07/09/2026
10 mois plus t**d… Quel bilan pour Saint-Sauveur?
Il y a maintenant près de 10 mois que la nouvelle administration municipale est en poste. Après avoir promis une gestion plus rigoureuse des finances publiques, plusieurs décisions ont effectivement été prises afin de limiter la pression sur le compte de taxes.
Mais aujourd’hui, une question mérite d’être posée : à quel prix?
Depuis leur arrivée, nous avons assisté à une série de compressions qui touchent directement la qualité de vie des citoyens, l’attractivité de notre ville et son développement économique.
Parmi les décisions les plus marquantes :
* Réduction importante du financement accordé au Festival des Arts de Saint-Sauveur (FASS);
* Coupures à la Chambre de commerce ayant entraîné la disparition de plusieurs événements qui attiraient des milliers de visiteurs, notamment le Festival latin et le Festival country, ainsi que plusieurs autres activités d’intérêt tel que le Festin de l’Érable ainsi que les activités de la Saint-Valentin;
* Réduction des investissements consacrés à l’embellissement de la ville : fleurs, entretien des plate-bandes et nettoyage des rues;
* Diminution importante du soutien au Musée du ski, compromettant sérieusement sa pérennité;
* Abandon du projet de relocalisation de la MRC à Saint-Sauveur, faisant perdre des retombées économiques estimées à environ 325 000 $ par année grâce à la présence d’une cinquantaine d’employés.
À cela s’ajoutent des enjeux qui préoccupent de plus en plus les citoyens.
Depuis mars, un moratoire sur les nouvelles constructions est en vigueur en raison des capacités limitées des infrastructures d’égouts. Cette situation crée de l’incertitude pour les promoteurs immobiliers, les entrepreneurs et plusieurs projets de développement qui contribuent pourtant à la vitalité économique de notre communauté. On peut se questionner sur la motivation des élus à régler rapidement cette situation!
Pendant ce temps, plusieurs citoyens dénoncent, sur les réseaux sociaux comme lors des séances du conseil municipal, l’état général de la ville : rues moins bien entretenues, mauvaises herbes dans les espaces publics, nids-de-poule qui t**dent à être réparés et impression générale d’un manque d’entretien.
À chacune de ces interventions, les réponses demeurent souvent les mêmes : « Nous allons étudier la situation. »
Bien sûr, personne ne souhaite une hausse de taxes inutile. Mais lorsqu’on observe les conséquences de ces compressions, il est légitime de se demander si les économies réalisées aujourd’hui ne risquent pas de coûter beaucoup plus cher demain, tant sur le plan économique que sur la qualité de vie.
Il est également pertinent de revenir sur certaines promesses formulées pendant la campagne électorale.
L’une d’elles concernait le soutien financier aux chemins privés. Ce sujet a occupé une place importante dans la campagne et a manifestement influencé plusieurs électeurs. Nous savons notamment qu’un groupe de propriétaires de chemins privés avait indiqué vouloir appuyer l’équipe qui s’engagerait à investir dans leurs infrastructures.
Or, dix mois plus t**d, plusieurs citoyens se demandent où en sont ces engagements, tout comme d’autres promesses formulées durant la campagne électorale.
Les citoyens ne demandent pas la perfection.
Ils demandent de la transparence, une vision à long terme et des actions concrètes pour préserver ce qui fait la force de Saint-Sauveur : une ville dynamique, accueillante, attractive pour les visiteurs, les commerçants, les investisseurs… et surtout agréable pour ceux qui y vivent.
Le bilan des dix premiers mois soulève donc une question fondamentale :
Les économies réalisées aujourd’hui sont-elles réellement un investissement pour l’avenir… ou sommes-nous en train d’hypothéquer le développement de Saint-Sauveur?