06/09/2026
Quelques questions à l’auteur de cette publication
Votre texte soulève des questions importantes. Mais puisqu’il avance également des affirmations graves, permettez-moi de vous poser quelques questions simples :
1️⃣ Sur les 145 jours de détention : quel texte ou document officiel permet d’affirmer qu’il est détenu « sans base légale » ?
2️⃣ Concernant le dossier judiciaire : avez-vous personnellement vérifié que le juge ne disposait réellement ni de l’original ni d’une copie du dossier ? Quelle pièce officielle le démontre ?
3️⃣ Sur la « justice à deux vitesses » : sur quels éléments juridiques comparez-vous exactement la situation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze à celle de Jeff Blampain ?
4️⃣ Sur les 1 700 milliards de FCFA : parlez-vous de sommes définitivement reconnues comme détournées, ou de débets et amendes faisant l’objet de procédures de recouvrement ?
5️⃣ Sur les chiffres du recensement : quelle preuve concrète avez-vous permettant d’affirmer que les chiffres de la population ont été volontairement « fabriqués » ou manipulés ?
6️⃣ Enfin, vous concluez à une stratégie politique visant à contrôler les institutions et à faire taire les opposants : quels documents, décisions ou faits précis permettent d’établir ce lien ?
La question centrale est donc simple : parmi toutes vos affirmations, lesquelles sont établies par des documents officiels, lesquelles proviennent des déclarations des avocats ou des personnes concernées, et lesquelles relèvent de votre propre analyse politique ?
Le débat devient beaucoup plus intéressant lorsqu’on sépare les faits, les preuves et les interprétations.
📜. 𝐋𝐄𝐓𝐓𝐑𝐄 𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐓𝐄 𝐈𝐗 𝐀̀ 𝐀𝐋𝐀𝐈𝐍-𝐂𝐋𝐀𝐔𝐃𝐄 𝐁𝐈𝐋𝐈𝐄-𝐁𝐘-𝐍𝐙𝐄.
𝑃𝑎𝑟 𝑅𝑖𝑐ℎ𝑒𝑝𝑖𝑛 𝐸𝑤𝑒 𝑁𝑑𝑎𝑛𝑔
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Monsieur l'ancien Premier ministre,
Monsieur l'opposant,
Monsieur l'otage politique.
𝟏𝟒𝟓 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬.
J'avais annoncé que ma 𝟗𝐞 𝐥𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 serait publiée le 29 août, à la veille de la Fête de la Libération. Elle ne l'a pas été. Je dois vous expliquer pourquoi, car vous méritez la vérité, pas les postures.
▫️Je n'ai pas écrit le 29 août parce que je refusais de m'inscrire dans le vacarme d'une fête officielle, dans ce défilé de discours et d'inaugurations qui ne pouvaient que couvrir ma voix.
▫️Je n'ai pas écrit le 29 août parce que ma parole n'avait pas vocation à se mêler aux réjouissances d'un pouvoir qui célébrait la libération dans votre ville natale, pendant que vous, l'enfant de cette ville, comptiez les heures dans une cellule sans lumière.
▫️Je n'ai pas écrit le 29 août parce que j'ai choisi de laisser passer le bruit pour que retentisse le silence. Et le silence, Monsieur, est parfois la plus haute forme de la parole.
Mais aujourd'hui, ce silence doit cesser. Non parce que la colère m'y pousse rassurez-vous, mais parce que la raison l'exige.
Il se passe, en ce moment même, dans notre pays, des choses qui dépassent votre sort personnel et qui engagent l'avenir de toute une nation. Et c'est de cela que je veux vous parler, avec le calme de celui qui a pris le temps de regarder, d'écouter et de comprendre.
🔹 𝐋𝐞 𝟏𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 dit que 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐢𝐫𝐨𝐢𝐫 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐯𝐢𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞𝐬.
Regardez, Monsieur l'ancien Premier ministre, ce qui s'est passé sous nos yeux.
Il y a quelques jours, un activiste du nom de 𝐉𝐞𝐟𝐟 𝐁𝐥𝐚𝐦𝐩𝐚𝐢𝐧 a affirmé avoir été retenu pendant 10 heures, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐝𝐞 𝟑 𝐚𝐧𝐬, dans des conditions qu'il qualifie d'arbitraires. Aussitôt, le ministre de la Justice, a ordonné l'ouverture d'une enquête. Dix heures. Une enquête. Wahou !
Vous, Monsieur, vous êtes détenu depuis 145 jours. Pas dix heures. Pas dix jours.
145 jours.
Sans procès.
Sans audition sur le fond.
Sans dossier, puisque le juge d'instruction a déclaré ne plus avoir les pièces en sa possession.
Et pour vous, que fait le ministre de la Justice ? Bah, Rien.
Pas une instruction.
Pas une enquête sur les conditions de votre détention.
Pas une déclaration sur la disparition de votre dossier. Le silence. Toujours le silence.
C'est cela, la justice à deux vitesses.
Pour les uns, la diligence. Pour vous, l'oubli.
Pour les uns, la protection des droits.
Pour vous, la négation des droits.
Et ce contraste, Monsieur, ne relève pas de la simple maladresse administrative. Il relève, à mon sens, d'une intention, d'une volonté, d'un choix assumé de vous traiter non pas comme un justiciable, mais comme un ennemi.
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🔹 𝐋𝐞 𝟐𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 quant à lui dit que 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐮𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞 𝐝'𝐮𝐧 𝐩𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞́.
Pendant que vous êtes enfermé pour une "dette" de 5 millions de francs CFA, prescrite depuis des années, une "dette" pour laquelle vous aviez, rappelons-le, avancé 3 millions de vos propres deniers, 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐚 𝐫𝐞́𝐯𝐞́𝐥𝐞́ 𝐮𝐧 𝐠𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝟏 𝟕𝟎𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐛𝐞𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝'𝐚𝐦𝐞𝐧𝐝𝐞𝐬.
Mille sept cents milliards.
L'équivalent du budget de certains pays.
Et ce n'est pas tout. Le président de la République lui-même a annoncé que la fonction publique comptait 𝟏 𝟕𝟓𝟔 𝐚𝐠𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐟𝐚𝐧𝐭𝐨̂𝐦𝐞𝐬, pour une perte de 𝟖,𝟏 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀.
Des salaires versés à des personnes qui n'existent pas, ou qui n'ont jamais travaillé.
Huit milliards volés au peuple gabonais.
Et pendant ce temps, vous, vous êtes en prison pour 5 millions, 5 millions prescrits. Incroyable !
▫️𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 🇬🇦 𝐬'𝐞𝐧𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮'𝐚𝐮 𝐜𝐨𝐮.
▫️Le FMI annonce une dette publique qui pourrait atteindre 𝟗𝟒 % 𝐝𝐮 𝐏𝐈𝐁 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟕.
▫️La Banque mondiale confirme une trajectoire insoutenable.
Et l'homme qu'on a choisi d'enfermer, ce n'est pas celui qui a détourné 1 700 milliards.
Ce n'est pas celui qui a payé des fantômes. Non. C'est vous.
Vous, l'ancien Premier ministre qui "doit" 5 millions, prescrits.
Si vous n'étiez pas en prison, Monsieur, je vous demanderais de rire de cette absurdité. Mais vous êtes en prison. Et l'absurdité, chez nous, est devenue une politique d'État.
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🔹 𝐋𝐞 𝟑𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭, 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬'𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐚𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞.
▫️On a proclamé que le Gabon comptait 𝟑 𝟓𝟏𝟖 𝟔𝟐𝟏 𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬.
▫️On a annoncé que 1 200 256 de ces habitants étaient de nationalité étrangère, soit plus de 34 % de la population.
▫️On a gonflé les chiffres, on a enflé les données, on a fabriqué une population qui n'existe pas.
Pourquoi ❓
𝐁𝐞𝐡 ! 𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐦𝐞𝐬.
▫️Un pays de 3,5 millions d'habitants pèse plus qu'un pays de 2,6 millions.
▫️Une population gonflée justifie des budgets plus lourds, des dotations plus généreuses, et des circonscriptions électorales redessinées.
Mais derrière ces chiffres, il y a une vérité que l'on refuse de regarder en face : 𝐥𝐞 𝐆𝐚𝐛𝐨𝐧𝐚𝐢𝐬 🇬🇦, 𝐥𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢, 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐜𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐢𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐚𝐧𝐠, 𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮'𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞.
Et vous, dans tout cela ?
Vous, l'ancien Premier ministre, l'ancien député de Makokou, l'homme qui a porté la parole de l'État pendant des années, vous êtes enfermé pendant que l'on redessine la carte du pouvoir sur la base de chiffres qui semble truqués.
Votre détention n'est pas un accident de parcours. Elle est un maillon d'une stratégie plus vaste, et un peu plus claire à nos yeux : 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐩𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬, 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞́𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐥'𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐭𝐮𝐫𝐞.
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🔹 𝐋𝐞 𝟒𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭, pour finir, lui il dit que 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐮𝐧 𝐜𝐫𝐢, 𝐞𝐭 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞.
Voilà 145 jours que vous n'avez pas parlé.
145 jours que votre voix est confisquée.
145 jours que votre parti se bat sans vous, que vos avocats plaident sans vous, que vos soutiens espèrent sans vous.
Et pourtant, Monsieur, jamais votre nom n'a été aussi présent.
Jamais votre visage n'a été aussi brandi.
Jamais votre silence n'a été aussi éloquent.
On a voulu vous effacer, et vous êtes devenu plus visible.
On a voulu vous faire taire, et votre silence parle plus fort que tous les discours.
On a voulu vous enterrer, et vous êtes devenu un drapeau.
C'est cela, la leçon de ces 145 jours.
Les pouvoirs qui enferment leurs opposants croient toujours qu'ils les font disparaître.
Ils se trompent.
Ils les transforment.
Ils les élèvent.
Ils les transforment en symboles.
Et les symboles, Monsieur, ne meurent pas en prison.
Ils grandissent.
Ils traversent les murs.
Ils s'installent dans les consciences. Et un jour, ils deviennent plus forts que ceux qui les ont enfermés.
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𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐁𝐢𝐥𝐢𝐞-𝐁𝐲-𝐍𝐳𝐞,
Je vous écris cette 9e lettre ouverte 📜 avec la certitude que quelque chose a changé. Pas dans votre situation, hélas. Dans la conscience du pays 🇬🇦.
Les Gabonais regardent.
Ils comparent.
Ils calculent.
Ils voient la justice à deux vitesses, le pillage financier, le mensonge démographique.
Et ils commencent à comprendre que votre détention n'est pas une affaire judiciaire. C'est une affaire politique. C'est une affaire de peur.
La peur d'un pouvoir qui se sait minoritaire, qui se sait illégitime, et qui craint par-dessus tout la vérité.
Mais la vérité, Monsieur, ne se laisse pas enfermer.
Elle ne se laisse pas prescrire.
Elle ne se laisse pas radier.
Elle avance.
Elle travaille.
Elle prépare.
Et quand elle éclatera, elle ne demandera pas la permission. Elle s'imposera. Comme un ciel qui se déchire après un long orage.
𝐀𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐚 𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́, 𝐢𝐥 𝐧'𝐲 𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐫𝐢𝐞𝐧.
145 jours.
Je ne vous dis pas de tenir bon. Vous n'avez pas besoin de mes conseils. Vous avez déjà tenu.
Je vous dis simplement que vous n'êtes pas seul. Et vous ne serez plus jamais seul. 🇬🇦✊.
La suite, Monsieur, ne vous appartient plus seulement. Elle appartient à tous ceux qui, au Gabon et ailleurs, ont décidé que la dignité ne se négocie pas, que la justice ne se prescrit pas, et que la liberté ne se célèbre pas dans les discours, mais dans les actes.
Ils ont cru qu'en vous enfermant, ils enfermaient la vérité. Ils se sont trompés.
La vérité est dehors, Monsieur.
Elle marche dans les rues de Libreville.
Elle chuchote dans les marchés de Makokou. Elle s'écrit dans les regards de ceux qui n'ont plus peur.
Et bientôt, elle parlera assez fort pour qu'aucune cellule ne puisse l'étouffer.
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Fait à Libreville, le 6 septembre 2026.
Crédit: Richepin Ewe Ndang
Citoyen Gabonais 🇬🇦.