05/02/2025
Hassan Fadoul Kitir, à l'époque ministre et confident d'Idriss Déby, écrit : « Le colonel Abbas Koty, revenant de la mosquée, chapelet à la main, fut froidement assassiné par la garde présidentielle de Déby à 14h45. Son corps a été transporté et exposé devant la résidence de Déby de 15h jusqu'à 21h. Au lieu de livrer le corps à sa famille pour l'inhumer selon la tradition musulmane, Déby l'a découpé en douze morceaux les mettant dans un sac plastique et le jetant au fleuve Chari et pourtant c'est son frère, son compagnon de lutte et le mari de sa propre sœur... Le lendemain Déby envoie une délégation au Soudan et en Libye pour expliquer aux différentes autorités concernées que M. Abbas Koty était en train de conspirer un coup d'État et il a succombé par suite de ses blessures », lettre ouverte de Hassan Fadoul au leader libyen, 31 mai 2002, Alwihda.
Nous apprendrons plus t**d le triste bilan qui se résume ainsi : le colonel Abbas Koty Yacoub, le commandant Adam Acyl, le lieutenant Djibrine et Issaka Koché Fouzari furent exécutés extrajudiciairement. Bichara Digui Arou, Abdelmadjit Idriss Haggar, Ali Abdelkerim Haggar, Mahamat Kossou, Nour Hamad, Ibrahim Kossy, Hissein Koukap et le commandant Ahmad Goou furent arrêtés et emprisonnés sans jugement à la direction des renseignements généraux (R.G.). Ces derniers seront libérés en décembre 1994, après un an et deux mois de privation de liberté. Quant à Issaka Koty Yacoub, arrêté il sera déporté à Bardaï (BET).
Source Acyl Adoum