23/01/2017
En souvenir de la Libération du camp d’Auschwitz par l’Armée rouge, le 27 Janvier 1945 est décrété : journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste et de Prévention des crimes contre l'humanité, par la Résolution 60/7 du 1 er novembre 2005 des Nations Unies.
Dans cette même perspective je décrète la semaine (23-28 Janvier) : Semaine de mémoire. Cette semaine de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n’est pas compatible avec les valeurs de la République. En même temps, il faut montrer que l’horreur s’inscrit dans une histoire qu’il convient d’approcher avec méthode, sans dérive ni erreur. Ainsi est-il nécessaire de vous faire réfléchir sur le monde du XXème siècle, avec ses guerres et ses tragédies, mais aussi à ses tentatives de synthèse autour des valeurs des droits de l’homme et à sa marche vers l’unité. Il faut souligner que ces valeurs ne sont pas de simples mots. Leur respect dans tous les pays du monde est fondamental et nécessite de la part de chacun d’être attentif à ce qui menace ces valeurs et actif pour les défendre."
Nous célébrons la "Semaine de la mémoire de l'holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité". Une mémoire qui repose sur les témoignages des acteurs et sur les travaux des historiens.
Semaine de Prévention des crimes contre l'humanité et de mémoire de la Shoah, cette Semaine a également pour but d'intégrer à ce travail de mémoire toutes les victimes des crimes contre l'humanité. Et d'abord, pour en revenir aux victimes de la terreur Nazie, outre les communautés juives d'Europe, qui en forment la majeure partie, les populations tziganes ou encore les malades mentaux, les enfants handicapés.
Ce devoir de mémoire, et de prévention est plus actuel que jamais. Aujourd'hui comme hier, aujourd'hui comme demain, aucune forme de racisme et d'antisémitisme quelle qu'elle soit ne saurait être tolérée.
Toutefois, il faut souligner que l'enjeu de la commémoration de la libération du camp d'Auschwitz, camp de concentration et "centre de mise à mort" (Raul Hilberg), ne concerne pas que les bourreaux et leurs victimes juives. Elle est le lieu de mémoire commun, d'une mémoire humaine qui ne cesse de se constituer et l'horizon d'une humanité fondée sur la justice, la paix et la tolérance.
Dans cette Perspective de Mémoire, je vous propose de lire les ouvrages suivants qui sont des témoignages de la terreur Nazie et de la vie dans les camps de concentrations, centre de mise à mort.
1- Titre : Si c’est un homme
Auteur : Primo Levi
Martine Schruoffeneger (Traducteur)
ISBN : 2266022504
Éditeur : (01/01/1988)
Ce livre est sans conteste l'un des témoignages les plus bouleversants sur l'expérience indicible des camps d'extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du n**isme qui culmine dans la négation de l'appartenance des juifs à l'humanité. Le passage où l'auteur décrit le regard de ce dignitaire n**i qui lui parle sans le voir, comme s'il était transparent et n'existait pas en tant qu'homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l'holocauste a d'abord été une négation de l'humain en l'autre. Si rien ne prédisposait l'ingénieur chimiste qu'était Primo Levi à écrire, son témoignage est pourtant devenu un livre qu'il importe à chaque membre de l'espèce humaine d'avoir lu pour que la nuit et le brouillard de l'oubli ne recouvrent pas à tout jamais le souvenir de l'innommable, pour que jamais plus la question de savoir "si c'est un homme" ne se pose. De ce devoir de mémoire, l'auteur s'est acquitté avant de mettre fin à ses jours, tant il semble difficile de vivre hanté par les fantômes de ces corps martyrisés et de ces voix étouffées. Paul Klein
2- Titre : Les enfants de l’Hiver
Auteur : Gilbert Bordes
ISBN : 2845633769
Éditeur : (08/10/2009)
" Les enfants ? Où sont les enfants ? " Les questions claquent dans le silence des Pyrénées. Des passeurs ont été capturés alors qu'ils tentaient d'évacuer six enfants de résistants vers l'Espagne. Ils ont juste eu le temps de cacher leurs protégés, et refusent de les livrer. Furieux, les SS les exécutent, niais les enfants restent introuvables. Bientôt transis, les SS renoncent aux recherches et décident de les abandonner au froid.
Ils font sauter l'unique passerelle reliant le refuge à la vallée... Terrés dans une grotte, les enfants ont tout vu. Ils sont désormais prisonniers de la montagne. Les premières neiges viennent de tomber, l'hiver ne fait que commencer. Il va falloir s'organiser, trouver des vivres et du feu, surmonter les rivalités, bref se comporter en adultes. Mais ils ne sont que des enfants. Et dans le monde de l'enfance, les corps et les âmes sont plus fragiles.
Comment vont-ils résister au froid, à la faim, au désespoir ? Fils ou fille de communiste, d'ouvrier ou de bourgeois, juif ou chrétien, ils devront s'entendre et dépasser leurs différences pour avoir une chance de survivre
3- Anne Frank
Tylia Caren & Suzanne Lombard (Traducteur) Daniel Rops (Préfacier, etc.) Isabelle Rosselin (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2253001279
(Journal publié en 1947) - Anne Frank est une jeune fille juive qui pendant la Seconde Guerre mondiale a dû entrer dans la clandestinité afin d'échapper aux n**is. Peu avant d'entrer dans la clandestinité, Anne reçoit pour son anniversaire un cahier dans lequel elle tiendra son journal. Elle se met aussitôt à écrire, elle parle non seulement des événements qui se déroulent dans l'Annexe mais aussi beaucoup d'elle-même.
4- Titre : Un Sac de billes
Auteur : Joseph Joffo
ISBN : 2253029491
Paris en 1941 n'est plus la capitale d'une terre d'asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies «Liberté, Egalité, Fraternité.» Paris est une ville occupée où l’ennemi n**i impose ses lois d'exception et le port de l'étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère en a donc cousu une au revers du veston de Maurice et de Joseph avant leur départ pour l'école. Le résultat est immédiat, le racisme des gamins se déchaîne et les deux Joffo rentrent qui avec l'oreille en chou-fleur, qui avec l’œil poché et le genou meurtri. Oh ! En compensation, il y a bien eu le troc proposé par Zérati, le copain de Jo, l'étoile jaune contre un sac de billes, mais leur père a compris: il faut fuir. Maurice, douze ans, et Joseph, dix ans, doivent rejoindre leurs frères Henri et Albert déjà installés à Menton. Ils auront à franchir la ligne de démarcation, près de Dax, sans papiers. Les parents suivront plus t**d. Et la course vers la liberté commence. Elle les conduit à Menton, puis à Nice et son terrible hôtel Excelsior d'où, sauvés de justesse, ils s'en iront pour retrouver leur sœur Rosette près de Montluçon ; ensuite, ce sera Aix-les-Bains et «R.» Cela, c'est l'itinéraire. Le reste, l'important, c'est ce que raconte Joseph Joffo : les péripéties de l'odyssée des deux frères dans la France occupée de 1941 à 1944 - et le ton dont il rapporte ces choses vues et vécues : spontané, vif, ponctué d'éclairs d'humour en dépit de l'angoisse omniprésente - un merveilleux récit, un poignant témoignage.