28/05/2026
SÉCURITÉ : AGIR PLUTÔT QUE SUBIR
Ces dernières semaines, sept cambriolages ou tentatives ont eu lieu de nuit dans la zone du Destet à Maussane. Une nouvelle tentative, cette fois en plein jour, a été interrompue ce week-end, les auteurs ayant été surpris par le propriétaire.
Il nous a également été signalé qu’un commerce de l'avenue de la Vallée des Baux a été victime de vols à l’étalage.
Ces faits surviennent alors que Le Paradou a lui aussi été touché récemment par une douzaine de faits similaires.
Le plan de vidéoprotection présenté par la municipalité prévoit bien l’augmentation du nombre de caméras, mais les carrefours des routes menant aux quartiers isolés ne seront concernés que dans une troisième phase de travaux, une phase qui n’est pas encore budgétée.
Résultat : aujourd’hui, les gendarmes ne peuvent compter que sur des images de caméras privées pour tenter d’identifier les auteurs.
Et demain ? Avec un seul policier municipal, qui regardera les images en temps réel ? Sans surveillance effective, les caméras ne serviront au mieux que d’aide à l’enquête a posteriori, mais pas pour repérer des allées et venues suspectes, compliquer des repérages, ou dissuader les cambrioleurs.
Les communes des Alpilles sont entourées d’importants pôles urbains à fort taux de délinquance. Aussi, nous restons convaincus que pour mieux organiser la réponse, la sécurité doit être pensée à l’échelon de la Communauté de Communes de la Vallée des Baux. Cela passe par la création d’une salle mutualisée de supervision des caméras et la mise en place d’un moyen de diffusion rapide des alertes et des informations à toutes les forces de police de la CCVBA. Cela passe par le recrutement et la mutualisation de policiers municipaux, de gardes-champêtres, d’agents de surveillance de la voie publique lorsque les budgets des communes le permettent. Bien entendu, tout cela en coordination avec les brigades de gendarmerie localement compétentes, mais déjà trop sollicitées.
La sécurité reste une prérogative de l’État. Mais lorsque les moyens de l’État ne suffisent plus, les communes ne peuvent pas se contenter de subir. La sécurité locale doit être anticipée, organisée et traitée comme une priorité, pas repoussée à une phase ultérieure incertaine.
Les Maussanais, qu’ils habitent au centre du village ou dans les quartiers isolés, ont aussi leur rôle à jouer. Nous ne pouvons que les encourager à rejoindre les dispositifs d’alerte et de vigilance citoyenne.