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24/10/2026

Trappes et La Verrière : le racisme tue

Ce vendredi matin, un homme a ouvert le feu sur plusieurs personnes à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme de 26 ans a été tué, quatre autres personnes ont été blessées, dont une enfant de 12 ans très grièvement.

Le PCF adresse ses pensées les plus fraternelles aux familles et aux proches des victimes. Le PCF, ses militants, ses élus se tiennent aux côtés des habitantes et habitants des deux communes, frappés par cet attentat dont les motivations racistes font peu de doutes.
En effet, le Parquet national antiterroriste vient de se saisir de l'enquête, notamment pour assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante d'une motivation raciste.

Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière sur les motivations de l'auteur présumé, son parcours et ses éventuelles complicités.

La gravité de ces qualifications nous oblige.
Ce drame survient à un moment de l'histoire de notre pays où les paroles racistes se banalisent, où les préjugés et les discours de haine se multiplient de la part de l'extrême droite et de la droite extrême.

Un climat mortifère phagocyte le débat public, entretenu aussi bien par des chefs d’État étrangers, comme Donald Trump que par des responsables politiques de notre pays comme Jordan Bardella, Eric Zemmour ou Marine Le Pen, qui ciblent avec une hargne décuplée les « immigrés » qu’ils accusent notamment d’être derrière les violences du week-end dernier. Ce discours alimente la haine, la peur et la violence.

Comme dans les années trente, une forme d’internationale fasciste, extrêmement dangereuse, grandit dans le monde et en Europe.
Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit qui détruit des vies, fracture notre peuple et peut conduire au pire. Quand certains désignent sans cesse des boucs émissaires, opposent nos concitoyens entre eux et font de l'origine ou de la religion un motif de suspicion, c'est toute la République qui est attaquée.
La République doit se protéger de ce venin. Elle doit garantir à chacune et chacun le droit de vivre en paix et en sécurité, quelles que soient son origine, sa couleur de peau ou ses croyances. Cette exigence d'égalité et de fraternité ne peut rester une promesse abstraite. Elle doit être défendue et faire l'objet d'actes concrets, partout sur le territoire.

Le Parti communiste français appelle nos concitoyen·nes à se rassembler partout en France contre le racisme, l'antisémitisme, toutes les discriminations. Parce que nous refusons que la haine raciste fasse la loi dans notre pays. Parce que rien ne doit nous détourner de ce qui nous rassemble : notre commune humanité.

Paris, le 23 octobre 2026

Parti communiste français

24/10/2026
24/10/2026

🚩 Le gouvernement se moque de nous. Chaque fois qu'il est sommé de répondre aux revendications, il botte en touche et s'engage à ouvrir des discussions plus t**d. Nous voulons qu'il réponde aux revendications tout de suite !

On ne doit pas les laisser noyer le poisson ! Après des semaines à se mobiliser et à braver la répression, on passe au cran supérieur !

Dès le lundi de la rentrée, on bloque tous les lycées de France ! On fait monter la pression et le 5 novembre on converge avec les travailleuses et les travailleurs du pays qui appellent à GÉNÉRALISER LA GRÈVE !

Avec le Mouvement Lycéen, on va faire plier Macron et ses amis de la finance !

24/10/2026

Attentat à Trappes et à La Verrière : le racisme tue. Ceux qui l’alimentent doivent rendre des comptes.

Le MJCF adresse toute sa solidarité aux proches de la victime, aux blessés et à leurs familles, ainsi qu’à l’ensemble des habitants touchés par ce drame. Nous saluons la mobilisation des services de secours, des forces de l’ordre et des personnels de santé.

[…]

Le MJCF réaffirme sa détermination à combattre la progression des idées racistes, suprémacistes et réactionnaires, et mettre fin à l’impunité dont elles bénéficient en les dénonçant pour ce qu’elles sont.

Faisons bloc dans la solidarité avec les habitants de Trappes et de La Verrière. À ceux qui veulent nous diviser, nous opposons un combat pour l’égalité, la fraternité et la justice.

24/10/2026

[Entretien] Fabien Roussel : « Nous appelons à se mobiliser où c’est possible »

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle, s’exprime à l’issue de la réunion des partis politiques à Matignon avec Sébastien Lecornu, ce jeudi.

La Marseillaise : Comment s’est déroulée cette réunion à Matignon ?

Fabien Roussel : On est forcément déçus avec Stéphane Peu et Cécile Cukierman. On y allait pour commencer à discuter avec le gouvernement des mesures contre la vie chère pour les salaires, sur les prix de l’essence, de l’énergie. En fait, le Premier ministre nous avait conviés à une réunion qu’il a dite « technique » pour parler du maintien de l’ordre avec le général qui nous a expliqué ce que c’était. On est très loin de tout ce qui se dit en France depuis des mois concernant la vie chère. Si les questions de sécurité et de maintien de l’ordre nous préoccupent, pour autant, il est urgent d’apporter des réponses au problème du pouvoir d’achat. C’est ce que nous avons rappelé.

Il n’a pas du tout été question de répondre aux revendications sociales ?

F.R. : Rien. On a d’ailleurs mis l’accent sur le fait de recevoir les lycéens et les étudiants parce que c’est inadmissible que le Premier ministre ne l’ait pas encore fait, c’est ce que nous avons dit. Ils ont des propositions qui n’ont pas d’impact budgétaire, telles que l’abrogation de Parcoursup ou le fait de revenir sur le contrôle continu, la réforme de Jean-Michel Blanquer. Cela peut être annoncé dès maintenant.

Le gouvernement devrait faire des annonces aux lycéens lundi.

F.R. : Peut-être, en tout cas, on n’a rien entendu aujourd’hui.

Qu’avez-vous pensé de la prise de parole du président Emmanuel Macron en amont de cette réunion ?

F.R. : C’est lunaire parce que justement, on a un État qui est impuissant, un président qui est en fin de règne et au lieu d’entendre la colère qui monte et s’exprime depuis des mois, il met en cause des principes constitutionnels tels que le droit à manifester. Ça, c’est grave.

Dans de nombreuses villes et départements, les interdictions à manifester tombent les unes après les autres. Qu’en pensez-vous ?

F.R. : Quand des syndicats qui ont l’habitude de déposer, en bon ordre, la possibilité de manifester, il faut pouvoir défendre ce droit et ne pas accepter cette situation. Autant, il y a des endroits, quand il n’y a pas de demande des syndicats, de partis, d’organisations de jeunesse, je peux comprendre qu’il n’y ait pas d’autorisation à manifester. Mais quand ces demandes existent, et d’autant plus dans des villes où on a l’habitude de le faire, c’est inadmissible d’interdire à des organisations syndicales et politiques de manifester. Au contraire, l’État doit garantir ce droit et autant protéger les manifestants que les biens, les institutions et les commerces.

Les transports seront également à l’arrêt, notamment à Marseille. Tout le monde est pénalisé ?

F.R. : Encore une fois, c’est comme si c’était une double peine imposée aux Français et tout ça dans un discours sécuritaire qui mélange à la fois celui contre les immigrés, les terroristes d’ultragauche et la responsabilité de forces politiques de gauche. C’est une dérive dangereuse qui rappelle des discours que l’on a entendus dans les années 1930, où les partis communistes étaient interdits, où le bouc émissaire était le juif. Il faut faire attention à ces dérives.

Si l’on en croit les révélations de Mediapart sur une note du renseignement intérieur, vous êtes un membre de cette « ultragauche »...

F.R. : Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et moi-même sommes cités dans une note du renseignement intérieur qui dit que nous sommes à l’origine de ces manifestations. Franchement, il n’y a pas besoin des renseignements intérieurs pour dire que les responsables des partis de gauche appellent à manifester pour le pouvoir d’achat.

Vous appelez à manifester samedi ?

F.R. : Tant qu’il n’y a pas de réponse concrète, nous appelons à se mobiliser où c’est possible. C’est-à-dire partout où les organisations syndicales, de jeunesse ou nous-même, appelons à manifester en ayant déposé une demande. Nous le faisons quand nous sommes en capacité d’organiser ces manifestations.

La gauche est ressortie, jeudi, déçue, voire « en colère », de la réunion des partis politiques à Matignon. Consacrée au maintien de l’ordre, celle-ci a été défendue par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, comme « la priorité » avant toute « prise en compte » des revendications sociales. Le Premier ministre a assuré qu’il n’y avait « aucun amalgame » entre les manifestants qui défilent « de manière pacifique, qui ont des revendications à porter légitimement », et « les casseurs, les pilleurs, les délinquants, certains groupuscules aussi d’ultragauche ou d’extrême gauche radicalisés », selon Maud Bregeon.

Laureen Piddiu - La Marseillaise

19/10/2026

🇫🇷🚩 La Jeunesse organise sa colère !

Le Mouvement des jeunes communistes de France devient une force centrale dans la mobilisation des lycéens et de la jeunesse.

1000 nouvelles adhésions ont été enregistrées au MJCF depuis le début du mouvement.

19/10/2026
19/10/2026
18/10/2026

TOUJOURS PAS DE RÉPONSE, ON CONTINUE LA RÉVOLTE

Dès demain dans nos facs, à la rentrée dans nos lycées, et tous en grève et dans la rue le 5 novembre.

Face à la répression, pas un pas en arrière.

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