09/05/2026
🎨✨ Créer sans attendre d’être légitime ✨🎨
Toujours un carnet à portée de main, Nathan Pidoux dessine partout : dans le train, en cours, entre deux rendez-vous. Pour lui, créer n’est pas un moment précis de la journée, mais une manière d’être au monde. Étudiant en arts visuels à l’ECAL, il développe une pratique instinctive, faite d’essais, d’erreurs et de transformations.
Chez lui, un dessin ne reste jamais figé. Il peut devenir une installation, prendre du volume, changer de forme ou de sens. Car ce qui l’intéresse avant tout, ce n’est pas de représenter fidèlement la réalité, mais de la déplacer, de la questionner, de la transformer.
Sa manière de travailler va à contre-courant de ce que l’on imagine souvent : il ne cherche pas la perfection avant de commencer. Au contraire, il crée d’abord, puis prend du recul pour comprendre ce qu’il a produit. Une approche libre, mais exigeante, qui demande d’accepter de ne pas tout maîtriser.
Un moment marquant de son parcours récent ? Un véritable coup de foudre artistique à Venise, face aux œuvres de Tatiana Trouvé. Une rencontre qui l’a profondément touché et qui l’a poussé à s’interroger : pourquoi certaines œuvres nous marquent-elles autant ? Qu’est-ce qui, dans l’art, vient résonner en nous ? Ce questionnement est aujourd’hui au cœur de son travail de mémoire.
Mais Nathan ne vit pas uniquement pour l’art. Très engagé, il s’investit également dans la vie associative et politique, notamment auprès des jeunes. Un équilibre qu’il considère essentiel pour ne pas se couper du réel et garder un regard ancré dans le quotidien.
À travers son parcours, une idée ressort avec force : il n’est pas nécessaire d’être sûr de soi pour créer. Il faut parfois simplement oser commencer.
💬 « Une œuvre n’appartient plus à celui qui la crée, mais à celui qui la regarde. »
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