèrent notamment plus de 100 soldats allemands avec 132 chevaux à Court Saint Etienne où. Il ne faut oublier qu’à l’époque, les chevaux étaient encore fortement utilisés par les Allemands, notamment pour la traction de matériels lourds et de l’artillerie. Sur leur chemin, les troupes alliées rencontrent énormément des véhicules allemands motorisés abandonnés par faute de carburant, ce qui leur provoqua de nombreuses frayeurs.

Le 5 septembre au soir les unités du 113th Cavalry group se trouvent sur une ligne allant de Wavre à Gembloux longeant approximativement la nationale 4.

A l'ouest de Perwez, les premiers éléments du 113th cavalry reconnaissance squadron (éléments des troops A et B) libèrent Gembloux le 5 septembre. Un peloton de la troop B bivouaque en fin de soirée à Grand-Leez. Un employé de la gare de Grand-Leez téléphone alors à Perwez pour avertir que les Américains sont arrivés à la lisière du bois de Buis. On confirme à un officier américain que les Allemands ne sont plus dans Perwez. Cependant l’officier préfère ne pas avancer plus loin car la nuit tombe. Les unités du 113th cavalry reconnaissance squadron sont suivies par le 82nd bataillon de reconnaissance (compagnie C pour la région de Perwez) qui est rattaché à la deuxième division blindée américaine.

Le 6 septembre en début de matinée, les troupes américaines se remettent en route et foncent vers l'est et suis rapidement suivies par les unités de la 2nd Armored division américaine (16000 hommes - 3500 véhicules dont 700 blindés). Les entités de Ottembourg, Néthen, Beauvechain, Grez-Doiceau, Chaumont-Gistoux, Incourt, Ramillies, etc. sont ainsi libérées.

Pour Perwez les unités du 113th cavalry reconnaissance squadron quittent Grand-Leez en direction de Perwez. Un premier fantassin est envoyé en éclaireur aux premières maisons de Perwez. Ensuite une jeep de reconnaissance venant de la chaussée romaine rentre dans le quartier du Mont et progresse vers la Rue de la Station. Elle rencontre Emile Dujardin, résistant du Front de l’indépendance qui monte dans la jeep de tête et les guide en direction de Merdorp. Un avion de reconnaissance survole ensuite la jeep dans les campagnes et communique avec celle-ci.

Le reste du peloton de reconnaissance (troop B) qui compte une cinquantaine d’hommes équipés de jeep et d’automitrailleuses M8 est alors autorisé à rentrer dans la ville. Les habitants de Perwez, heureux de retrouver la liberté après 4 années d’occupation, sortent alors des drapeaux et offrent à boire aux soldats. Ceux-ci soldats ne restent pas plus d’une heure dans le centre de Perwez le temps de distribuer des friandises (chewing-gum, chocolat, ci******es, etc.) et de faire quelques photos. Le notaire Borboux qui parle parfaitement anglais les accompagne pour leur servir de guide pendant plusieurs semaines. La troupe B repart ensuite en prenant la route d’Eghezée.

D'autres pelotons du 113th cavalry reconnaissance squadron arrivent par la chaussée de Charleroi et par le Nord de l'entité de Perwez (provenant de la région de Walhain). Ceux-ci sont suivis par le 82nd bataillon de reconnaissance qui nettoie les villages de l’entité. Elles arrivent au carrefour de Thorembais-Saint-trond quelques dizaines de minutes seulement après le passage des derniers véhicules allemands. Quelques escarmouches ont lieu au niveau de la chaussée avec des tireurs isolés. L’Armée Secrète de Malèves vient à la rencontre des soldats américains et leur signale que 52 soldats allemands se sont réfugiés dans le parc de château de Malèves. Des éléments du 113th cavalry reconnaissance squadron et un peloton du 82nd bataillon de reconnaissance (compagnie C) encerclent alors le bois avec l’aide de la résistance. Après une fusillade, les Allemands finissent par se rendre.

Le 113th cavalry reconnaissance squadron (troops A et B) et le 82nd bataillon (compagnie C) continuent leur progression en traversant les différents villages à l'Est de Perwez en direction de la région de Saint-Trond, Hannut et Waremme. Lors de cette progression, des escarmouches eurent encore lieu dans notre région, notamment à Ramillies et à Jauche (troop B).
La Troop A du 113th Cavalry Reconnaissance Squadron arrive à l’entrée de Jodoigne où des incursions sont faites dans la ville. Constatant la présence de troupes et de chars allemands dans la ville et après quelques escarmouches, les Américains contournent la ville. Celle-ci sera libérée le lendemain par les unités de la deuxième division blindée.

Ce même jour au soir, de nombreuses unités de la deuxième division blindée bivouaquent dans le brabant wallon. Dans l'entité perwézienne, ce sont notamment le 67th régiment blindé et le 78th régiment d'artillerie blindée. De nombreux campements de fortune sont ainsi aménagés dans l’entité Perwézienne. A Orbais ils s’installent Rue de la Tasnières. A Thorembais Saint-Trond plusieurs étables sont réquisitionnées. Ils bivouaquent également à Thorembais les Béguines le long de la chaussée et à Malèves sur les hauteurs du bois du Château. A Perwez, un camp est installé près du bois de Burlet, l’école des Sœurs est quant à elle réquisitionnée et la Maison des Œuvres est transformée en cuisine et en hôpital.

Dans les heures et jours qui suivirent le 6 septembre, un balai incessant de véhicules va passer dans la région de Perwez et dans le Brabant Wallon. Il faut s’imaginer que la 2ème division blindée américaine, à elle seule représente un effectif de 14 600 hommes accompagnés par 400 chars, 730 semi-chenillés et 3600 autres véhicules.
Même après la libération de la région, de nombreux groupes allemands isolés qui s’étaient fait dépasser par l’avance rapide des Américains, tentent de rejoindre leur ligne. Ils se déplacent à travers champ, essentiellement durant la nuit. Durant la journée, ils se cachent dans les bosquets, granges et bois alentours. C’est ainsi que la résistance en collaboration avec les troupes alliées durent nettoyer la région et notamment certains bois comme le bois de Buis afin de capturer les soldats allemands s’y cachant. Le 8 septembre une échauffourée eut lieu dans le bois de Buis où se cachaient une trentaine d’allemands en fuite. Dix d’entre eux furent tués ainsi qu’un résistant de Gembloux, Arsène Debaene dont un monument rappelle la mémoire le long de la chaussée de Charleroi. Afin de gérer l’afflux de prisonniers, différents camps provisoires de regroupement de prisonniers de guerre s’établissent dans la région. Ceux-ci permettent de garder les prisonniers en attendant leur évacuation vers l’arrière.

Le matin du 7 septembre, les troupes américaines libèrent Jodoigne. Ce même jour des soldats du 113th groupe de cavalerie qui ont foncé à toute allure à travers notre région arrivent à Hasselt. Le lendemain, dans l’après-midi, le Canal Albert est atteint et les troupes s’installent en écran le long du canal. Le premier objectif est ainsi rempli. Ils continuent ensuite leur progression en direction de Maastricht et sont parmi les premières unités alliées à franchir la frontière allemande.

Dans les jours et mois qui suivirent la libération, les Américains installent plusieurs dépôts de ravitaillement dont le plus important se situe sur la chaussée entre Perwez et Rosière. Les Américains, dotés d’unités spéciales ayant pour mission de remettre en état le réseau ferré, permettent l’utilisation de la ligne Perwez Landen pour acheminer les vivres qui sont déchargés à la gare et acheminés par camion GMC vers les dépôts. Ces dépôts étaient également des lieux de rencontre privilégiés entre la population et les soldats. En effet le troc y était souvent rencontré : des œufs contre du chewing-gum, des Lucky Strike ou du chocolat par exemple. Ce marché permet aux habitants de redécouvrir ces douceurs après 4 années de privation ainsi qu’aux soldats de varier le menu de leurs rations.

Nous avons rendu hommage ce samedi  avec l'association "Souvenir et Civisme" et laFNC de Waremme à l'Abbé Louis Reyntens...
05/09/2026

Nous avons rendu hommage ce samedi avec l'association "Souvenir et Civisme" et la
FNC de Waremme à l'Abbé Louis Reyntens au monument luit étant consacré au croisement de la rue d'Odenge et de la chaussée de Huy à Orbais.

L'Abbé Louis Reyntens est né à Bruxelles, le 22 février 1895, d’une famille profondément chrétienne : il a deux frères prêtres et une sœur religieuse.

Il fit ses études à Saint-Louis, où déjà on remarque son intelligence d’étudiant et son souci d’aider les moins doués que lui. Il est étudiant à Louvain en 1913-1914. De 1914 à 1918, il fait la guerre, d'abord comme soldat, ensuite comme officier.

Démobilisé en 1919, il continue ses études à Louvain et entre au Séminaire Léon XIII. Il y conquiert ses grades de docteur en sciences physiques et mathématiques et commence sa théologie.

Il entre au Séminaire de Malines le 30 septembre 1922 et est ordonné prêtre le 7 septembre 1924. De 1924 à 1939, il fut professeur au Collège Sainte-Gertrude, à Nivelles. Il est mobilisé en août 1939 et fait la campagne des dix-huit jours dans le Bataille Motocycliste des Chasseurs Ardennais, ce qui l’amena à combattre à Perwez et à vivre l’explosion de la Grand Place le 13 mai 1940.

Après les combats de 1940 il retourne au collège. Dès 1941, il passe au maquis, entre à l'Armée secrète et commande le « Refuge Otarie », secteur Huy-Waremme.

En novembre 1944, il est nommé directeur à, l'Ecole professionnelle « Auguste Lannoye » à Wavre. Mais, dès janvier 1945, il est rappelé à l'armée et fait la campagne d'Allemagne.
Démobilisé en décembre 1945, il se fixe à l'école professionnelle de Wavre et meurt accidentellement dans l'après-midi du 21 juillet 1947.

Savez-vous que l’entité de Wavre fut libérée par les troupes britanniques alors qu’elle devait être libérée par les sold...
05/09/2026

Savez-vous que l’entité de Wavre fut libérée par les troupes britanniques alors qu’elle devait être libérée par les soldats américains du XIX corps d’armée ?

Le 2 septembre 1944, les premières troupes alliées faisaient leur entrée sur notre territoire. Les britanniques progressent plutôt en Flandre alors que les américains libèrent la Wallonie.

Le 3 septembre, vers 15 h, les premières unités blindées britanniques des Welsh Guards rentrent dans Bruxelles. Du côté de Wavre, depuis l’exécution du bourgmestre Alphonse Bosch, le 6 août, la situation est plutôt confuse.

Le 1er septembre, la résistance locale, sans attendre l’arrivée des troupes alliées, mène les premières actions contre l’occupant. Elle multiplie les actions de sabotage (voies de chemin de fer, câbles téléphoniques...) et entre dans sa phase de guérilla. Pour l'Armée secrète, la chasse à l'armement était devenu la principale préoccupation.

Le 4 septembre, la rive gauche de Wavre est sérieusement endommagée par des tirs de l’artillerie lourde Flak allemande de la base de Beauvechain.

Les escarmouches entre résistants et les troupes allemandes en déroute se multiplient. Pour protéger leur fuite, les Allemands dynamitent les ponts de la Dyle les 3 et 4 septembre. Seul un pont est encore entier, du côté du séminaire de Basse-Wavre.

Faute de disposer d’un armement suffisant, la résistance compte sur des renforts.
Les troupes américaines du XIX corps et plus particulièrement du 113th Cavalry Group et de la 2nd Armored Division ont cependant pris beaucoup de re**rd et sont à l’arrêt entre le 2 et 5 septembre près de Tournai. Ces troupes doivent selon les plans alliés libérer le Brabant wallon.

Le 5 septembre, voyant la ville désertée, les gens se sont mis à accrocher des drapeaux, à sortir joyeux dans les rues vu l’arrivée imminente des alliés. Et puis sont apparus des blindés allemands du II SS Panzerkorp (constitué des 9 et 11 SS Panzer Division) !

Albert Loicq et Norbert Patiny, résistants wavriens et membres de l’Armée Secrète, montent alors vers Bruxelles, à travers champs. Ils rencontrent à Tombeek, le 2e bataillon des Welsh Guards, au repos après la libération de Bruxelles afin de la convaincre de descendre sur Wavre. Suite à leur insistance, la colonne britannique fait alors mouvement vers Wavre et lance son attaque à partir de la rue du 4 Août. Elle déloge les troupes allemandes qui s’incrustent dans le centre de Wavre, qui sera en partie délivrée.

Un char Panther place au Fin Bec tira et détruisit un Cromwell qui s'était arrêté au bas de la chaussée de Bruxelles et qui venait lui-même de détruire un camion allemand rue de Bruxelles. Cependant les tanks allemands ont très vite fui par l'avenue Reine Astrid.
Le 5 septembre au soir les résistants et les Anglais attaquent le Séminaire de Basse-Wavre où des Allemands s'étaient retranchés.

C’est dans le cadre de ces combats que le soldats Hughes sera tué au Collège de Basse-Wavre en tentant de détruire un char allemand avec son arme antichar « Piat »

Les premières troupes américaines du 113th Cavalry Group arriveront le 5 septembre en soirée. La 2nd Armored Division américaine, re**rdée dans la région de Tournai suite à des problèmes d’approvisionnement en carburant, terminera la libération de l’entité de Wavre le 6 septembre.

QG de la Résistance !Un nouveau diorama consacré à la Résistance est désormais visible au Musée du Souvenir 40-45 !Cette...
03/09/2026

QG de la Résistance !

Un nouveau diorama consacré à la Résistance est désormais visible au Musée du Souvenir 40-45 !

Cette nouvelle mise en scène, à côté de la grange déjà consacrée à la Résistance, reconstitue un QG clandestin de l’Armée Secrète, quelques jours avant la Libération, au début du mois de septembre 1944. Une période particulièrement intense durant laquelle les résistants se préparent à l’arrivée imminente des troupes alliées, transmettent des renseignements et intensifient leurs actions de guérilla contre l’occupant : sabotages, attaques et harcèlement des forces allemandes afin de perturber leurs mouvements et leur repli.

Matériel de communication, documents clandestins, équipements de sabotage et différents objets liés aux réseaux de Résistance ont pris place dans ce nouveau décor.

À travers cette reconstitution, nous avons souhaité restituer au mieux l’atmosphère des derniers jours de l’Occupation et permettre aux visiteurs de mieux comprendre le rôle joué par la Résistance, tant dans le renseignement que dans les actions de guérilla menées à l’approche de la Libération.

À découvrir au Musée du Souvenir 40-45 lors de votre prochaine visite !

Il y a 82 ans, le dimanche 3 septembre 1944, peu avant 20h, la 2e armée britannique entre dans Bruxelles par l’avenue de...
03/09/2026

Il y a 82 ans, le dimanche 3 septembre 1944, peu avant 20h, la 2e armée britannique entre dans Bruxelles par l’avenue de Tervuren. Sur le boulevard de Waterloo, les libérateurs sont accueillis par des foules de Belges en liesse, célébrant la libération de la capitale après l’occupation allemande.

Le 2 septembre 1944, la division blindée du général Allan Adair (Guards Armored Division) est dans la région de Douai lorsque, t**d dans la soirée, le lieutenant-général Brian Horrocks, commandant le 30e corps britannique, lui donne l’ordre de se diriger vers Bruxelles. Les soldats britanniques partent donc au matin du 3 septembre, avant d’entrer dans Bruxelles le soir même, après avoir parcouru plus de 120 km en une journée.

Le matin de ce 3 septembre, les Allemands fuient la ville. Toutefois, à Bruxelles comme dans d’autres villes, le retrait des Allemands s’accompagne de destructions. Ils incendient le tribunal afin de bruler les documents qui s’y trouvaient encore. Malgré leurs efforts pour éteindre l’incendie, les citoyens ne parviennent pas à empêcher la destruction de son dôme en cuivre. Dans la soirée, de violents affrontements se produisent également entre les résistants et les soldats allemands dans le Parc du Cinquantenaire.

Le jour suivant, le 4 septembre, la 1ère brigade d’infanterie des Forces belges libres (1st Belgian Infantry Brigade), également connue sous le nom de brigade Piron, fait une entrée triomphale en compagnie des soldats britanniques. Les habitants de Bruxelles sont alors été agréablement surpris de découvrir certains de leurs compatriotes parmi leurs libérateurs.

Le 7 septembre, le général Montgomery rencontre officiellement le bourgmestre de Bruxelles à l’Hôtel de Ville et félicite le colonel Piron pour les faits d’armes de sa brigade au cours de la campagne de Normandie. Le 8 septembre, le gouvernement exilé d’Hubert Pierlot revient à Bruxelles pour restaurer la démocratie dans le pays.

N’oublions pas que la seconde guerre mondiale prit fin un 2 septembre il y a 81 ans. La capitulation du Japon intervient...
02/09/2026

N’oublions pas que la seconde guerre mondiale prit fin un 2 septembre il y a 81 ans.

La capitulation du Japon intervient officiellement le 2 septembre 1945 avec la signature des actes de capitulation du Japon à Tokyo et met officiellement un terme aux hostilités de la Seconde Guerre mondiale.

D'abord favorable à la poursuite du conflit et des négociations avec l'URSS, le gouvernement japonais est forcé par la déclaration de guerre soviétique et les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki d'accepter la reddition et les conditions décidées par les Alliés à la conférence de Potsdam.

Adresse

Rue D'Orbais, 2
Perwez
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