22/08/2025
💥 Le 22 août 1939, la guerre n'est pas encore déclarée, mais elle s'approche dangereusement. La veille au soir, un ordre est arrivé dans les camps de sûreté proches de la Ligne Maginot : il faut exécuter la mesure 21 ! Derrière cette consigne cryptique se cache un mot d'ordre simple : l'échelon A, soit les soldats d'active et les conscrits, doit immédiatement se mettre en ordre de bataille et occuper ses positions.
Si certains ont pu croire à une énième fausse alerte, le doute est vite levé. Le 22, à l'aube, la mesure est effective. Dans le Secteur Fortifié de Faulquemont, les hommes des 146 et 156ème R.I.F. gagnent les ouvrages, les casemates et les postes de combat prévus en amont. Dans la journée, c'est ensuite l'échelon B1 (les réservistes frontaliers proches de la Ligne) qui est appelé et qui monte en ligne. Après un passage aux camps de Zimming et de Téting pour y être habillés et armés, ces réservistes rejoignent leurs camarades. Dès cet instant, les équipages des ouvrages sont considérés comme étant "au complet" et prêts à combattre.
Sur cette photo prise quelques mois plus tôt, au temps où l'on croyait encore la guerre évitable, on retrouve au premier rang la haute stature et la moustache du chef de bataillon (et futur lieutenant-colonel) Paul Milon, qui prendra dès les prémices de la mobilisation la tête du 156ème R.I.F. Autour de lui, les officiers d'active qui commanderont les bataillons, ouvrages, compagnies et sections dont la mission est simple : tenir la position et incarner la devise de la Ligne Maginot, "On ne passe pas".
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