09/02/2026
En ma qualité de coordonnateur de Pastef, je prends la parole pour exprimer mon
profond désarroi face au débat actuel portant sur la situation des universités, et plus
particulièrement celle de l’UCAD. Nous tenons à faire part de notre vive consternation et
à condamner avec fermeté les événements graves qui se déroulent en ce moment au
sein de notre institution. Le campus doit rester un lieu d’apprentissage, de débat, de
liberté académique et de sécurité pour l’ensemble des étudiants.
La présence des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans l’enceinte du campus
social constitue une atteinte inacceptable à ces principes fondamentaux. Elle instaure
un climat d’angoisse et de tension, incompatible avec la mission universitaire et la
sérénité indispensable à toute formation.
En conséquence, nous demandons le retrait immédiat des FDS du campus social et
appelons les autorités compétentes à privilégier le dialogue, le respect des droits des
étudiants et des solutions pacifiques, durables et respectueuses de la communauté
universitaire. L’université ne doit pas devenir un terrain de confrontation, mais demeurer
un espace de formation, d’émancipation et d’avenir.
Pour être parfaitement transparent, je demeure profondément stupéfait et presque
démuni : les mots me manquent pour défendre l’action gouvernementale dans un
contexte aussi complexe et sensible. Il convient cependant de rappeler une évidence :
nous ne pouvons en aucun cas être complices d’une situation qui ne nous satisfait pas.
Au contraire, notre responsabilité collective est de rechercher des solutions durables
afin de corriger ce dysfonctionnement.
Malheureusement, certains individus, guidés par des intérêts inavoués, cherchent à
détourner le débat en évoquant une prétendue trahison du Premier ministre Ousmane
Sonko, allant jusqu’à l’assimiler, de manière abusive et indécente, à l’ancien chef de
l’État Macky Sall.
Ce qui me choque profondément, c’est que, chaque fois qu’une crise survient, les
mêmes personnes s’empressent de désigner le « Pros » comme seul responsable. Et
lorsque la situation s’inverse, ces mêmes voix se montrent soudainement élogieuses à
l’égard de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye. Cette posture révèle une étroitesse
d’esprit préoccupante.
En réalité, ce type de réaction met à nu l’hostilité personnelle que certains nourrissent à
l’encontre du Président Ousmane Sonko. Le débat finit par se focaliser exclusivement
sur sa personne, au détriment du chef de l’État, même sur des sujets aussi spécifiques
que ceux relatifs aux bourses universitaires. Cela révèle une intention claire : fragiliser
Sonko à la moindre occasion, indépendamment des enjeux réels.
Une telle attitude est non seulement injuste, mais également malveillante, voire
fondamentalement malhonnête.
À ce propos, il convient de rappeler la récente déclaration du ministre de l’Intérieur,
Maître Bamba Cissé, concernant la situation entre le gouvernement et les étudiants. Il affirmait :
« J’ai une immense admiration pour le Premier ministre Ousmane Sonko et je suis
totalement avec lui. Cependant, cela ne peut pas m’empêcher de faire mon travail
comme il se doit, car je suis le ministre de l’Intérieur. »
Cette prise de position illustre clairement qu’il arrive, même lorsque le Premier ministre
souhaite intervenir, qu’il ne dispose pas de tous les leviers décisionnels. Certaines
responsabilités relèvent d’autres autorités, notamment celles de Maître Bamba Cissé,
homme de principes et d’intégrité. Malgré son attachement indéniable au « Pros », cela
ne l’empêche nullement d’exercer ses fonctions avec rigueur, indépendance et sens de
l’État.
Dès lors, il serait intellectuellement malhonnête de faire porter la seule responsabilité de
cette situation au Premier ministre, alors que d’autres acteurs institutionnels sont
également impliqués, notamment le ministère de l’Enseignement supérieur ou les
services chargés du paiement des bourses.
Mieux encore, l’exemple du président Bassirou Diomaye Faye, qui a rompu avec
certaines pratiques d’un autre temps, démontre que nos institutions fonctionnent
désormais selon des principes clairs de responsabilité, d’équilibre et de séparation des
rôles.
Cordialement,
Massamba
Coordonnateur de la JPS Ndiéyène Sirakh
! "