09/05/2026
Nous sommes biens fiers de ce partenariat!
« À terme, nous souhaitons que cette initiative puisse devenir un véritable partenariat à long terme entre les deux organisations, au bénéfice des équipes, de la qualité des interventions et, ultimement, des patients. »
- Sylvain Déry, directeur général du CCSC
05-09-2026 -- Québec : un projet-pilote pour rapprocher RMU et paramédics
QUÉBEC — Les répartiteurs médicaux d’urgence vont mieux découvrir ce que les paramédics voient lorsqu’ils arrivent auprès d’un patient. De leur côté, les équipes de Dessercom auront l’occasion de mieux comprendre la réalité des RMU au centre de communication santé, d’abord par l’entremise des formateurs des deux organisations.
C’est l’objectif d’un nouveau projet-pilote entre le Centre de communication santé des Capitales (CCSC) et Dessercom, qui combinera formation clinique et immersion dans les milieux de travail des deux organisations.
« L’immersion est effectivement prévue dans les deux sens », confirme à La Dernière Ambulance Sylvain Déry, directeur général du CCSC.
Le projet commencera au cours des prochaines semaines avec un premier groupe d’environ dix RMU. Il comprendra notamment des employés ayant intégré le CCSC cette semaine ainsi que de nouveaux RMU qui entreront en fonction le 28 septembre.
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De la clinique derrière les questions
La formation clinique sera offerte par Dessercom. Elle abordera notamment l’état d’alerte, le diabète, les convulsions, les AVC ainsi que d’autres situations fréquemment rencontrées en contexte préhospitalier.
L’idée est de donner aux RMU davantage de contexte sur ce que les paramédics peuvent éventuellement trouver au chevet du patient — et de faire le lien avec les informations que le RMU doit obtenir et interpréter alors qu’il n’a, lui, que le téléphone.
« Les RMU n’ont pas nécessairement de formation ou d’expérience médicale avant leur entrée en fonction », explique Déry.
Selon lui, cette compréhension supplémentaire peut les aider à porter une attention encore plus fine à certains détails qui émergent au cours d’un appel et qui peuvent avoir une importance clinique réelle.
L’expérience des paramédics constitue une partie importante de cette formation.
« Ceux-ci peuvent expliquer ce qu’ils observent lorsqu’ils arrivent auprès d’un patient et mettre en perspective certains éléments que les RMU ne peuvent évidemment ni voir ni évaluer directement au téléphone », précise Déry.
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Dans les deux sens
Mais le projet ne doit pas s’arrêter à la formation des RMU.
Le CCSC et Dessercom prévoient également une immersion réciproque afin que RMU et paramédics puissent mieux comprendre les réalités opérationnelles, les contraintes et le rôle de chacun dans la chaîne préhospitalière.
Dans un premier temps, cette immersion concernera principalement les formateurs des deux organisations.
L’ambition est ensuite d’aller plus loin.
« À plus long terme, notre volonté est toutefois d’élargir cette possibilité à l’ensemble des équipes afin que le plus grand nombre puisse bénéficier de ces échanges et de cette meilleure compréhension mutuelle », indique Déry.
Pour Déry, l’objectif dépasse cependant le transfert de connaissances cliniques vers le centre de communication.
« Nous souhaitons créer un véritable échange de connaissances et de réalités professionnelles, plutôt qu’une formation à sens unique. »
Si le projet-pilote démontre des bénéfices pour les deux organisations, le CCSC souhaite poursuivre la collaboration et élargir progressivement les activités de formation et d’immersion.
« À terme, nous souhaitons que cette initiative puisse devenir un véritable partenariat à long terme entre les deux organisations, au bénéfice des équipes, de la qualité des interventions et, ultimement, des patients. »