10/03/2026
DIMANCHE 15 MARS 2026, ON DÉLOGE BALOGE !
L’indignité n’est pas dans notre liste. Elle est dans le bilan.
Depuis le début de cette campagne, Niort à gauche a choisi le débat, les propositions et le respect des Niortaises et des Niortais. Jérôme Baloge 2026, lui, préfère l’anathème. Il ose parler d’« indignité » parce que notre liste rassemble des insoumis, des communistes, des socialistes et des écologistes unis pour Niort. Disons-le clairement : l’indignité n’est pas dans notre liste. L’indignité n’est pas d’être insoumis face aux injustices.
L’indignité, c’est Emmanuel. 53 ans. Connu de tous les Niortais, arpentant les rues depuis des années. Mort de froid dans la nuit du 22 novembre 2025, seul, par terre, en plein centre-ville de Niort. “C’est horrible de mourir seul par terre dans le froid”, ont dit ceux qui le connaissaient. Un mois plus t**d, un deuxième sans-abri mourait dans des conditions assez similaires. Deux morts en un mois dans la ville d’un maire qui se vante de sa gestion. Pendant ce temps, la dotation au CCAS n’a pas suivi l’inflation depuis 12 ans.
L’indignité, c’est Moussa Dosso. 20 ans. Mort sur un chantier municipal de la Ville de Niort en 2022, touché par un parpaing tombé de 3 mètres, sans casque. Deux ans plus t**d, la CGT 79 Deux-Sèvres réclamait encore une simple plaque commémorative à son nom sur le portail de l’école. Le maire ? Silence.
L’indignité, c’est accuser publiquement des militantes de paix d’antisémitisme et de soutien au terrorisme, leur couper leurs subventions, et se retrouver visé par deux plaintes pour diffamation déposées en février 2025, confirmées par la procureure de la République de Niort. C’est priver de subventions l’ADIRP, association de mémoire des résistants déportés. C’est interdire une conférence d’ Amnesty International. C’est vider les conseils de quartier de toute substance et réduire le conseil municipal à une chambre d’enregistrement.
L’indignité, c’est un directeur technique d’association sportive de quartier, subventionnée par la ville pour l’intégration des jeunes, qui fait campagne pour un candidat de la majorité pendant les entraînements, diffuse des clips de campagne et impose des séries de pompes aux jeunes qui ne se conforment pas. Des subventions publiques détournées à des fins politiques, dénoncées officiellement auprès de la Préfecture des Deux-Sèvres.
L’indignité, c’est un homme qui cumule les casquettes et les rémunérations pendant que Niort souffre. Maire. Président de la communauté d’agglomération. Président de SMACL Assurances SAM depuis 2022. Président de SMACL Assurances SA depuis juin 2024. Quatre fonctions. Pendant ce temps, 2 km de piste cyclable en 12 ans, un réseau de bus toujours peu performant, des trottoirs dangereux pour les personnes âgées et les enfants, 3 000 logements vacants pendant que la liste d’attente pour un HLM explose, et des aides à la culture gelées malgré l’inflation. Niort mérite un maire à plein temps, pas un collectionneur de mandats et de jetons de présence.
Quand un maire distribue des brevets de respectabilité politique, il oublie qu’il est d’abord comptable devant les habitants. La dignité d’une ville se mesure à la manière dont elle traite les plus fragiles, pas à la manière dont on caricature ses adversaires.
Alors oui, Monsieur Baloge, vous trouvez “indigne” que des insoumis, des communistes, des socialistes et des écologistes se rassemblent pour vous faire face. Nous trouvons, nous, que 12 ans d’impunité, ça suffit.
Dimanche, les Niortaises et les Niortais ont l’opportunité d’élire des militants sincères, qui ne découvriront pas une fois élus un soi-disant “principe de réalité” commode pour enterrer leurs promesses. Nous serons là pour peser sur chaque choix, pour porter chaque engagement jusqu’au bout, pour donner à Niort une voix forte, progressiste et antifasciste, à l’heure où le Rassemblement National se prépare à 2027 plus puissant que jamais. Ce combat commence ici, dans nos quartiers, dans notre ville.
Niort mérite mieux que le mépris. Niort mérite l’espoir. Dimanche, c’est maintenant.