En opposition à l’austérité permanente prévue par l’union européenne et par les gouvernements nationaux au nom de la gouvernance économique, nous appelons à organiser la résistance en front commun et en solidarité avec les peuples européens en lutte. Des assemblées générales démocratiques doivent prendre place dans chaque entreprise et des liens avec la population dans les quartiers doivent se tis
ser pour mobiliser et passer à l’offensive. POUR FAIRE RECULER L’AUSTéRITé, UNE GRèVE NATIONALE DES 24 HEURES EN FRONT COMMUN CONSTITUERAIT UN BON DéBUT. Alors que ces mesures auront des conséquences capitales pour la politique économique de notre pays comme des autres pays européens, nos parlementaires ont voté le 28 septembre à l’insu des populations concernées, au nom de la sacrosainte compétitivité. Mais qui leur a dit que c’était cela qui primait pour la majorité des populations européennes ? Sous ces appellations de compétitivité, de flexibilité, et de stabilité se cache un plan qui vise à faire payer la crise, encore et encore, par les travailleurs européens, avec ou sans emploi, alors que les profiteurs de la crise, acteurs financiers et grosses fortunes, seront non seulement dispensés de toutes responsabilités mais directement bénéficiaires de ces mesures. C’est une gouvernance économique au profit des plus riches qui est proposée : pression sur les salaires, attaques sur les mécanismes de négociation collective, remise en cause de l’indexation, allongement des carrières, réforme du marché du travail pour faciliter les licenciements, réduction des services publics…Telle est l’Europe que nous réservent ces projets. Et ce qui est particulièrement grave dans ce processus en cours, c’est qu’il comprend également le vote d’un « blanc seing » donné au Conseil et à la Commission pour se substituer aux parlements nationaux : ils se chargeront dorénavant de contrôler les projets de budget des États membres et de vérifier s’ils sont bien conformes aux politiques néo-libérales de l’Union et, le cas échéant, de sanctionner les états par des amendes. Ce sont déjà les recettes appliquées en Grèce, en Irlande, en Espagne et au Portugal et les populations de ces pays sont en train de payer « cash » l’addition d’un repas qu’ils n’ont pas consommé ! Des mobilisations s’amorcent un peu partout sur le continent pour lutter contre cette Europe du capital qui nous impose une austérité généralisée payée par les seuls travailleurs. Les comités d’action Europe sont des initiatives regroupant des militants syndicaux, associatifs et des citoyens protestant fermement contre l’adoption de ces lois européennes qui entraîneront des répercussions catastrophiques pour les citoyens européens.