18/04/2026
Le récent communiqué de la Mairie nous accuse de diffuser de « fausses informations ».
C’est une affirmation grave, alors que nous nous appuyons uniquement sur les chiffres issus de la note officielle préparée pour le Conseil Municipal du 14 avril.
Pour nous, il ne s’agit pas de polémiquer, mais de rappeler des faits vérifiables dans les documents de la commune.
Voici la réalité, point par point :
- Contrairement à ce qui est affirmé, les adjoints n’ont pas réellement baissé leurs indemnités.
La baisse affichée de leur taux de base est compensée par une majoration locale facultative de +15 %.
Résultat : chaque adjoint perçoit 890,11 € par mois.
On ne peut pas parler de baisse lorsque des bonus facultatifs viennent annuler l’effort annoncé.
- L’enveloppe globale prévue s’élève à 11 574,44 € par mois.
Sans le maintien de la majoration de 15 %, elle serait de 10 065 €.
Il s’agit donc bien d’un choix local de dépenser 1 509 € supplémentaires chaque mois.
- En cumulant la hausse nationale (+6 %) et ce bonus local (+15 %),
le surcoût total pour les finances publiques dépasse 126 000 € sur la durée du mandat.
À lui seul, le maintien du bonus de 15 % représente 108 679 € sur 6 ans.
- La municipalité confirme avoir multiplié les titres et délégations.
Aujourd’hui, 23 élus sur 29 sont indemnisés.
Pour nous, indemniser la quasi-totalité de la majorité n’est pas une preuve d’efficacité, mais un choix budgétaire qui manque de retenue.
- Enfin, citer des votes vieux de plusieurs années pour répondre aux critiques actuelles constitue une diversion.
Le contexte de 2026 n’est plus celui d’hier : inflation, tension sur les services publics et attentes accrues des habitants en matière de sobriété.
Nous invitons chaque Écouennais à consulter les délibérations du conseil municipal du 14 avril, afin de comparer nos propos avec les documents officiels.
Rétablir la vérité, ce n’est pas mentir.
C'est permettre aux habitants de comprendre comment est utilisé l’argent public.
Notre engagement, citoyen n’est pas un métier et ne doit pas se financer sur le dos des administrés.