18/06/2026
🚨 210 000 € d'amendes.
Des interdictions d'exercer.
Et une leçon que tous les professionnels de l'immobilier devraient retenir.
La sanction n'est pas tombée parce qu'il manquait une procédure.
Elle est tombée parce que la procédure ne protégeait personne.
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'analyse publiée par Le Journal de l'Agence - JDA EDITIONS - concernant la décision de la Commission Nationale des Sanctions (CNS) ayant condamné un réseau de mandataires immobiliers pour des manquements à ses obligations .
À première vue, il pourrait s'agir d'un dossier de conformité parmi d'autres.
Mais à mon sens, l'enseignement est bien plus large.
La Commission rappelle qu'un professionnel ne peut pas considérer qu'il est couvert :
▪ parce qu'il appartient à un réseau ;
▪ parce qu'une cartographie des risques lui a été fournie ;
▪ parce qu'il a suivi une formation ;
▪ ou parce qu'un processus existe sur le papier.
La responsabilité demeure.
Et elle peut être personnelle.
Dans mon étude, il m'arrive régulièrement d'entendre :
« Nous avons déjà les documents. »
« Le contrôle a déjà été fait. »
« Le dossier paraît complet. »
Pourtant, en matière de sécurité juridique, la véritable question n'est pas toujours celle que l'on croit.
Ce n'est pas :
"Avez-vous une procédure ?"
C'est :
"Pouvez-vous démontrer qu'elle a été correctement appliquée dans ce dossier précis ?"
Et c'est souvent là que tout se joue.
Parce qu'en cas de contrôle, de contentieux ou de mise en cause de responsabilité, une procédure générale ne suffit plus.
Il faut pouvoir démontrer les diligences réellement accomplies.
💡 C'est probablement l'enseignement le plus important de cette décision.
La conformité ne se délègue pas.
Et la preuve de la conformité devient parfois aussi importante que la conformité elle-même.
✍️ En matière de sécurité juridique, ce n'est pas le contrôle qui coûte le plus cher. C'est souvent son absence de traçabilité.