06/04/2026
Plus de dix ans après sa création, nous continuons de nous battre contre le Grand Est.
Non pas par mépris pour les habitants des autres régions historiques intégrées de force dans ce projet, conçu et imposé par une vision technocratique déconnectée des réalités locales, mais parce que cette dilution de notre existence institutionnelle reviendrait à entériner définitivement la réduction de l’« homo alsaticus » — son histoire, sa culture et sa langue — à un simple folklore sans portée ni enjeu.
La vision de l’Alsace que nous portons est celle d’une région libérée du carcan du centralisme, capable d’assumer pleinement ses responsabilités et de décider de son propre avenir, et cela aussi au bénéfice des autres régions historiques. L’Alsace est par nature solidaire !
Ceux qui s’accrochent au système actuel, souvent par crainte de l’inconnu, devraient prendre la mesure des limites croissantes d’un État central qui peine à assurer efficacement des missions fondamentales telles que la santé, l’éducation, les transports ou encore le développement économique.
Nous ne nous adressons pas à ceux qui défendent le centralisme par dogmatisme : nos divergences sont, sur ce point, irréconciliables.
Nous appelons donc les députés amenés à voter ce mardi 7 avril à mettre un terme à cette expérimentation poussée à l’absurde que constitue le Grand Est.
Par respect démocratique envers les Alsaciens, mais aussi envers les habitants des autres territoires de cette grande région, parfois relégués au rang de simples périphéries par une vision centralisatrice et hors-sol. Le bon sens commande que chaque espace historique et cohérent puisse décider librement de son avenir et porter ses propres choix.
Car, au-delà des principes, le constat est clair : la grande région ne fonctionne pas. Après plus d’une décennie, elle demeure profondément contestée — et pour cause.
Le 7 avril, espérons que l’Assemblée nationale saura démontrer qu’elle agit dans l’intérêt des peuples qui composent la France, et non comme le simple relais d’un système que l’on chercherait à préserver à tout prix.
Martin Meyer Vice-Président Unser Land