14/02/2026
1. A la suite des appels renouvelés en faveur d’un cessez-le-feu, l’AFC/M23 réaffirme son engagement à mettre en œuvre, sans délai et de bonne foi, le mécanisme convenu dans le cadre du processus de Doha. Cette démarche s’inscrit dans une logique de responsabilité politique et de volonté sincère d’aboutir à un règlement négocié, durable et inclusif du conflit.
2. Toutefois, l’AFC/M23 dénonce la stratégie de fragmentation diplomatique du regime illégitime et corrompu de Kinshasa, caractérisée par la multiplication de cadres et d’initiatives parallèles, en marge d’un processus centralisé et consensuel. Une telle démarche compromet la cohérence des efforts de médiation, affaiblit la crédibilité des engagements pris et risque de différer l’émergence d’un règlement politique sérieux et durable.
3. Par ailleurs, en contradiction manifeste avec sa récente annonce d’adhésion à l’appel au cessez-le-feu, le régime de Kinshasa démontre, par des faits vérifiables sur le terrain, la poursuite d’actes de belligérance caractérisés. Les offensives menées contre des localités densément peuplées, le recours à des mercenaires, ainsi que les bombardements indiscriminés affectant des populations civiles sans défense, traduisent un choix assumé de l’escalade militaire, en rupture totale avec l’esprit et la lettre des engagements publics pris.
4. Pour l’AFC, la prétendue acceptation par Kinshasa du principe de cessez-le-feu ne constitue qu’une manœuvre de communication et une tentative de manipulation destinée à tromper l’opinion nationale et internationale, à se soustraire à ses responsabilités et à masquer la poursuite d’une stratégie résolument militariste.
5. Enfin, l’AFC s'inquiète de l’attitude du président burundais et président entrant de l’Union africaine, attitude qui contribue à la persistance de violences ciblées contre les communautés banyamulenge. Elle appelle, à ce titre, la communauté internationale ainsi que les institutions continentales à assumer pleinement leurs responsabilités, en exerçant une vigilance soutenue afin de prévenir toute escalade et d’éviter une aggravation des tensions ethniques et de la crise humanitaire dans la région.