08/07/2026
La loi sur la présomption de légalité des tirs policiers a été adoptée par l'assemblée hier.
Désormais, en France, tout tir d’un policier sera présumé légal par défaut. Pourtant, même avant cette loi, les forces de l’ordre bénéficiaient déjà d’un avantage systématique : dans les cas de parole contre parole, c’est presque toujours leur version qui était retenue.
Combien d’affaires où, sans vidéo, les policiers auraient eu gain de cause ? Les images ont souvent prouvé que leur version des faits était inexacte, voire mensongère. Pourtant, sans preuve filmée, c’est leur parole qui prime.
Un déséquilibre déjà criant : Avant cette loi, les policiers étaient déjà au-dessus des autres citoyens. Maintenant, avec la présomption de légalité, le déséquilibre devient institutionnel.
Moins de responsabilisation, plus de risques : Si un tir est toujours présumé légal, qui va vraiment vérifier ? Les enquêtes pourraient devenir encore plus superficielles, et les abus, encore plus fréquents.
Cette loi ne renforce pas la sécurité, elle renforce l’impunité.
Et quand l’État donne un blanc-seing à ses forces de l’ordre, ce sont les citoyens qui paient le prix.
Une proposition de loi s'apprête à présumé légal tout tir de policier ou gendarme. Nous nous opposons fermement à ce projet de loi, qui offrirait aux forces de l'ordre un « permis de tuer ». Voici 5 bascules que la loi permettrait si elle passait.