17/05/2021
Être LGBTI+ en 2021 : Nous devons encore lutter pour nos droits !
Aujourd’hui le 17 mai, nous célébrons la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Elle a été initiée en 2005 par le comité idaho (international day of homophobia) dont le collectif fier·es et révolutionnaires fut partie prenante. Cette date du 17 mai n’est pas le fruit du hasard il s’agit de fêter, le déclassement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’homosexualité comme une maladie. Puis en 2006, les outgames de Montréal ont institué cette journée comme journée internationale des droits LGBT+, par la déclaration des droits humains des LGBT. De par nos valeurs internationalistes, nous souhaitons apporter notre solidarité à toutes les personnes LGBTI+ opprimées dans le monde, car oui les inégalités et les persécutions restent tenaces.
Les derniers rapports sur les violences contre les personnes LGBTI+ sont accablants. En effet, les hausses demeurent spectaculaires (jusqu’à +20% selon SOS homophobie) allant de l’insulte au meurtre. Le mal-être est également pointé avec un taux de su***de chez les jeunes LGBTI+ qui stagne à un rapport 7 fois supérieur à la population générale. Un autre constat, une baisse de garde dans la lutte pour les droits, depuis le mariage pour tous, mais il ne faut pas abandonner maintenant! Beaucoup de droits et de reconnaissances restent à acquérir ! La pandémie de la COVID-19 n’arrangeant rien, la solidarité envers les personnes LGBTI+ en situation d’isolement reste à organiser. Il faut pour cela obliger notre gouvernement à prendre les mesures nécessaires, par une mobilisation sans précédent.
Car en effet, on ne peut se contenter de déplorer le bilan de l’actuelle majorité, il faut une contre-offensive massive. On ne peut plus supporter les renoncements :
-Pas de moyens supplémentaires pour la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT) ;
-L’adoption d’enfants par les couples homosexuel·les reste très difficile dans les faits ;
-Des attaques répétées contre les mouvement inclusifs ;
-Une négation de la spécificité de la questions des personnes migrantes LGBTI+ ;
- La PMA pour toutes sans cesse repoussée et qui ne sera pas ouverte aux personnes trans.
Ce réveil est d’autant plus nécessaire que l’extrême droite est aux portes du pouvoir. Que l’on ne s’y méprenne pas, les «gays de bonne caution» ne sauraient masquer la politique lgbtiphobe de la droite et de l’extrême droite (le RN et ses satellites avançant masqués) :
-Invisibilisation voulue par la suppression des subventions aux associations LGBTI+ ou par l’interdiction «des communautés» dans la constitution ;
-L’abolition du mariage pour tous, en échange, un PACS amélioré qui instituera donc une différence entre les couples de la république ;
-Refus des modèles familiaux autres que «classiques»;
-Refus de voter la fin des thérapies de conversion.
Ce sont donc plusieurs millions de personnes qui sont menacées par les droites et l’extrême droite. Mais il est possible de changer notre destin vers l’espoir, le renouveau, et l’émancipation de tout·es. En votant pour les propositions de la France en commun, portées par Fabien Roussel en 2022.
Mais avant 2022, les 20 et 27 juin 2021, il sera possible pour vous d’agir au niveau départemental et régional en votant pour les listes dont les communistes sont parties prenantes. Ces collectivités apportent un important soutien moral et matériel aux associations, aux commerces, aux LGBTI+, leur action est de premier plan. Ainsi aucune voix ne devra manquer afin que le chemin vers l’égalité puisse se poursuivre à tous les niveaux.