Les Ecologistes de Saint Pierre des Corps

Les Ecologistes de Saint Pierre des Corps Groupe local, Les écologistes à Saint-Pierre-des-Corps

Resultats élections municipales à Saint-Pierre-des-Corps
22/03/2026

Resultats élections municipales à Saint-Pierre-des-Corps

13/03/2026

Un grand merci à Emmanuel Denis pour le témoignage de son soutien à La Gauche Unie Saint Pierre des Corps, alliance citoyenne de gauche et écologiste pour les élections municipales 2026 !

Ami·es écologistes : notre bulletin est rouge brique !Attention à ne pas confondre avec le bulletin vert !
13/03/2026

Ami·es écologistes : notre bulletin est rouge brique !
Attention à ne pas confondre avec le bulletin vert !

Dimanche, nous votons !
La liste "Gauche Unie et Ecologistes à Saint-Pierre-des-Corps" a choisi un bulletin de vote rouge brique.

Vous pouvez le télécharger et l'imprimer depuis chez vous sur du papier 70 à 80g, uniquement ! Ou le retrouver dans votre bureau de vote !
https://lagaucheuniespdc.fr/wp-content/uploads/2026/03/Bulletin-a-imprimer-GUES.pdf

Venez nombreux !
18/01/2026

Venez nombreux !

04/12/2025

Marine Tondelier face à la machine à soupçon

Une audition politique sous haute tension

Mardi 2 décembre 2025, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, était auditionnée par la commission d’enquête parlementaire sur les liens supposés entre mouvements politiques et réseaux islamistes. Officiellement créée pour éclairer la représentation nationale, cette commission, née à l’initiative de la droite, a surtout donné à voir une mécanique de suspicion, d’amalgames et d’interrogations orientées. Pendant plus d’une heure et demie, la responsable écologiste a opposé une ligne constante : refus des confusions, rappel au droit, dénonciation de la panique morale. Récit d’une audition qui dit beaucoup de l’état du débat public.

Une commission née dans un climat déjà saturé de tensions

La commission d’enquête est créée le 24 juin 2025 par le groupe Droite Républicaine, à l’initiative de Laurent Wauquiez. Elle est présidée par le député LR Xavier Breton, assisté comme rapporteur du député Matthieu Bloch, rattaché à l’aile ciottiste de la droite. Elle bénéficie du droit de tirage parlementaire, procédure exceptionnelle permettant à un groupe d’imposer la création d’une commission d’enquête.

Sa mission officielle est lourde de conséquences : examiner les connexions éventuelles entre responsables politiques et organisations prônant ou soutenant l’idéologie islamiste. La commission doit rendre ses conclusions le 10 décembre 2025.

Dès son origine, son périmètre interroge. Le sujet est grave, directement lié à la sécurité nationale, aux libertés publiques et au vivre-ensemble. Il appelle rigueur, prudence, précision. Il suppose un climat dépassionné. Or, dès sa mise en place, la commission s’inscrit dans un contexte politique déjà saturé de polémiques sur l’islam, la laïcité et l’identité.

L’audition de Marine Tondelier, première responsable nationale d’un grand parti de gauche entendue, faisait figure de test grandeur nature du fonctionnement réel de cette instance.

Une audition d’entrée placée sous le signe de la défiance

Dès son propos liminaire, Marine Tondelier donne le ton. Elle dit être venue par respect des règles du Parlement. Elle affirme n’avoir rien à cacher. Mais elle exprime aussi un doute profond sur la sincérité réelle de la démarche engagée par la droite.

Elle dénonce l’usage politique du droit de tirage parlementaire pour traiter, selon ses mots, du terrorisme et de l’islamisme « d’une manière délétère ». Elle décrit une mécanique qui, sous couvert de lutte contre une idéologie radicale, installe un climat de suspicion généralisée, où ce ne sont plus seulement des actes qui sont interrogés, mais des personnes, des appartenances, des croyances.

Très vite, elle parle d’islamophobie, de panique morale, de glissement dangereux vers une logique où la simple appartenance réelle ou supposée à l’islam suffit à déclencher le soupçon.

Les chiffres qui plantent le décor

Pour étayer ses propos, elle s’appuie sur les données du ministère de l’Intérieur. Entre janvier et mai 2025, les actes islamophobes ont augmenté de 75 %. Les atteintes physiques ont triplé sur la même période. Ces chiffres constituent le contexte dans lequel la commission intervient.

Elle rappelle ce principe fondamental :
« Chacun doit être jugé pour ce qu’il fait, jamais pour ce qu’il est. »

Aujourd’hui, insiste-t-elle, il suffit parfois d’être perçu comme musulman pour subir la discrimination. C’est cette réalité sociale qui, selon elle, est totalement absente des travaux de la commission.

Une commission sans pluralisme

Rapidement, la composition même de la commission devient un sujet central de l’audition. Son bureau est intégralement composé d’élus de droite et d’extrême droite. Aucun représentant de la gauche. Aucun contrepoids politique.

Marine Tondelier interroge ce déséquilibre. Pourquoi seuls certains partis sont-ils auditionnés ? Pourquoi cette sélection ciblée ? Pourquoi cette absence de pluralisme dans une instance censée éclairer la représentation nationale ?

Le président de la commission, Xavier Breton, invoque un calendrier contraint. Il justifie également la convocation des Écologistes en expliquant qu’ils pourraient constituer, sur certains territoires, une « cible » pour des mouvements islamistes. Une justification qui, loin d’apaiser les doutes, renforce au contraire le sentiment d’un raisonnement déjà orienté.

Les dossiers locaux érigés en faisceaux de soupçons

Les échanges s’orientent ensuite vers des dossiers locaux.

D’abord Strasbourg, où une subvention municipale votée en 2021 avait participé à la construction d’une mosquée. Un dossier longuement commenté médiatiquement à l’époque.

Puis Colombes, où des perquisitions ont visé la mairie écologiste dans le cadre de soupçons de favoritisme envers des associations.

Sous couvert de traquer l’« entrisme », la commission tente d’établir des proximités idéologiques. Marine Tondelier répond en parlant de décisions locales à contextualiser, loin de toute stratégie concertée d’infiltration religieuse.

Peu à peu, l’audition glisse vers une accumulation d’éléments périphériques, agrégés pour construire un récit plus que pour établir des faits vérifiés.

Des séquences médiatiques érigées en indices

Le rappeur Médine, invité aux universités d’été de 2023, est convoqué comme symbole. Le retrait d’une candidate à Saint-Ouen, après des propos homophobes dont elle a été victime, est également instrumentalisé.

À propos de cette élue de Seine-Saint-Denis, Marine Tondelier parle clairement d’une instrumentalisation de la fachosphère. Elle relaie la parole même de l’intéressée :
« Il n’y a pas plus d’homophobes à Saint-Ouen qu’à Versailles. »

Une phrase qui renvoie brutalement à la réalité des préjugés géographiques et sociaux entretenus dans le débat public.

L’engrenage des amalgames

Puis viennent les amalgames assumés : burkini, Salah Hamouri, Proche-Orient, terrorisme, tout est mêlé dans un même flot d’interrogations.

À la question du burkini, la réponse est strictement juridique :
la laïcité ne s’applique pas dans les piscines municipales, ce sont uniquement les règles d’hygiène qui font foi.

À propos de Salah Hamouri, elle dénonce les raccourcis et rappelle que son parti est, à sa connaissance, le seul à disposer d’un groupe de travail dédié à la lutte contre l’antisémitisme.

Elle martèle un point central :
on ne peut pas confondre personnes d’origine maghrébine ou subsaharienne, personnes musulmanes, islamistes et terroristes. Prier, manger halal, porter un voile ne constitue en rien une menace pour la République.

« Ne pas se tromper d’ennemi »

Interrogée sur le « voilement des fillettes », Marine Tondelier exprime son soutien aux jeunes filles concernées et à leurs familles. Elle se réjouit de voir des élèves d’un établissement musulman s’intéresser aux institutions républicaines.

Elle appelle, encore une fois, à ne pas se tromper d’ennemi.

Après plus d’une heure et demie d’audition, largement au-delà du temps prévu, la dernière question posée par la commission résume à elle seule l’état d’esprit d’une partie de ses membres :
« Êtes-vous pour le voilement des fillettes ? »

La réponse est, une nouvelle fois, juridique :
le port du voile n’est pas interdit par le règlement de l’Assemblée nationale.

Puis elle recentre le débat sur l’essentiel : la lutte contre le jihadisme, le terrorisme et l’islamisme politique.

Des propositions concrètes face aux postures

Marine Tondelier rappelle la parole d’une victime des attentats du 13 novembre 2015 : le terrorisme rend la tranquillité impossible. À partir de cette réalité, elle énumère une série de leviers opérationnels :
– renforcement du renseignement,
– adaptation des politiques de prévention dans les zones les plus exposées,
– mise en place de programmes de désengagement,
– soutien accru aux élus et aux associations,
– coopération internationale avec la Turquie, la Syrie, l’Irak, le Maghreb, les Balkans et le Caucase.

Elle rappelle un principe simple mais souvent oublié :
les idéologies radicales prospèrent toujours là où l’État recule.

L’alerte sur l’usage politique de l’« entrisme »

Elle se dit non inquiète quant à un entrisme islamiste au sein de son mouvement. Mais elle alerte contre l’usage extensible et inflationniste de ce concept, devenu une arme politique de disqualification.

Elle rappelle aussi que l’intégrisme religieux ne se limite pas à l’islam. Elle cite notamment Civitas, certaines mouvances catholiques radicales et l’extrême droite religieuse.

Le refus de la panique morale

Ce qu’elle combat tout au long de l’audition, ce n’est pas la lutte contre le terrorisme. C’est la mécanique de l’amalgame. La panique morale. La vision conspirationniste d’un monde où le voile serait à deux pas de la charia.

Elle le répète :
« Je ne crois pas au mythe du grand complot musulman. »

Et elle conclut sur ce principe fondamental, aujourd’hui violemment contesté dans le débat public :
chacun doit être jugé pour ce qu’il fait, jamais pour ce qu’il est.

Une audition révélatrice du climat politique

Sur les réseaux sociaux, les réactions prolongent l’audition sur le terrain numérique. Récupération sur CNews, procès en laxisme sur Le Figaro, avalanches de commentaires, parfois retournés en attaques contre les catholiques. La même logique de tension identitaire se déploie d’un espace à l’autre.

La commission cherchait le spectaculaire. Elle n’a trouvé qu’une responsable politique calme, structurée, déterminée à refuser les amalgames et à défendre l’État de droit face à la tentation permanente du soupçon.

Sources : Libération, Franceinfo, Le Figaro, LCP, Assemblée nationale, Anadolu Agency, BFMTV, Boulevard Voltaire, CNEWS.

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RENCONTRELes Ecologistes font leur rentrée à Saint-Pierre-des-Corps : nous proposons aux corpopétrussiens de sensibilité...
11/09/2025

RENCONTRE
Les Ecologistes font leur rentrée à Saint-Pierre-des-Corps : nous proposons aux corpopétrussiens de sensibilité écologiste un temps d'échange convivial autour d'un verre

Mercredi 17 septembre
A partir de 19h

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22/08/2025

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