09/05/2025
LE GABON ENGAGE DANS LA PREPARATION AFRICAINE DE LA COP20 DE LA CITES
Du 22 au 25 avril 2025, la République Gabonaise a pris part à la réunion préparatoire africaine à la 20ᵉ Conférence des Parties (CoP20) à la CITES, tenue à Johannesburg, en République d’Afrique du Sud, sous l’égide de la Commission de l’Union Africaine.
Cette rencontre de haut niveau visait à définir une position commune des États africains sur les enjeux liés au commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, en amont de la CoP20 prévue à Samarkand (Ouzbékistan), du 24 novembre au 5 décembre 2025.
Ce cadre de concertation a également été marqué par l’opérationnalisation du Groupe Africain des Négociateurs sur la CITES (AGN-CITES), mécanisme issu de la décision 18/3 de la Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement (AMCEN), adoptée à Dakar en septembre 2022.
Le Gabon a salué la création de ce groupe comme une avancée stratégique dans la coordination et la cohérence des positions africaines au sein des négociations multilatérales relevant de la CITES.
Le pays était représenté par une délégation comprenant le Colonel Lucien MASSOUKOU, Directeur Général de la Faune et des Aires Protégées (Organe de gestion CITES pour la faune sauvage), le Colonel Natacha NSSI BENGONE épouse ONA ABIAGA, Directrice Générale Adjointe des Industries, du Commerce du Bois et de la Valorisation des Produits Forestiers (Organe de gestion CITES pour la flore), ainsi que Madame Carla Louise MOUSSET MOUMBOULOU, Coordinatrice Scientifique à l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (Autorité scientifique pour la Faune).
Lors des échanges, la délégation gabonaise a rappelé l’importance stratégique de la CITES en tant qu’instrument multilatéral encadrant le commerce des espèces inscrites à ses annexes. Elle a mis en avant les efforts nationaux en matière de conservation et de gestion durable, notamment pour les essences à haute valeur socio-économique comme le Padouk (Pterocarpus soyauxii), tout en réaffirmant son engagement à promouvoir un commerce légal, traçable et conforme aux principes de durabilité.
Le Gabon a également exprimé le souhait que ces efforts soient mieux reconnus et appuyés par les partenaires commerciaux, à travers des mécanismes favorisant des échanges plus justes et équilibrés.
Le pays a par ailleurs soutenu les préoccupations exprimées par la Côte d’Ivoire concernant l’ancrage institutionnel de l’AGN-CITES, en rappelant que, dans l’organisation nationale gabonaise, la mise en œuvre de la CITES relève du ministère en charge des Eaux et Forêts.
Il a également plaidé pour une gouvernance inclusive, transparente et concertée de ce nouveau groupe, notamment en ce qui concerne les critères d’éligibilité aux postes de responsabilité.
Tout en prenant acte des observations formulées, le processus électoral s’est déroulé conformément au calendrier initialement retenu, et a conduit à l’élection du Zimbabwe à la présidence de l’AGN-CITES, et du Bénin à la vice-présidence. Les résultats et recommandations issus de cette première session seront soumis à l’examen de la prochaine réunion de l’AMCEN.
Enfin, le Gabon a activement participé à l’atelier technique organisé le 25 avril 2025, consacré aux mécanismes de suivi et de mise en œuvre des obligations au titre de la Convention.
Le pays a réitéré son engagement à contribuer à une voix africaine forte, cohérente et solidaire pour une gestion durable de la biodiversité, dans le respect des engagements régionaux et internationaux.