10/06/2026
Réformes de l’enseignement : pour un débat utile, respectueux et ancré dans les faits !
Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a voté le 5 juin des réformes importantes pour l’avenir de notre enseignement.
Nous entendons les inquiétudes, les doutes et parfois la colère exprimés par les enseignants, les étudiants et les familles. Ces réactions sont légitimes et témoignent d’un attachement profond à notre enseignement.
Mais la réalité budgétaire est préoccupante : le déficit est passé de 350 millions € en 2019 à 1,5 milliard € en 2024. Ne rien faire aurait été de repousser le problème et alourdir la charge pour les générations futures.
Ces réformes ne remettent pas en cause la priorité donnée à l’enseignement. Au contraire : avec plus de 70 % du budget de la Fédération consacré à l’éducation, notre objectif reste de garantir un système de qualité, durable et équitable.
Investir dans l’enseignement, c’est investir dans l’avenir de nos jeunes et de notre société.
Un débat démocratique oui ! Mais avec des limites claires !
Dans une démocratie, il est normal et sain que des enseignants s’organisent, se mobilisent et contestent des réformes. Le débat, même vif, fait partie de la vie démocratique.
Mais débattre ne peut jamais justifier les dérives. Il est inacceptable de voir circuler des caricatures, des attaques personnelles ou des propos visant à dénigrer des personnes, comme cela a pu être le cas à l’égard de la députée Geneviève Lazaron-Dessambre. Être en désaccord est légitime. Mais derrière chaque mandat, il y a d’abord un être humain : une femme, une maman, une grand-mère. Le respect doit rester la base de tout échange !
Des dérives préoccupantes doivent être interrogées.
Sans nier la légitimité des mobilisations, plusieurs évolutions récentes interrogent :
- Des campagnes de dénigrement et des appels assimilables à du harcèlement en ligne visant des mandataires publics.
- Une montée des caricatures et des arguments partiels ou erronés qui éloignent du débat rationnel.
- Des appels au sabotage d’épreuves certificatives et une remise en cause de la légitimité des institutions démocratiques.
Quel message les élèves peuvent-ils retenir lorsque l’on exige d’eux respect et esprit critique alors que certains comportements contraires à ces principes sont banalisés dans le débat public ?
Nous pouvons ne pas être d’accord. Nous devons même pouvoir nous opposer. Mais nous avons aussi la responsabilité collective de préserver un débat fondé sur les faits, le respect et la recherche de solutions.
C’est à cette condition seulement que nous pourrons continuer à construire une école apaisée, exigeante et tournée vers l’avenir.