04/07/2025
Suite à l'article du 26 juin je publie cette réponse d'un employé municipal afin de rééquilibrer les informations qui ont été communiquées par madame le maire.
Je ne suis qu'un intermédiaire soucieux de mettre à disposition tous les éléments afin de permettre aux admistrés d'avoir une vision d'ensemble.
"Dans son article intitulé « La mairie et son équipe se présenteront aux prochaines élections
2026 », publié le 20 juin 2025 dans La Voix de l’Ain du Bugey, les propos de Mme le Maire,
maire de la commune de Pérouges, sont relayés.
Il semble utile d’apporter certains éléments de précision dans un souci d’information
équilibrée des citoyens.
Contrairement à ce qui a été indiqué, l’événement qualifié de « bagarre » dans l’article ne
s’est pas déroulé le 27 février 2025, mais le lendemain, le vendredi 28 février 2025.
Mme le Maire n'était pas présente ce jour-là et n’a donc pas pu être témoin direct des faits.
Seuls deux élus étaient présents sur les lieux à ce moment.
Il est exact que plusieurs agents ont été en arrêt de travail (ITT) suite à cet événement. Il
convient toutefois de préciser que l’un des agents concernés était déjà en arrêt maladie au
moment des faits, pour une autre raison.
Le jour de l’incident, un agent a signalé, en présence d’un élu, que la présence d’un agent en
arrêt maladie sur son lieu de travail pouvait soulever une difficulté juridique. Malgré cela,
l’agent concerné a été invité à se présenter.
Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un conflit isolé.
Depuis 2024, les agents de la commune alertent sur une situation de mal-être au travail
évoquant des tensions ou pressions persistantes. Les syndicats ont été sollicités,
accompagnées de communications adressées à la mairie, tant par écrit que de manière verbale.
À ce jour, selon les témoignages recueillis, ces signalements n’auraient pas donné lieu à des
réponses formelles ou à des mesures visibles pour les agents concernés.
Un événement survenu durant la semaine du 15 août 2024 mérite également d’être porté à la
connaissance des citoyens.
En raison d’un dysfonctionnement partiel du système de paiement du parking municipal (box
hors service, monnayeur en état de fonctionnement), une somme d’argent liquide aurait été
collectée par un ou plusieurs membres de l’équipe municipal.
Le lundi suivant, la somme leurs a été demandé afin que recette du parking soit restitué. La
trésorerie de Montluel a été saisi afin de signaler ce fait. Une plainte pour détournement de
fonds publics a été déposée. À ce jour, la justice est saisie et l’enquête est en cours. La somme
a donc été restituée, avec un procès-verbal signé par deux membres du conseil municipal.
Depuis cet épisode, certains agents communaux ont été soumis à des pressions continues et à
un climat de mal être au travail.
Enfin, concernant la révocation évoquée par Madame le Maire, il convient de rappeler que
cette décision administrative n’est pas définitive. Un recours peut être déposé devant le
tribunal administratif compétent, qui est seul habilité à statuer sur cette mesure lors d’un
recours. En cas d’annulation de la révocation par le juge, les agents concernés seraient alors
réintégrés à leur poste de travail.
Il est donc important de rappeler que la révocation, même lorsqu’elle est sollicitée par
l’autorité municipale, n’est pas exécutoire de manière définitive sans l’examen du juge
administratif.
L’objectif est d’informer les citoyens sur la réalité que vivent certains agents municipaux au
sein de la commune de Pérouges.
Il est du devoir de chacun de défendre l’éthique, la transparence, le respect dans le service
public."