05/21/2026
Chercher de l’aide demande souvent énormément de courage. Lorsqu’une personne traverse une période de vulnérabilité, de détresse ou de confusion, il peut devenir difficile de distinguer ce qui est réellement aidant de ce qui ne l’est pas.
Le but de cette publication n’est pas de discréditer certaines approches ou de prétendre qu’il n’existe qu’une seule façon d’aller mieux. Plusieurs personnes trouvent du réconfort dans différentes formes d’accompagnement : psychologique, communautaire, spirituel, holistique, religieux, etc. Et cela peut être tout à fait valide.
Toutefois, avec l’essor des réseaux sociaux, une multitude de programmes, méthodes et “experts” sont désormais proposés à des personnes souvent déjà fragilisées. Dans ce contexte, certains éléments méritent d’être regardés avec prudence :
1) L’usage du terme « guérison » : Les enjeux de santé mentale sont complexes, multifactoriels et souvent évolutifs. Promettre une guérison rapide, complète ou garantie peut donc être trompeur et créer de faux espoirs.
2) L’emploi de termes à connotation scientifique : utiliser des mots comme « neurosciences », « neuroplasticité », « régulation du système nerveux (TRÈS ACTUEL) » ou « validé scientifiquement » ne signifie pas automatiquement que l’approche repose réellement sur des données solides ou reconnues.
3) Les références vagues à des experts ou à une expertise reconnue : lorsqu’aucun nom, aucune formation, aucune référence ou source claire n’est identifiable, il devient difficile pour les personnes de vérifier la crédibilité des informations présentées.
Habituellement, une personne qui détient une formation ne se cachera pas de la nommer.
Et si l'approche proposée regroupe tous ces points : ON QUESTIONNE.
𝙇𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙩 𝙦𝙪’𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙥𝙥𝙧𝙤𝙘𝙝𝙚 𝙣𝙚 𝙨𝙤𝙞𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙖𝙥𝙥𝙪𝙮𝙚́𝙚 𝙨𝙘𝙞𝙚𝙣𝙩𝙞𝙛𝙞𝙦𝙪𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙣𝙚́𝙘𝙚𝙨𝙨𝙖𝙞𝙧𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙧𝙤𝙗𝙡𝙚́𝙢𝙖𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚.
Ce point est vraiment important pour moi, car l'important demeure d'aller MIEUX.
Ce qui peut le devenir, c’est de présenter une approche comme validée, prouvée ou experte sans transparence suffisante, particulièrement lorsqu’elle est offerte à des personnes vulnérables à des coûts parfois très élevés.
Si l'approche est basée sur la spiritualité, alors elle ne devrait pas se cacher de cela et le reconnaitre et si tel est la cas, ALORS C'EST BIEN CORRECT.
J'ai envi de rappeler ici que vous avez le droit de poser des questions.
Quelle est la formation de la personne?
Sur quoi repose son approche?
Quelles sont ses limites professionnelles?
Comment la sécurité et le bien-être des personnes sont-ils protégés?
Prendre le temps de s’informer, ce n’est pas être méfiant. C’est aussi prendre soin de soi.
Et si vous manquez d’énergie ou que vous vous sentez dépassé(e), vous pouvez aussi vous appuyer sur les ordres professionnels, qui peuvent vous aider à repérer des intervenants qualifiés ou à mieux évaluer ce qui vous est proposé.
https://www.professions-quebec.org/fr/liste-des-ordres-professionnels
𝙀𝙩 𝙟𝙚 𝙡𝙚 𝙧𝙖𝙥𝙥𝙚𝙡𝙡𝙚, 𝙩𝙤𝙪𝙨 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙛𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙡𝙨 𝙦𝙪𝙖𝙡𝙞𝙛𝙞𝙚́𝙨 𝙣𝙚 𝙨𝙤𝙣𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙣𝙚́𝙘𝙚𝙨𝙨𝙖𝙞𝙧𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙢𝙚𝙢𝙗𝙧𝙚𝙨 𝙙’𝙪𝙣 𝙤𝙧𝙙𝙧𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙛𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙡.
Cette démarche vise simplement à vous soutenir pour mieux vous orienter et faire la part des choses si vous vous sentez perdu(e) face à vos besoins.