Aqueducs et ouvrages hydrauliques d'Île de France

Aqueducs et ouvrages hydrauliques d'Île de France Simplement partager ma passion pour les rivières, étangs et lacs, et surtout les ouvrages hydrauliques réalisés par l'homme.

13/06/2021

Prochain publi-reportage : l'Aqueduc Médicis

Randonnée fraternelle sur l'aqueduc de la Dhuys17 octobre 2020Fin septembre, début octobre, Tonio m’appelle et me dit « ...
01/02/2021

Randonnée fraternelle sur l'aqueduc de la Dhuys
17 octobre 2020

Fin septembre, début octobre, Tonio m’appelle et me dit « Dominique, c’est toujours d’accord pour le 17 sur la Dhuys ? ». Sans trop réfléchir, je réponds rapidement que oui. Je fais plutôt partie de ceux qu’on appelle les « pourquoi pas ». Mais à ce moment, je ne sais pas ce qui m’attend.

Un peu plus t**d, il m’annonce la couleur : 23 km à pied !

Ah ?!

Pas trop d’activité physique ces derniers mois, mais bon, je me suis engagé, donc j’assume.

Ce matin du 17 octobre, nous nous donnons rendez-vous chez Kiki, et nous sommes rejoints par Gigi.

Nous voilà en route pour Nogentel, ou plus exactement Etampes sur Marne, juste à côté, dans l’Aisne.

Tout d’abord, l’aqueduc de la Dhuys est un sujet qui me passionne, et plus généralement les ouvrages hydrauliques, et que j’ai déjà traité dans quelques articles.

Mais comble de l’histoire, notre point de départ pédestre se situe dans la région de ma plus jeune enfance, à côté de Château-Thierry. Cet aqueduc, tout gamin, j’y en ai sali des vêtements, lors de ballades avec mes cousins de Nogentel !

Voiture garée, mon premier regard se porte sur la première borne hectométrique qui caractérise le parcours de tout l’aqueduc, sur ses presque 131 km : point 237 ! Soient mes fameux 23 km à parcourir…

Pour avoir déjà effectué des visites de sites sur la Dhuys, ou d’autres comme l’aqueduc de la Vanne, je savais que ça n’allait pas être de tout repos, car le parcours de l’aqueduc, ce n’est pas le « billard » que l’on peut connaître à certains endroits, notamment Gagny, Clichy ou Montfermeil.

Mais j’étais encore loin du compte.

Heureusement, un vélo avait été emmené, ce qui m’a permis d’effectuer quelques kilomètres quand le parcours était relativement plat.

Le ton fut vite donné lors du passage du premier siphon. Entendez par « siphon », la descente et la remontée d’un vallon, sur souvent plusieurs dizaines de mètres de dénivelé. Les descentes sont bien sûr faciles, bien que rendues incommodes du fait d’un sol gras et glissant. Mais la remontée de ce premier siphon fut, je dois l’avouer, un calvaire, et entama fortement ma bonne volonté, engendrant chez moi un doute quant à ma capacité à aller jusqu’au bout.

Mais c’était sans compter sans le soutien très fraternel et sans faille de mes trois autres compagnons de randonnée.

Souvent à la traîne, je ne me suis jamais senti pour autant lâché.
Connaissant pourtant la région depuis ma plus tendre enfance, que j’ai sillonnée avec mon père de long en large, j’ai découvert des lieux inconnus, souvent insolites. J’étais dans un autre monde.
Un monde créé par l’homme à la fin du XIXème siècle, mais comme oublié, hors du temps. Les ouvrages que nous rencontrons au gré de notre parcours sont là pour nous le rappeler.

Et j’ai la prétention de penser que notre entreprise s’inscrit comme une volonté de perpétuer une mémoire collective, qui a souvent trop tendance à disparaître, et surtout parce que ce vaste ouvrage, comme celui de l’aqueduc de la Vanne ou de l’Avre, est une des clés de la mission du Baron Haussmann que lui a confié Napoléon III dans le réaménagement de Paris. Dans ce XVIIIème siècle qui voyait augmenter sa démographie, et notamment dans la capitale, comment cela aurait pu être possible sans apport d’eau potable, à une époque où les usines de retraitement n’existaient pas ?

Ces siphons, descentes et montées de vallées, nous laissent pantois quant à l’ingéniosité déployée par Eugène Belgrand il y a 160 ans !
L’aqueduc de la Dhuys, qui, pour beaucoup, s’apparente à un long fleuve tranquille, l’est en fait souvent à des montagnes russes, agrémentées d’obstacles dignes d’un parcours du combattant.

Mais…quelle magie !

Non seulement nous sommes plongés près de deux siècles en arrière, mais nous avons accès à un monde « caché ».

C’est ainsi que nous longeons une réserve de cerfs, dont la période est propice à certains échanges entre congénères de sexes opposés, et ils nous le font bien savoir au travers du brame des mâles que cette période automnale, accompagnée d’un ciel couvert, rend le moment quelque peu inquiétant. A tel point, qu’encore une fois restés très en arrière du groupe, l’intensité des sons émis me laisse penser qu’un animal de 200 kg est tout près de moi, me faisant ainsi hâter le pas.

Au gré de la progression du parcours, les bornes hectométriques défilent, les unes après les autres, en ordre décroissant. Un premier tiers est accompli, puis la moitié, puis les trois quarts, et ainsi de suite.

Mais si, malgré ce que je pensais, le physique répond globalement présent, ce sont les pieds qui commencent à faire défaut.

Cependant, la magie du groupe que nous sommes, sa bienveillance et sa fraternité, renforcent ma volonté d’aller jusqu’au bout, et je tiens vivement à les en remercier, rendant ainsi possible ce qui me semblait au départ impossible.

Parti au départ sur mes pieds, sur mes jambes, c’est à la fin la tête qui me porte jusqu’à l’arrivée, et quasiment en même temps que les autres. Ceci me fait d’ailleurs penser à une citation d’un pasteur américain « Les pieds sur Terre, mais la tête dans les étoiles ».

Et même un peu plus, car avec l’un d’entre eux, nous transgressons un peu les interdits, puisqu’avec précaution et respect, nous allons jusqu’au point de captage, prenant soin de ce lieu, pour avoir ce sentiment de : « J’y suis allé ».

Plus qu’une simple randonnée, ce fut pour moi une belle aventure humaine !

Encore un grand merci à mes compagnons de route, surtout à celui qui non seulement nous a véhiculé, mais est retourné, à vélo, rechercher sa voiture pour nous ramener.

Et puis, cher amis, la bouteille de champagne est toujours de mise, c’est quand vous voulez ! 😉

25/08/2020

L’aqueduc Saint-Fiacre, de Gagny au Raincy

En 1773, le Président Hocquart, seigneur de Gagny et de Montfermeil, conclu avec Louis Philippe d’Orléans un accord autorisant ce dernier à utiliser l’eau de la fontaine Saint-Fiacre pour alimenter les pièces d’eau de son château du Raincy (construit entre 1643 et 1650). Un aqueduc est construit à cet effet. Il amène l’eau de la fontaine Saint-Fiacre, de la fontaine du Martelet et de l’étang des Sept Iles, creusé à Montfermeil en 1781-1782 jusqu’au Petit Raincy. Là, ses eaux sont grossies par celles de la nappe pompées à l’aide d’une machine à vapeur à 75 m de profondeur. Un aqueduc joignait l’étang des Sept Iles à l’aqueduc principal.

En 1769, Louis-Philippe d'Orléans, acheta le domaine du château du Raincy. Il fit redessiner le parc « à l'anglaise » par un certain Pottier, Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis ce dernier, retiré du service, s’était fait une réputation de dessinateur de jardins anglais ; ce fut l'un des premiers parcs à l'anglaise de France.

Vers 1773, c'est ce même Pottier qui le réaménagea et l'agrémenta de cascades artificielles et y fit bâtir des dépendances telles qu'une vacherie et, spécialement sur demande du duc d'Orléans qui était très féru de chasse, un chenil. Un accord fut signé entre le président Hocquart, alors seigneur de Gagny et de Montfermeil, et Louis-Philippe d'Orléans pour la réalisation de l’aqueduc Saint-Fiacre, afin d'alimenter les fontaines du château.

Pour rappel, l’aqueduc de la Dhuys a été lui construit de juin 1863 à août 1865, soit près d’un siècle plus t**d. (Voir l’article à ce sujet https://www.facebook.com/AqueducsOuvragesHydrauliquesIDF/posts/102193981612061)

Les tracés se croisent à Gagny, mais le château du Raincy ayant été définitivement détruit en 1819, je ne saurais dire si l’aqueduc Saint-Fiacre était encore en état, et qui plus est, si de l’eau y passait encore, d’autant plus qu’une des sources, la source Saint-Fiacre est décrite tarie dans mes recherches.

Ce [modeste] reportage n’est pas complet, car il me reste à trouver l’emplacement de la source du Martelet. Pour l’eau venant des Sept Îles, pas d’illusions, l’urbanisation a dû effacer toute trace.

Par contre, grâce à un ancien plan, je peux situer avec certitude la fontaine Saint-Fiacre. Elle était au début de l’avenue des Dahlias à Gagny, sur une petite parcelle encore accessible (photos 2 et 3 de la vidéo).

J’ai effectué le parcours en prenant autant de photos que possible, pensant rejoindre Le Raincy. Mais naïvement, car il est bloqué à un endroit (il faut que je regarde le cadastre), et surtout, tout s’arrête à partir de nos fameuses carrières de l’Ouest (entre 4 mn et 4 mn 30 de la vidéo) , jusqu’aux limites de celles-ci en bordure du Raincy. En les contournant, et en prenant l’allée de l’Aqueduc Saint-Fiacre au Raincy, on se retrouve bloqué également par les carrières.

Par contre, à partir du Raincy, il n’y a plus aucune trace.

J’ai pu parcours quelques centaines de mètres dans la zone ci-dessus (dernières photos), et je ne suis absolument pas sûr du tracé après.
Par contre, j’ai un plan précis qui permettrait à un topographe de reconstituer le parcours dans les dites carrières.

A certains endroits, on trouve des marques (rouges et blanches) de chemin de grande randonnée, mais je n’ai pas trouvé de référencement comme tel sur les cartes des GR.

Vous remarquerez dans cette vidéo beaucoup de verdure, une nature parfois sauvage, et surtout un lieu de ballade agréable qu’il conviendrait de réaménager et surtout de faire connaître. J’ai eu l’occasion de rencontrer des riverains qui seraient pour. Ce serait ainsi un parcours permettant d’aller de Gagny au Raincy, presque tout le temps verdoyant, agréable, et surtout sans voitures et hors du temps si on laisse faire son imagination.
Je regrette trop souvent l’abandon de notre patrimoine, laissant ainsi notre histoire disparaître lentement.

J’ai eu l’occasion d’en parler à Rolin Cranoly, Maire de Gagny, qui serait prêt à m’entendre sur le sujet. Si d’autres personnes veulent se joindre à moi, elles sont les bienvenues.

A part la problématique du parcours dans les Carrières de l’Ouest, qui pourrait d’ailleurs s’inscrire dans le souhait de ce dernier de les aménager, ce projet ne serait pas très onéreux, et au bénéfice de beaucoup, tant en termes de lieu de ballade, que de l’histoire de Gagny.

Je n’ai pas mis toutes les photos que j’ai prises, car la nature humaine faisant son œuvre , on est parfois désabusé, voire dégoûté. Vous trouverez néanmoins joint le plan du tracé.

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AQUEDUC DE LA VANNEReportage du 14/08/2020Après avoir être allé voir le pont-aqueduc à Moret Sur Loing qui était d'aille...
23/08/2020

AQUEDUC DE LA VANNE

Reportage du 14/08/2020

Après avoir être allé voir le pont-aqueduc à Moret Sur Loing qui était d'ailleurs en travaux, je suis allé à la recherche d'autres ouvrages, notamment des siphons, où il m'a fallu l'aide de Jean-Claude pour trouver ces endroits très bien cachés et difficiles d'accès.

Pour rappel, l'aqueduc de la Vanne, avec celui du Loing, amène toujours de l'eau potable à Paris. Long de 156 km, œuvre de l'ingénieur Eugène Belgrand, à la demande du Baron Haussmann entre 1866 et 1874. Le dénivelé n'est que de 45 mètres, sur 156 km !!!

AQUEDUC DE LA DHUYS A MONTRYReportage du 20/08/2020Quelques photos des ponts aqueduc de la Dhuys sur le Grand Morin et s...
23/08/2020

AQUEDUC DE LA DHUYS A MONTRY

Reportage du 20/08/2020

Quelques photos des ponts aqueduc de la Dhuys sur le Grand Morin et sur le canal latéral au Grand Morin à Montry en Seine et Marne.

J'ai fait des clins d'oeil avec des photos que j'ai prises et des cartes postales anciennes.

L’aqueduc de BucL’aqueduc de Buc est un ancien aqueduc situé sur la commune de Buc, dans le département des Yvelines, en...
23/08/2020

L’aqueduc de Buc

L’aqueduc de Buc est un ancien aqueduc situé sur la commune de Buc, dans le département des Yvelines, en France.

Construit entre 1684 et 1686 par Thomas Gobert, il faisait partie des aménagements hydrauliques destinés à acheminer de l'eau pour alimenter les fontaines et les jets du parc du château de Versailles. Il est classé au titre des Monuments historiques.

Dès sa création, le parc de Versailles nécessitera toujours plus d'eau pour alimenter les fontaines et jeux d'eau toujours plus nombreux et importants. Après le petit étang de Clagny, vite insuffisant dès 1672, puis le réseau hydraulique pour amener l'eau des étangs de Trappes et Bois d'Arcy à partir de 1678, les ingénieurs du Roi vont chercher d'autres approvisionnements possibles. Bâti sur la même période que la machine de Marly et l'aqueduc de Louveciennes1 qui devait pomper puis amener l'eau de la Seine, l'aqueduc de Buc était destiné à acheminer par simple gravité (au contraire de Marly) les eaux du plateau de Saclay situé entre les vallées de la Bièvre et de l'Yvette et des étangs qui s'y trouvaient, dits « étangs inférieurs »

L'aqueduc était relié à l'étang du Trou Salé et de Pré Clos à Toussus-le-Noble, eux-mêmes reliés à l'étang de Saclay via l'étang d'Orsigny et un aqueduc souterrain, lui-même relié à l'étang de Villiers par l'aqueduc des Mineurs. Le plateau fut également creusé de nombreuses rigoles pour acheminer les eaux de pluie vers ce réseau hydraulique.

L'ouvrage a une longueur de 580 m , une hauteur totale de 24 m et son tunnel descend à plus 30 m de profondeur

Il est composé de deux rangées de 19 arcades superposées, de 21 mètres de hauteur. Les piles des arcades inférieures sont espacées de 9 m ; elles ont une épaisseur de 4 m et des fondations de 24 m.

Au sommet, l'aqueduc proprement dit mesure 1 m de large, est profond de 1,91 mètre et est recouvert de lourdes dalles de pierre.

Une petite maison de fontainier est accolée à l'ouvrage.

Il est repris dans la bd «SOS Météores» de la série Blake et Mortimer. Merci Marc ;)

Reportage du 01/07/2020
(Source Wikipedia)

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Gagny
93220

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