20/10/2026
đŽ CommuniquĂ© du 20 octobre 2026 đŽ
Face Ă la fuite en avant rĂ©pressive du gouvernement Macron-Lecornu, la mobilisation pacifique de la jeunesse et de larges secteurs de la population laborieuse active, privĂ©e dâemploi et retraitĂ©e, est appelĂ©e Ă sâamplifier jusquâĂ satisfaction des revendications.
Trois jours aprÚs la mobilisation historique du 17 octobre, qui a rassemblé 800 000 manifestant·es dans 110 villes de France, dont prÚs de 8000 à Poitiers, ni le Président de la République ni le Premier ministre ne semblent avoir pris la mesure de la colÚre populaire qui a déferlé pacifiquement dans le pays.
Lâimmense colĂšre qui sâexprime, consĂ©quence de la prĂ©caritĂ© de vie grandissante pour des millions de gens et de lâabsence de toute rĂ©ponse concrĂšte aux exigences du mouvement lycĂ©en et Ă©tudiant, est encore exacerbĂ©e par la fuite en avant rĂ©pressive des pouvoirs publics. Ces derniers portent donc seuls lâentiĂšre responsabilitĂ© de la situation actuelle.
Quant Ă la propagande grossiĂšre Ă laquelle se livre actuellement la majeure partie des mĂ©dias publics et privĂ©s, elle nâest nullement de nature à «faire retomber les tensions». Au contraire, la tentative des tenants du rĂ©gime dâinstrumentaliser les destructions et les pillages pour occulter les revendications et masquer plus encore leur refus obstinĂ© de les satisfaire, ne peut quâenfoncer le pays dans le chaos.
Pour LFI 86, les instigateurs du chaos ont leurs bureaux Ă lâĂlysĂ©e, Ă Matignon et au ministĂšre de lâIntĂ©rieur. Câest lĂ en effet que sont Ă©chafaudĂ©es les accusations mensongĂšres contre lâ«ultragauche» et LFI, justement dĂ©noncĂ©es par Mediapart hier 19 octobre, et que, un jour plus tĂŽt sur TF1, la Procureure de la RĂ©publique de Paris en personne avait contestĂ©es, faits et chiffres Ă lâappui.
Sur le plan local, sâil a apportĂ© son soutien aux enseignes vandalisĂ©es, le maire, Anthony Brottier, nâa en revanche eu aucun mot de solidaritĂ© envers les personnes blessĂ©es par la police. Nous le dĂ©plorons. Dâautant plus que, confirmant lâescalade rĂ©pressive actuelle, le nombre de blessé·es Ă Poitiers ce seul samedi a dĂ©passĂ© le cumul enregistrĂ© par les street medics depuis le dĂ©but des mobilisations.
Les mesures liberticides auxquelles le Premier ministre Lecornu a autorisĂ© le recours, comme les couvre-feux instaurĂ©s dĂšs la nuit derniĂšre dans plusieurs villes, voire lâĂ©tat dâurgence, confirment Ă cet Ă©gard quâil nâentend pas dĂ©vier dâun pouce de sa politique de casse sociale tous azimuts, au profit des classes privilĂ©giĂ©es et autres profiteurs de guerre.
Son projet de loi de finances, qui prĂ©voit 54 milliards dâeuros de coupes claires dans tous les budgets socialement utiles, interdit en effet par avance dâapporter la rĂ©ponse qui sâimpose pourtant aux revendications de la jeunesse : abrogation de Parcoursup et de Mon master, et, dans le cadre dâun plan dâurgence Ă©valuĂ©s Ă 10 milliards dâeuros, crĂ©ation de 120 000 places supplĂ©mentaires Ă lâuniversitĂ©, recrutement des personnels administratifs et dâĂ©ducation nĂ©cessaires, revalorisation des salaires, rĂ©novation des Ă©tablissements publics dâenseignement, etc., sans parler du blocage des prix des carburants et autres produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© pour le plus grand nombre.
Câest pourquoi le groupe parlementaire LFI censurera le gouvernement porteur de cet Ă©niĂšme budget de rĂ©gression sociale, alors que le Rassemblement National, en confirmant son intention de sâabstenir sous couvert de «stabilitĂ© des institutions», sauvera une fois encore la mise au macronisme agonisant.
Dans ces conditions, LFI 86 reprend Ă son compte les appels rĂ©pĂ©tĂ©s des porte-paroles nationaux de notre mouvement, au premier rang desquels notre candidat Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle, Jean-Luc MĂ©lenchon, en faveur dâune mobilisation sociale qui sâest voulue depuis le dĂ©part pacifique.
Le droit de revendiquer et de manifester doit ĂȘtre garanti, sans que personne ne risque dâĂȘtre matraquĂ©, Ă©borgnĂ©, amputĂ©, voire de dĂ©cĂ©der dâarrĂȘts cardiaques possiblement imputables aux tirs de grenades de tous types par les "forces de lâordre".
Ainsi, Ă Poitiers, samedi dernier, ce droit a Ă©tĂ© mis Ă mal par les tirs quasi continus de grenades lacrymogĂšnes, assourdissantes et de dĂ©sencerclement, dont personne nâignore plus quelles graves mutilations elles peuvent provoquer. Or, ces projectiles ont Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment tirĂ©es au milieu de la foule. Pour LFI 86, câest lĂ un acte irresponsable que nous condamnons avec force.
Dans ce contexte explosif, LFI 86 lance un appel solennel Ă ne cĂ©der ni aux provocations policiĂšres aujourdâhui avĂ©rĂ©es, ni Ă des modalitĂ©s dâaction Ă©trangĂšres au mouvement ouvrier et dĂ©mocratique (dĂ©gradation de biens publics, pillage de magasins, etc.), lesquelles ne font dâailleurs que donner du grain Ă moudre au moulin Ă mensonges des partisans de tous bords dâun pouvoir plus isolĂ© que jamais.
La mobilisation lycĂ©enne et Ă©tudiante a ouvert une brĂšche. La France insoumise entend aider toutes les forces vives de notre peuple et de sa jeunesse Ă sây engouffrer pour ouvrir, enfin, une issue Ă la crise.
Plus que jamais aux cĂŽtĂ©s de la jeunesse et de la population laborieuse de la Vienne, LFI 86 sera donc de toutes les prochaines mobilisations, dĂšs ce samedi 24 octobre, Ă 15h00, Ă Poitiers, et lors de la grĂšve interprofessionnelle dâores et dĂ©jĂ convoquĂ©e par une large intersyndicale pour le 5 novembre prochain.
Dix ans de macronisme, ça suffit ! Une vie meilleure est possible, avec le programme de LFI, LâAvenir en commun, qui contient de premiers Ă©lĂ©ments rĂ©ponses Ă toutes les revendications lĂ©gitimes qui sâexpriment aujourdâhui.
- LFI86