Numelyo

Numelyo Numelyo, la bibliothèque numérique de Lyon, publie des documents anciens sous un angle historique

"Faire vivre les collections bien au-delà des lutrins de consultation en facilitant leur communication tout en laissant une large place à l’imaginaire et l’interaction avec les internautes".


anciens, manuscrits, r***es, , affiches, , enluminures, presse lyonnaise… numelyo regroupe les patrimoniales numérisées de la Bibliothèque municipale de Lyon, accessibles

à tous, sans abonnement ni identifiant, 24h/24 à partir d’une connexion : https://numelyo.bm-lyon.fr

C’est ainsi que sous leur identité numérique les collections patrimoniales s’échappent des rayons. Et quelle liberté !, après avoir connu la raideur des pupitres et la poussière des armoires, car certains documents sont aujourd’hui millénaires. La diversité et la richesse des fonds offrent un accès à chaque aspect d’un domaine du savoir, bien que cette page soit davantage consacrée à l’histoire de et de ses alentours. De Numelyo à votre ordinateur ou smartphone, le se "nomadise" à des fins de recherches, d’identifications, de divertissements.

On September 5, 1646, Camille de Neuville lays the first stone of the future Hôtel de Ville de Lyon on plaza des Terreau...
07/09/2026

On September 5, 1646, Camille de Neuville lays the first stone of the future Hôtel de Ville de Lyon on plaza des Terreaux. The ceremony brings together the provocateur of the merchants Pierre de Sève, the echevins and many personalities of the city. A medal is even given to commemorate the event. Entrusted to architect Simon Maupin, the project seeks to assert the place of municipal power in a city where the influence of royal authority imposes ever stronger control.

This construction marks a turning point in Lyon's municipal history. For more than three centuries, the municipality has, however, broad privileges and real administrative autonomy, but its representatives have been sitting in accommodated places where the original destination was often very far away. The decision to build a large city hall first meets practical needs. It also translates the desire to further affirm the existence and role of the municipal institution by raising a "beautiful building suitable for the size of the city".

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Le 5 septembre 1646, Camille de Neuville pose la première pierre du futur Hôtel de Ville de Lyon sur la place des Terreaux. La cérémonie réunit le prévôt des marchands Pierre de Sève, les échevins et de nombreuses personnalités de la ville. Une médaille est même frappée pour commémorer l'événement. Confié à l’architecte Simon Maupin, le projet cherche à affirmer la place du pouvoir municipal dans une ville où l'influence de l'autorité royale impose un contrôle toujours plus fort.

Cette construction marque donc un tournant dans l'histoire municipale lyonnaise. Depuis plus de trois siècles, la commune dispose de larges privilèges et d’une réelle autonomie administrative, mais ses représentants siègent dans des lieux accommodés dont la destination initiale était souvent très éloignée. Si la décision d’ériger un vaste hôtel de ville répond d’abord à des besoins pratiques, elle traduit aussi la volonté d’affirmer davantage l’existence et le rôle de l’institution municipale en élevant un « beau bâtiment convenable à la grandeur de la cité ».

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La Libération de Lyon ne peut se résumer à une seule image de liesse populaire ou à l’entrée des troupes alliées dans la...
04/09/2026

La Libération de Lyon ne peut se résumer à une seule image de liesse populaire ou à l’entrée des troupes alliées dans la ville le 3 septembre 1944. Elle dessine au contraire un portrait profondément humain, marqué par l’engagement de résistants, de militaires, de responsables politiques et de civils issus d’horizons très différents : elle illustre la puissance du collectif à travers l’union des forces alliées et de la résistance locale. À ce titre, quelques jours plus t**d, le général Jean de Lattre de Tassigny passe en r***e les troupes françaises et les résistants place Bellecour

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On September 3, 1944, the day after the Liberation of Lyon, the city discovers a landscape deeply marked by war. In retr...
03/09/2026

On September 3, 1944, the day after the Liberation of Lyon, the city discovers a landscape deeply marked by war. In retreat, German troops blew up almost all of the bridges crossing the Rhône and Saône to slow the advance of Allied forces and protect their escape. The Peninsula is then isolated, deprived of part of its communications, while traffic, supply and essential networks are strongly disrupted.
The destruction of Lyon bridges comes in the context of the rapid progress of the troops landed in Provence on August 15, 1944 during Operation Dragoon. This army, made up of American, British soldiers and especially the French 1st Army gathering fighters from Corsica, North Africa and Sub-Saharan Africa, quickly moves up the Rhône Valley to Lyon.
Some works, however, are partially resistant to destruction. Stone bridges such as the Pont de la Guillotière or the Pont du Change remain relatively preserved. The Bridge of Serin is defended by the resistance. Very quickly, the city is organizing to restore the essential links to everyday life. Preliminary repairs are in place: metal plates to fill the destroyed arches, wooden walkways installed on damaged structures, emergency arrangements to allow people to cross rivers.
The reconstruction of the bridges then becomes one of the major construction sites of the post-war Lyon. Only the Ainay bridge will never be rebuilt; its old spillways remain visible today, discreet traces of this major episode of Lyon's urban history.
See all the photos from the series "Reconstructions of the bridges of Lyon" on Photographers in Rhône-Alpes 📷

👉 https://bit.ly/3gpB8h5

Le 3 septembre 1944, au lendemain de la Libération de Lyon, la ville découvre un paysage profondément marqué par la guerre. Dans leur retraite, les troupes allemandes ont fait sauter la quasi-totalité des ponts franchissant le Rhône et la Saône afin de ralentir l’avancée des forces alliées et protéger leur fuite. La Presqu’île se retrouve alors isolée, privée d’une partie de ses communications, tandis que circulation, ravitaillement et réseaux essentiels sont fortement perturbés.
La destruction des ponts lyonnais intervient dans le contexte de la progression rapide des troupes débarquées en Provence le 15 août 1944 lors de l’opération Dragoon. Cette armée, composée de soldats américains, britanniques et surtout de la 1re armée française rassemblant des combattants venus de Corse, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, remonte rapidement la vallée du Rhône jusqu’à Lyon.
Certains ouvrages résistent toutefois partiellement aux destructions. Les ponts de pierre comme le Pont de la Guillotière ou le Pont du Change demeurent relativement préservés. Le Pont de Serin est quant à lui défendu par les résistants. Très rapidement, la ville s’organise pour rétablir les liaisons indispensables à la vie quotidienne. Des réparations provisoires sont mises en place : plaques métalliques pour combler les arches détruites, passerelles en bois installées sur les structures endommagées, aménagements d’urgence permettant à la population de traverser les fleuves.
La reconstruction des ponts devient alors l’un des grands chantiers de l’après-guerre lyonnais. Seul le pont d’Ainay ne sera jamais reconstruit ; ses anciennes culées restent encore visibles aujourd’hui, discrètes traces de cet épisode majeur de l’histoire urbaine lyonnaise.
Voir toutes les photos de la série « Reconstructions des ponts de Lyon » sur Photographes en Rhône-Alpes 📷

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Un incroyable bestiaire de pierre orne les corniches de l’église Saint-Nizier. Discrètes depuis le sol, les gargouilles ...
02/09/2026

Un incroyable bestiaire de pierre orne les corniches de l’église Saint-Nizier. Discrètes depuis le sol, les gargouilles qui le composent ne sont pas souvent remarquées des passants.
Les gargouilles de l’église Saint-Nizier constituent un ensemble décoratif caractéristique du gothique flamboyant, mêlant fonction hydraulique et imaginaire symbolique. Sculptées sous forme de figures grotesques, animales ou fantastiques, elles participent à la richesse ornementale de la façade et des parties hautes de l’édifice. Aujourd’hui ces sculptures restaurées, notamment au XIXe siècle dans un style néogothique, prolongent le vocabulaire architectural médiéval.

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At the heart of the Lyonnais Presqu'Île, Rue Mercière, now very frequented, still conceals some of the oldest buildings ...
01/09/2026

At the heart of the Lyonnais Presqu'Île, Rue Mercière, now very frequented, still conceals some of the oldest buildings that testify to the ancient history of the street. Located north-south, it is among the oldest streets in Lyon. From the 13th to the 18th century, it formed, along with the Saint-Nizier district, one of the most densely populated sectors of the Presqu'Île. A major axis on the left bank of the Saône, it then welcomed large Lyonese families as well as numerous commercial and craft activities. Behind the narrow facades, interior courtyards are organized, true breathing spaces within a particularly tight urban fabric.
Like the Vieux-Lyon, the district gradually deteriorates in the 19th and 20th centuries. Considered unsanitary, Rue Mercière acquired a bad reputation and several old sectors of the Presqu'Île disappeared under the effect of urban transformations. This "other Vieux-Lyon" of the Presqu'Île, now largely disappeared, however, was immortalized by drawings and representations by artists such as Gustave Girrane, who preserved the memory of these old districts before their destruction.

Read in the Illustrated Progress n°537 of March 31, 1901 🗞

https://bit.ly/2TeF76C

Au cœur de la Presqu’île lyonnaise, la Rue Mercière, aujourd’hui très fréquentée, dissimule encore des cours d’immeubles qui témoignent de l’histoire ancienne de la rue.

Orientée nord-sud, elle compte parmi les plus anciennes voies de Lyon. Du XIIIe au XVIIIe siècle, elle forme avec le quartier Saint-Nizier l’un des secteurs les plus densément peuplés de la Presqu’île. Axe majeur sur la rive gauche de la Saône, elle accueille alors de grandes familles lyonnaises ainsi que de nombreuses activités commerçantes et artisanales. Derrière les façades étroites s’organisent des cours intérieures, véritables espaces de respiration au sein d’un tissu urbain particulièrement resserré.
À l’instar du Vieux-Lyon, le quartier se dégrade progressivement aux XIXe et XXe siècles. Jugée insalubre, la rue Mercière acquiert une mauvaise réputation. Cet « autre Vieux-Lyon », aujourd’hui en grande partie disparu, a toutefois été immortalisé par les dessins et représentations d’artistes comme Gustave Girrane, qui ont conservé la mémoire de ces vieux quartiers avant leur destruction.

Lu dans le Progrès Illustré n°537 du 31 mars 1901 🗞

https://bit.ly/2TeF76C

Bancs alignés, tableau noir et ambiance austère, cette salle de classe de la Martinière des Terreaux nous plonge dans l'...
31/08/2026

Bancs alignés, tableau noir et ambiance austère, cette salle de classe de la Martinière des Terreaux nous plonge dans l'univers scolaire lyonnais du début du XXᵉ siècle.
Installée dans le quartier des Terreaux, la Martinière s'inscrit dans un environnement urbain profondément marqué par le développement artisanal et industriel du XIXᵉ siècle. Fondée grâce au legs du major Martin, elle ouvre ses portes en 1831 avec une ambition novatrice : proposer un enseignement scientifique et technique gratuit. L'établissement forme alors ses élèves aux sciences appliquées, au dessin industriel et aux savoir-faire utiles à l'industrie et au commerce. Une section féminine est également créée, orientée vers l'économie ménagère et les enseignements pratiques destinés aux jeunes filles.
Bonne rentrée 2026.

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🌿 L’été s’installe, et la bibliothèque prend un rythme plus calme… 🌿Avant de fermer nos portes numériques, on vous propo...
31/07/2026

🌿 L’été s’installe, et la bibliothèque prend un rythme plus calme… 🌿

Avant de fermer nos portes numériques, on vous propose de voyager autrement, à travers un jeu de memory imaginé à partir d’un ouvrage précieux issu de nos collections l’ « Histoire naturelle des oiseaux exotiques » (1836). 🐦

Plumes éclatantes, silhouettes venues d’ailleurs, couleurs improbables… ces oiseaux exotiques illustrés au XIXe siècle prennent vie dans ce jeu où il faut associer les paires, comme un petit défi estival entre curiosité et observation.

Un clin d’œil ludique à la richesse des planches naturalistes anciennes, à feuilleter autrement — en s’amusant.

Merci de nous avoir suivis tout au long de l’année
On vous souhaite un très bel été, reposant, curieux, et un peu voyageur aussi.

📚 On se retrouve à la rentrée !

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Apposée sur la façade comme un « cri de couleurs », l’immense affiche Levitan — « INOUI ! crédit légal de 21 mois » — év...
30/07/2026

Apposée sur la façade comme un « cri de couleurs », l’immense affiche Levitan — « INOUI ! crédit légal de 21 mois » — évoque la France des années 1970, quand le mobilier moderne, la télévision couleur et le salon neuf semblaient enfin à portée de mensualités. Dans la rue, cette « promesse géante de confort » raconte une époque où la publicité vante aux yeux des passants tous les rêves domestiques.

Ainsi vont les offres de l’été 75 dans le quartier de Trion (Lyon 5e) ! 📷

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Publié à Paris par la librairie Hachette au début du XXe siècle, «  Lyon et ses environs » s’inscrit dans la célèbre col...
29/07/2026

Publié à Paris par la librairie Hachette au début du XXe siècle, « Lyon et ses environs » s’inscrit dans la célèbre collection des Guides Joanne. Fondée par Adolphe puis Paul Joanne, elle fait longtemps autorité dans l’art du « voyage cultivé » en France avant de devenir en 1919 les Guides Bleus.

Conçus non pas comme de simples manuels pratiques mais comme de véritables itinéraires historiques, ces ouvrages invitent le lecteur à découvrir monuments, paysages, curiosités naturelles et voies d’excursion. Le volume consacré à Lyon en 1903 est bien plus qu’une “promotion touristique”, c’est une invitation érudite à l’excursion en mettant l’accent sur la découverte patrimoniale.

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