09/01/2026
Je ne ressens même pas de colère.
Le 5 janvier, mes avocats ont déposé ma requête contestant les élections législatives à Tiassalé.
Selon 127 procès-verbaux de dépouillement, j'ai gagné cette élection avec un écart de 1 356 voix. J'ai demandé au Conseil constitutionnel via mes avocats, la confirmation de ma victoire ou, à défaut, l'annulation de l'élection afin qu'elle soit reprise.
Une copie de cette requête a été envoyée le même jour ou le lendemain à mon adversaire, qui doit répondre dans un délai très court.
Il y a quelques instants, j'ai été informé via des pages tenues par des activistes et des journalistes du RHDP que ma requête a été rejetée comme "mal fondée".
Mon adversaire a donc eu connaissance de mes arguments et a pu, sans doute, les réfuter dans sa réponse.
Cependant, j'ai été privé de l'opportunité de contester ses arguments, car je n'ai pas été informé conformément au principe du contradictoire avant que la décision ne soit rendue.
Je ne connais pas les arguments de mon adversaire, alors qu'il a eu accès aux miens et a même eu l'occasion d'y réagir. Je ne sais donc pas sur quelle base ma requête a été jugée "mal fondée".
Je viens d'échanger avec mes avocats, qui n'ont pas été notifiés de cette décision et n'en ont pas connaissance, mais j'en prends acte.
Je ne ressens pas de colère ; je suis simplement dans l'attente de la prochaine étape de ce projet : les menottes.
Que Dieu nous garde !
ASSALE TIEMOKO ANTOINE
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