25/05/2026
LETTRE OUVERTE À LA SOCIÉTÉ CIVILE MONDIALE
AUX DÉFENSEURS DE LA PAIX ET AUX PEUPLES DU MONDE
Depuis Cuba : un appel à la vie face aux tambours de guerre
Excellences, dirigeants d’organisations sociales, défenseurs des droits humains et citoyens du monde,
Nous nous adressons à vous en une heure d’extrême gravité. L’intensification d’une rhétorique agressive et les menaces d’intervention militaire de la part de secteurs extrémistes des États-Unis contre Cuba ont cessé d’être de simples slogans politiques pour devenir un danger réel menaçant la paix de la région et la vie de millions d’êtres humains.
Nous faisons appel à la société civile internationale non pas pour demander des faveurs, mais pour invoquer la justice et la mémoire.
Cuba est une petite nation qui a fait de la solidarité son plus grand drapeau. Tandis que d’autres exportent des armes, Cuba a exporté la vie.
Pendant des décennies, notre pays a envoyé des brigades médicales dans les régions les plus oubliées de la planète, combattant Ebola en Afrique, le choléra en Haïti, la cécité en Amérique latine et la COVID-19 dans plus de 40 pays.
Nous sommes un peuple qui partage ce qu’il possède, et non ce qui lui reste, avec la conviction que la santé est un droit humain universel.
Est-ce là la nation qui mérite d’être agressée ? Est-ce là le peuple dont l’intégrité doit être menacée par des porte-avions et des missiles ?
Une agression militaire contre Cuba ne serait ni une « opération chirurgicale » ni une « libération ». Ce serait un massacre de civils.
Le coût humain serait incalculable. Nos enfants, qui fréquentent aujourd’hui des écoles sûres, et nos personnes âgées, protégées par un système de santé universel, seraient les premières victimes de la barbarie.
Une guerre au cœur des Caraïbes déclencherait une tragédie humanitaire qui affecterait non seulement notre île, mais aussi la stabilité de tout l’hémisphère.
L’histoire nous a appris que les bombes n’ont jamais semé la démocratie ; elles n’ont laissé derrière elles que des ruines, des orphelins et du ressentiment.
La paix n’est pas seulement l’absence de conflit ; c’est aussi le respect du droit international, de la souveraineté des peuples et de la Charte des Nations Unies.
Nous lançons un appel urgent à la mobilisation mondiale :
- Nous exigeons le respect de la vie : Nous demandons aux dirigeants de la société civile d’élever leur voix dans tous les forums possibles pour dénoncer l’aventurisme guerrier.
- Nous misons sur la diplomatie : Nous exhortons la communauté internationale à faire pression pour des solutions fondées sur le dialogue, le respect mutuel et la coexistence civilisée entre les États.
- Protection de l’enfance : Nous appelons à protéger le droit de nos enfants à vivre en paix, sans le traumatisme du fracas de la guerre au-dessus de leurs foyers.
Cuba ne représente aucune menace pour la sécurité d’aucune puissance. Notre seule « arme » a été la résistance et la solidarité internationale. Ne permettez pas que la haine de quelques-uns décide du destin de tout un peuple généreux.
Dirigeants du monde, militants, intellectuels, artistes et personnes de bonne volonté : arrêtez la main de l’agresseur avant qu’il ne soit trop t**d.
L’humanité n’a pas besoin de plus de guerres ; elle a besoin de plus de médecins, de plus de livres et de plus de pain.
Au nom de la dignité, de la justice et de la vie, nous vous demandons de vous unir à notre clameur :
Non à la guerre contre Cuba !
Oui à la paix et à la vie !
Respectueusement,
Henry Omar Pérez
Journaliste et communicateur social
Membre de la société civile cubaine
Partagez cette lettre afin qu’elle fasse le tour du monde 🌍