29/05/2026
Samuel Paty doit entrer au Panthéon.
Non pas parce qu’il a été victime comme trop de nos concitoyens du terrorisme islamiste.
Mais parce qu’il incarnait ce que la République a de plus exigeant : transmettre, malgré la peur, les principes qui nous tiennent debout.
Quand l’Histoire racontera Samuel Paty, elle devra raconter aussi le contexte de notre époque : celui d’idéaux attaqués et de valeurs contestées par un islam radical qui fait du terrorisme son arme et de l’intimidation son terrain.
Samuel Paty enseignait la laïcité, la liberté d’expression, la liberté de la presse.
Et il le faisait à un moment où enseigner tout cela était déjà devenu un acte de courage.
C’est ce que nous demandons aujourd’hui à tant de serviteurs de la République : être en première ligne dans la bataille des consciences qui se joue dans nos salles de classe, sur internet, dans nos lieux publics, ou loin des regards.
Panthéoniser Samuel Paty, c’est dire à tous ceux qui refusent le renoncement qu’ils ne sont pas seuls :
aux enseignants qui doivent encore expliquer que la Shoah a existé,
aux infirmières qui refusent les pressions communautaires et s’opposent aux mutilations infligées aux femmes,
aux policiers, magistrats, élus, qui continuent de faire respecter les lois de la République malgré les menaces.
À tous ceux qui auraient pu céder, mais qui choisissent chaque jour de vivre selon leurs valeurs et celles de la France, même lorsque cela leur coûte.
Ils sont l’âme de notre République.
Ils doivent aussi devenir notre fierté.