Saint-Rémy Archives et Patrimoine

Saint-Rémy Archives et Patrimoine Partage et découverte de l'histoire et du patrimoine de Saint-Rémy-de-Provence.

10/02/2026
15/01/2026

Imaginez le silence d'un après-midi en mars 1890, seulement troublé par le souffle du mistral et le bruissement des pages d'un livre.
Ce cliché exceptionnel de Saint-Marcel Eysseric nous transporte à Saint-Rémy-de-Provence, au pied du majestueux mausolée des Jules.
Bien loin de l'agitation touristique contemporaine, cette photographie des Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence (cote 31 Fi 0097) capture une scène d'une humanité touchante : deux hommes se reposent au milieu des vestiges antiques, dont l'un, assis à même la pierre, est totalement plongé dans sa lecture.

Cette image illustre merveilleusement la relation qu'entretenaient nos ancêtres avec les ruines du passé.
Le mausolée ne semble pas ici un monument froid et distant, mais un compagnon de route, un décor quotidien propice à la réflexion.
Ces silhouettes, immortalisées il y a plus de 130 ans, nous rappellent que le patrimoine est avant tout une histoire de transmission et de moments partagés.
C'est ce regard, à la fois érudit et paisible, que nous aimons cultiver sur Généprovence. Un véritable voyage dans le temps qui rend hommage à la douceur de vivre provençale de la Belle Époque.

Le 15 janvier fête de la Saint-Bon(n)et à Saint-Rémy (Lagoy) et Eyragues La Saint-Bon(n)et trouve ses origines à Lagoy, ...
15/01/2026

Le 15 janvier fête de la Saint-Bon(n)et à Saint-Rémy (Lagoy) et Eyragues

La Saint-Bon(n)et trouve ses origines à Lagoy, où l’ancienne église paroissiale est placée sous ce vocable probablement à partir du XVIᵉ siècle. On y pratique alors un modeste pèlerinage, le roumavage, célébré le 15 janvier, invoquant le saint contre les fièvres et les maux de ventre. À partir du XIXᵉ siècle, Saint-Rémy-de-Provence, privée de fête votive, fait de la Saint-Bon(n)et l’une de ses principales fêtes patronales, comme le rapporte le maire Durand dans sa lettre au préfet de Villeneuve : messe, farandoles, danses et consommation de clairette d’Eyragues rythment la journée, à laquelle participent de nombreux Eyraguais. Ces rencontres donnent parfois lieu à des rixes entre Saint-Rémois et Eyraguais, à coups de galets de Crau, notamment en 1819. En réaction, les Eyraguais célèbrent dès le milieu du XIXᵉ siècle la Saint-Bon(n)et chez eux, à la chapelle Notre-Dame-du-Pieu-Zéle, tandis qu’à Saint-Rémy la dimension religieuse prévaut : depuis 1951, le pèlerinage est maintenu chaque samedi suivant le 15 janvier, avec la messe et les trois tours rituels de la chapelle.

Le passage de Louis XIII à Saint-Rémy (1622)À la suite du siège de Montpellier, tenu par les protestants du 31 août au 1...
12/11/2025

Le passage de Louis XIII à Saint-Rémy (1622)

À la suite du siège de Montpellier, tenu par les protestants du 31 août au 19 octobre 1622, le roi Louis XIII, auréolé de son succès militaire, entreprit une remontée à travers la Provence. Il entra à Arles le 30 octobre, puis à Marseille le 7 novembre et à Aix le 10 novembre. Le 12 novembre 1622, il traversa Saint-Rémy-de-Provence, comme l’atteste le curé dans ses registres paroissiaux :

« L’an mil six cent vingt deux et le douxième du mois de novembre, notre bon roi Louis de Bourbon XIII du nom, roi de France et de Navarre, passa en ceste ville venant d’Aix et de Marseille, ayant tenu le siège cinq mois devant Montpellier la même année. »

Ce passage constitua sans doute un événement notable pour la communauté locale. Le roi poursuivit ensuite sa route vers Avignon (16 novembre), puis remonta la vallée du Rhône par Valence, Montélimar, le Dauphiné, Grenoble, Lyon, pour finalement gagner Paris le 10 janvier 1623.

Une affaire un peu Saint rémoise puisqu'une des religieuses de cette affaire, Louise Capeau était de Saint-Rémy.
09/11/2025

Une affaire un peu Saint rémoise puisqu'une des religieuses de cette affaire, Louise Capeau était de Saint-Rémy.

Au début du XVIIᵉ siècle, Aix-en-Provence devient le théâtre d'une étrange affaire mêlant religion, sorcellerie et hystérie collective
👉 https://l.laprovence.com/ClkC

28/10/2025

✅ 𝗟𝗲 𝟮𝟴 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟭𝟲𝟵𝟵, 𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗱𝗲 𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗥𝗲𝗺𝘆-𝗱𝗲-𝗣𝗿𝗼𝘃𝗲𝗻𝗰𝗲, Pierre Brémond, 30 ans et natif de Marseille, est découvert au petit matin. Il subit une violente agression aux abords de la ville, suscitant un grand émoi. 🔪🌃

➡️ Quelles précautions prenez-vous ou imaginez-vous prendre lorsque vous voyagez seul(e) avant l'aube dans des zones isolées ?

💡 𝗟𝗲 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹'𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗹𝗲 𝘀𝗲 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲.

Savez-vous que nos fêtes votives plongent leurs racines dans l’Ancien Régime ? À l’origine, la fête dite votive ou patro...
25/09/2025

Savez-vous que nos fêtes votives plongent leurs racines dans l’Ancien Régime ? À l’origine, la fête dite votive ou patronale n’était pas une simple réjouissance populaire, mais la célébration religieuse du saint patron de la ville. Pour Saint-Rémy, il s’agit de saint Rémi de Reims, dont la fête liturgique se tenait le 1er octobre.

À cette occasion, la communauté se rassemblait pour une grande procession : la châsse contenant les reliques de saint Rémi était portée solennellement par les Pénitents blancs dans les rues de la cité. La dévotion s’accompagnait aussi de manifestations plus spectaculaires : les « boîtes », c’est-à-dire des salves d’artillerie, résonnaient en l’honneur du saint, mêlant ferveur religieuse et fête populaire.

Mais la Révolution française mit un terme à cette célébration religieuse : la fête patronale de saint Rémi fut abolie et remplacée par des fêtes civiques et laïques, conformes aux idéaux du temps. Sous l’Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet, on préféra mettre à l’honneur d’autres rendez-vous festifs, tels que la Saint-Bonet, célébrée le 15 janvier au domaine de Lagoy, ou la Saint-Roch, le 16 août dans le quartier des Jardins. Ces changements de traditions apparaissent clairement dans les archives, notamment dans une lettre du maire Durand adressée au préfet Villeneneuve.

Il faut attendre le Second Empire pour voir renaître les fêtes votives début octobre. Désormais étalées sur deux journées, elles étaient rythmées par les taureaux et les bals, renouant ainsi avec l’esprit festif et populaire.

Le XXᵉ siècle, et tout particulièrement l’entre-deux-guerres, voit les fêtes votives s’étoffer et se diversifier. Aux courses de taureaux et abrivado s’ajoutent les bals, concours de chant, courses de vélo, salves d’artillerie et feux d’artifice. À la fin des années 1930, on vit même défiler les carreto ramado, renouant avec une tradition provençale haute en couleur. C’est également dans l’entre-deux-guerres que la date des fêtes fut déplacée au dernier week-end de septembre : d’une part pour permettre aux enfants d’y assister avant la rentrée scolaire du mois d’octobre, et d’autre part pour éviter les pluies automnales qui compromettaient souvent les réjouissances.

Dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, la fête foraine prend de l’ampleur et de nouvelles traditions apparaissent. À partir de 1954, la Carreto Ramado défile le lundi des fêtes de Saint-Rémy, avant d’être déplacée à la fin août dans les années 1960. Les fêtes s’allongent et s’enrichissent, avec notamment le défilé des vieux métiers, qui met à l’honneur la mémoire populaire. Enfin, à la fin du siècle, après que la famille Véran eut cédé à la ville le terrain du lac du Barreau (au départ une simple retenue d’eau contre les inondations), se développa une nouvelle tradition : la Gazo au lac du Barreau, devenue l’un des rendez-vous marquants des fêtes votives.

11/09/2025

📚 Fier d’avoir contribué en tant que co-auteur à cet ouvrage.
Venez nombreux à sa présentation pour partager ce projet passionnant.

📜 Journées Européennes du Patrimoine 2025À l’occasion des Journées du Patrimoine, j’aurai le plaisir d’animer deux visit...
08/09/2025

📜 Journées Européennes du Patrimoine 2025

À l’occasion des Journées du Patrimoine, j’aurai le plaisir d’animer deux visites-conférences au mas de la Pyramide, à Saint-Rémy-de-Provence,
👉 le samedi 20 et le dimanche 21 septembre, à 14h et 16h30.

Nous partirons à la découverte de ce lieu singulier :

L’histoire du mystérieux monolithe qu’est la Pyramide,

La vie des carriers et l’exploitation de la carrière de l'Antiquité au XXe siècle,

et l’histoire du mas lui-même, de l’Ancien Régime à nos jours.

Une belle occasion de plonger dans la mémoire de Saint-Rémy et de ses habitants ! ✨

Départ portail chemin Saint-Paul.

Guillaume Véran

5 mai 1789 : Ouverture des États généraux à Versailles.À la demande de Louis XVI pour remédier à la crise économique qui...
05/05/2025

5 mai 1789 : Ouverture des États généraux à Versailles.

À la demande de Louis XVI pour remédier à la crise économique qui touche le royaume de France, les États généraux composés de la Noblesse, du Clergé et du Tiers-État se réunissent dans la salle des Menus-Plaisirs à partir du 5 mai 1789. Parmi les participants figurent deux Saint-Rémois : André Pellissier (1742-1791) médecin et Pierre-Toussaint Durand de Maillane (1729-1814) avocat canoniste tous les deux députés du Tiers-état du baillage d'Arles (et cousins germains). Nos deux Saint-Rémois vont alors être les témoins des prémices de la Révolution Française.

Suite au prochain épisode (rendez-vous le 20 juin)

Sépulture de Charles Aurrand, 8 mars 1780 :L'an mil sept cent quatre vingt et le huitième jour du mois de mars Charles A...
08/03/2025

Sépulture de Charles Aurrand, 8 mars 1780 :

L'an mil sept cent quatre vingt et le huitième jour du mois de mars Charles Aurran, fils de Renaud Aurrand et de Louise Escoffier époux, âgé d'environ trente un ans, mort hier mardy à huis heures du matin ensuite d'une chute d'une muraille de son mas qui luy tomba dessus, muni des sacrements à été enseveli dans le cimetière de notre paroisse présens messire Pierre Martin notre vicaire et Charles Bournad notre chers témoins requis et signés avec nous. Noaille curé.

Registres paroissiaux, sépulture 1780, AM Saint-Rémy-de-Provence.

Détail d'une illustration de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

Crêpage de chignon funeste, 5 mars 1628 :" L' an au dessus et le cinquième du mois de mars est décédé la femme de Jean V...
05/03/2025

Crêpage de chignon funeste, 5 mars 1628 :

" L' an au dessus et le cinquième du mois de mars est décédé la femme de Jean Véran dit le vieux, s'estant battu avec sa belle sœur. "

Registres paroissiaux, sépulture 1628 AD13.

Détail d'un ex-voto de la chapelle Saint-Bonnet de Lagoy représentant un groupe de femme en prière au milieu du XVIIIe siècles.

Adresse

Saint-Rémy-de-Provence

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Saint-Rémy Archives et Patrimoine publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager