24/03/2026
Résultat du second tour des municipales : nous savons désormais de qui nous allons devoir nous défendre avec les Nîmois·es.
Nous saluons les Nîmois·es pour leur participation à ce deuxième tour des élections municipales, qui a permis d'écarter la menace de l'extrême-droite et de mettre un terme à l'ère Fournier. Il faut à présent se remettre au travail, car la nouvelle majorité semble bien partie pour mener les politiques qui conduisent à l'abstention et ouvrent la voie à l'extrême-droite. En refusant de seulement nommer les fascistes, en se positionnant comme un rempart « face aux extrêmes », Vincent Bouget et son alliance de circonstance font de fait une équivalence entre fascisme et antifascisme, normalisant ainsi la répression de dizaines de militant-es pour la justice et contre la guerre à travers la France. Voilà qui n'augure rien de bon pour son mandat.
Le programme de « Nîmes en commun » fait l'impasse sur l'exigence démocratique pourtant si urgente et omniprésente dans la communication de Vincent Bouget au cours de la campagne. Pas de RIC, pas de référendum révocatoire, à peine une promesse de meilleure transparence, et bien peu d'intervention citoyenne. Insuffisante aussi, sa réponse à la pauvreté et au mal logement, où la crise ne semble pas mesurée. Préserver le bilan de la gestion catastrophique des logements sociaux du Gard par la majorité départementale PS/PCF sera sans aucun doute l'une des priorités de la nouvelle équipe municipale.
Plutôt que de répondre à l'urgence sociale à la hauteur des besoins des Nîmois·es, cette majorité cède déjà à la marche à la guerre et au tout sécuritaire, avec des mesures empruntées à M. Proust et à M. Sanchez. Comme eux, Vincent Bouget veut interdire les commerces qui ne lui plaisent pas, en promettant d'appliquer l'arrêté sécuritaire de la majorité sortante sur les épiceries de nuit, et en promettant d'utiliser la préemption de locaux commerciaux pour en empêcher de nouvelles de s'installer. Sur la vidéosurveillance algorithmique, il entretient le flou et n'a pris aucun engagement clair pour protéger les habitant-es contre la surveillance de masse. Quant à Amal Couvreur, n°2 de sa liste, elle fait partie du groupe PS de Carole Delga au Conseil Régional, qui a voté pour les 200 millions d'euros d'investissements dans l'industrie de la guerre. Enfin, leur refus de suspendre le jumelage avec Rishon LeZion les place de fait dans une position de soutiens d’Israël.
Nous serons vigilant-es sur ce qu'il se passera au conseil municipal. Face à l'extrême-droite qui s'y renforce, nous maintiendrons notre ligne antifasciste. Notre programme, qui s'attaque résolument aux racines des fractures de notre ville, restera notre boussole. Nous serons aux côtés des Nîmois·es qui lutteront pour leurs droits, pour plus de justice, plus de démocratie, pour la dignité de tous·tes, y compris quand la lutte aura lieu malgré ou face aux politiques qui seront menées. Notre combat pour la nouvelle Nîmes ne fait que commencer.