27/04/2026
Eh bien voilà.
Contrairement à ce qu'il essaye de faire croire depuis des jours, Charles Alloncle n'est pas la victime d'une cabale. Il en est le bourreau.
Le rejet de son rapport n'aurait été que justice : en rédigeant un torchon truffé de contre-vérités qu'il savait lui-même parfaitement inacceptable, il pensait organiser son propre échec afin de se faire passer pour un martyr chez Bolloré.
Mais c'était sans compter sur la complicité des députés de droite qui scellent une nouvelle fois leur alliance avec l'extrême droite.
Quel que soit le côté de la pièce, il était de toute façon gagnant : ce soir, son rapport mensonger reçoit le sceau d'approbation de l'Assemblée nationale.
C'est un triste jour pour cette dernière. Notre démocratie n'est pas un jeu au service de l'ego d'un petit procureur qui rêve de devenir le ministre de la Culture de Jordan Bardella et de privatiser l'audiovisuel public.
Ses institutions se respectent, et pendant des mois, Charles Alloncle s'est essuyé avec les règles élémentaires d'une commission d'enquête parlementaire, en menant des auditions scandaleuses, pleines de mensonges et d'insinuations calomnieuses.
Pour se forger une petite notoriété personnelle, il a dévoyé cet outil essentiel en le transformant en tribunal politique chargé de jeter l'opprobre sur tout l'audiovisuel public et ses membres, qu'il livrait ensuite en patûre sur les réseaux sociaux.
Tout ce que sa croisade personnelle anti-audiovisuel public a réussi à démontrer, c'est l'incompétence totale de l'extrême droite sur ce sujet, comme l'illustrent ses propositions outrancières.
Celles-ci ne méritent pas la moindre considération : elles sont un musée des horreurs des pires idées dont seule l’extrême droite est capable.
Elles obéissent à un seul objectif : tronçonner l'audiovisuel public à n'importe quel prix, au moment où il a au contraire plus que jamais besoin d'être défendu et de voir ses moyens renforcés pour assurer ses missions essentielles d'intérêt général, comme la diffusion d'émissions d'information et de documentaires qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur les chaînes privées.
Charles Alloncle et ses amis ne comprennent rien à l'audiovisuel public : ils veulent supprimer le sport, la musique, les contenus jeunesse, les divertissements, les documentaires et la téléréalité, alors que tous ces programmes participent par leur diversité à donner du bonheur aux gens, quelles que soient leurs opinions. Et on ne peut pas dire que ce bonheur soit si courant en ce moment quand on allume la télévision.
L'audiovisuel public est un trésor de diversité à préserver, n’en déplaise à cette extrême droite qui veut la mettre au pas pour recréer une ORTF à son service.
Car ces personnes sont dangereuses, mais elles ne s'en cachent même pas : si elles arrivent au pouvoir, elles privatiseront le service public pour que tout le monde subisse du CNEWS toute la journée.
Mais monsieur Alloncle, j'ai un scoop pour vous : l'immense majorité des téléspectateurs et téléspectatrices n'en veut pas.
Et elle préfèrera toujours les programmes rassembleurs du service public à votre fabrique organisée pour diviser les Français·es.