Cercle des poètes

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No limit (2004, film de Jean-Jacques Mezori)Un excellent film X du début des années 2000 qui tourne autour de l'univers ...
23/05/2026

No limit (2004, film de Jean-Jacques Mezori)

Un excellent film X du début des années 2000 qui tourne autour de l'univers du sport moto sur circuit. Samantha, interprétée par la sublime Mélanie Coste, ancienne championne de ski ne pouvant exercer son sport de prédilection à cause d'une blessure et désormais pilote moto fort adroite, cherche à entrer dans la team d'un dénommé Wolfsberg, riche industriel allemand et sponsor d'une grosse écurie moto. Le chemin est semé d'embûches car le milieu est misogyne et l'homme est têtu (ja wohl !). Heureusement la belle a de sacrés arguments. En fin de compte on passe beaucoup plus de temps dans ce film sur les canapés ou sur les tables de bureaux que sur circuit mais le film reste très plaisant à regarder. De très belles scènes, où la température grimpe très facilement, notamment avec une journaliste blonde, sophistiquée, aux grands yeux bleus, cernée par l'homme d'affaires, joué par un Horst Baron, un géant, "bien fait de sa personne" et à l'accent deutsch tout à fait désopilant. "M. Wolfsberg, vous voulez faire l'amour là maintenant ?" "La vie, chère madame, c'est courte..." Une scène de rêve érotique avec Mélanie au lit et en parallèle une moto qui tourne sur un circuit nous plonge aussi dans une atmosphère psychédélique. Franchement, très bon film !
Chronique de ce film et photos à retrouver sur la page de mon blog :

J'ai découvert le cinéma X lorsque j'avais 17 ans, par le biais de Canal Plus, qui diffusait alors un film par mois, notamment le premier samedi de chaque mois à partir de minuit. 40 ans plus t**d, cet intérêt pour ce cinéma ne m'a jamais quitté. Ses...

La v***e (sorti en 2013, Hervé Bodilis) avec Anissa Kate, magnifique française aux origines kabyles qui a eu recours à l...
14/05/2026

La v***e (sorti en 2013, Hervé Bodilis) avec Anissa Kate, magnifique française aux origines kabyles qui a eu recours à la chirurgie esthétique mais conservant une apparence de femme sensuelle et pas du tout "abîmée" contrairement à bien d'autres actrices des années 2020 défigurées par des lèvres et des joues outrageusement regonflées à l'hélium. Anissa tient le rôle principal, celui de la v***e donc, deux ans après ses débuts dans le cinéma X ; elle a alors 26 ans. Le synopsis annonce une histoire intéressante : un richissime homme d'affaires est tué par sa maîtresse laquelle retourne ensuite l'arme contre elle, après un ébat torride et une explication de texte légèrement houleuse. La femme du défunt mari hérite évidemment de la fortune, mais un puissant financier et sa secrétaire (incarnée par la fabuleuse Claire Castel) lorgne sur les biens de la dame de manière un peu trop discourtoise. Heureusement son fidèle associé et encore plus ses dévouées (très dévouées !) femmes de ménage veillent au grain. Le film dure 1h50 et l'on pourrait se mettre à croire que cette longueur va apporter un savant dosage entre déroulement de l'intrigue et scènes explicites. Que nenni ! Pour ceux qui cherchaient un a côté romancé, pratiquement 1h35 sont consacrés à la diffusion de scènes "sexy". Scènes le plus souvent très longues (trop ?). La photographie d'Hervé Bodilis reste irréprochable sur le registre esthétique, certains plans sont magnifiques, nous pensons en particulier à une scène où Claire Castel, debout, appuyée contre une vitre est en train d'être déshabillée par son partenaire, il y a aussi cette autre scène très émoustillante (et d'une durée très raisonnable cette fois) lors de laquelle une de ses employées s'occupe à merveille de sa patronne. Toutefois on peut se poser la question : pourquoi réaliser un film de près de 2 heures pour ne proposer aux trois-quarts des scènes explicites où ceux qui n'auront cherché que le soulagement auront quitté la scène après 30 minutes de projection (à moins d'être très endurant) ? Reste néanmoins le plaisir de savourer Anissa Kate en tailleur noir et sa voilette de deuil. Délicieuse à croquer !
Photos extraites du film et chronique à retrouver sur ma page consacrée au cinéma "interdit" :

J'ai découvert le cinéma X lorsque j'avais 17 ans, par le biais de Canal Plus, qui diffusait alors un film par mois, notamment le premier samedi de chaque mois à partir de minuit. 40 ans plus t**d, cet intérêt pour ce cinéma ne m'a jamais quitté. Ses...

Le dernier train de la nuit (1975, Aldo Lado) Angoisse, haute-tension, hémoglobine à foison pour ce film tragique dans l...
18/04/2026

Le dernier train de la nuit (1975, Aldo Lado)

Angoisse, haute-tension, hémoglobine à foison pour ce film tragique dans lequel deux jeunes étudiantes (l'une allemande, l'autre italienne) s'apprêtant à passer Noël dans la famille de l'une d'elles à Vérone, effectueront finalement leur dernier voyage... en train de nuit. Tout est question de mauvaises rencontres avec deux loubards sans limites, dont un accroc à l'héroïne et avec une "dame du monde" tout compte fait nymphomane, manipulatrice et sadique (Macha Méril, ici au sommet de sa beauté, y joue d'ailleurs le rôle de sa vie). Cette nuit-là dans le train est effectivement ignoble pour les deux pauvres jeunes filles et leur calvaire est d'autant plus inacceptable qu'il est couvert par la lâcheté d'un homme bien costumé. Les 20 dernières minutes, tandis que les drames sont survenus, l'on ne s'attend pas à cette pirouette scénaristique tout à fait géniale. De r**e, nous passons effectivement à revenge. Mais il ne faut pas trop en dire. Le dernier train de la nuit, qui n'épargne pas encore hélas les attributs féminins, reste cependant un petit bijou de cinéma bis italien, notamment par le jeu des trois méchants et l'harmonica d'Ennio Morricone qui n'en finissent pas de nous inquiéter profondément.

A noter l'une des deux jeunes étudiantes interprétées par Irène Miracle, futur personnage principal dans Inferno, oeuvre majeure de Dario Argento, et encore plus connue pour son rôle dans Midnight Express.
Chronique à retrouver sur :

Christopher Lee, Klaus Kinski, Jess Franco, Giallo, Horreur, Fantastique, Erotique, le blog de PH.Vender, gothiques italiens

Avoir 20 ans de Fernando di Léo (sorti en 1978, 5 à 6 ans après sa Trilogie du Milieu). Sur fond de road-trip de deux fi...
17/04/2026

Avoir 20 ans de Fernando di Léo (sorti en 1978, 5 à 6 ans après sa Trilogie du Milieu).
Sur fond de road-trip de deux filles paumées (mais plus que belles) qui se rencontrent sur une plage naturiste, Fernando di Léo livre une histoire qui le sort des habitudes d'auteur d'intrigues policières. Il crée un long-métrage qui semble une ode à la liberté et à l'affranchissement d'une société qui dessine les contours diaboliques du capitalisme. Qui semble, seulement à première vue. Car le regard de di Léo est ici très ambigu. Agé alors de 50 ans, et 10 ans après Mai 68, son ironie transpire en définitive vis-à-vis de cette jeunesse marginale rongée par la drogue et les idéaux fumeux. Lia la blonde et Tina la brune naviguent dans les eaux troubles d'un rêve impossible, leur fraîcheur, leur quête de liberté, leur rage de vivre et d'assumer leur féminité sont belles à regarder mais l'on sent que tout va s'écrouler. Jusqu'au pire, non on ne le croit pas hélas, et pourtant. Ressortent toutefois des scènes inoubliables : les deux femmes courant dans les rues de Rome aux côtés d'un jeune guitariste avec lequel elle partage un morceau de vie en communauté ; "l'interview" de Tina racontant son histoire, son parcours, quelle émotion parvient-elle à faire passer ! Il y a aussi ce moment invraisemblable avec le vieux professeur qui admire la jeune Tina se donner le plaisir rien qu'à l'entente du mot "Culture". Désopilant ! Mais cette quête insensée où l'on refuse d'entrer dans le moule de la société finit par se fracasser sur une descente de police et un interrogatoire aussi brutale que stupide. Les deux filles repartent alors vers d'autres horizons. Elles pensent qu'elles peuvent exprimer leur féminité jusqu'à provoquer les hommes. Mais ces hommes-là, ces derniers qu'elles rencontrent, sont monstrueux. Fernando di Léo reprend ses réflexes d'auteur de thrillers pour les dix dernières minutes d'une scène épouvantable. Tant et si bien qu'elle tomba pendant plus de 10 ans sous le coup de la censure, ce qui me paraît pleinement justifié. Quel message a voulu faire passer di Léo dans cette chute si cruelle ? Toutefois cette fin ne ternit pas l'originalité de cette oeuvre mais n'y avait-il pas d'autres façons de démontrer que l'homme est un loup pour la femme lorsque celle-ci revendique son indépendance et son élégance incomparable ?

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