01/03/2026
Le RN et LR, avec le peuple ?
Une proposition de loi portée par JC Raux proposait d’interdire d’ici 2030 les pesticides de synthèse et les engrais azotés minéraux autour des captages d’eau potable les plus sensibles. Un texte ciblé, pragmatique et intelligent. Bref, du bon sens, quoi.
L’eau structure tout l’équilibre écologique du territoire :
75 % des masses d’eau de surface en France (rivières, lacs) ne sont pas en bon état écologique.
L’agriculture est la première source de pollution diffuse, notamment via les nitrates et les pesticides.
Les nitrates sont responsables de proliférations d’algues vertes sur les littoraux, avec des conséquences sanitaires et économiques majeures.
Lorsqu’une nappe phréatique est contaminée, la restauration peut prendre des décennies.
En 2023, au moins 17 millions de Français ont reçu une eau non conforme aux normes. Et près de 70 % de l’eau potable provient des nappes souterraines, précisément celles qui accumulent les pollutions diffuses invisibles.
Les captages dits “prioritaires” ont été identifiés dès 2009. Quinze ans plus t**d, les améliorations sont marginales. On a surtout évité que la situation ne s’aggrave.
Autrement dit : les mesures volontaires ne suffisent pas. Et pourtant.
Le Rassemblement national et Les Républicains ont déposé plus de 600 amendements pour bloquer ce texte. Le groupe Ensemble pour la République a participé à son affaiblissement.
On entend parler “d’écologie punitive”. Un terme qui n'a aucun sens, qui ne veut strictement rien dire et qui est utilisé comme une arme de désinformation.
Mais qu’y a-t-il de punitif à protéger les zones où l’eau est déjà fragile ?
La réalité écologique est simple :
– Une pollution diffuse est beaucoup plus difficile à traiter qu’une pollution ponctuelle.
– Plus on attend, plus les coûts explosent.
– Plus les milieux aquatiques se dégradent, plus la biodiversité s’effondre.
Refuser d’encadrer les pesticides autour des captages les plus sensibles, c’est faire un choix politique clair : privilégier un modèle agricole intensif à court terme plutôt que la résilience écologique à long terme.
(sources en commentaire)
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