La Citoyenneté en Marche

La Citoyenneté en Marche La plateforme numérique citoyenne "La Citoyenneté en Marche" a pour but d'engager le débat sur le thème de la citoyenneté et de la participation citoyenne.

Notre objectif est d’ouvrir au plus grand nombre de Braivois un processus de démocratie participative à l’échelle de la commune mais susceptible de s'élargir au-delà. Elle a été fondée par Hubert Heine, fervent admirateur de la démocratie et citoyen exemplaire de Braives en Belgique. Dans ce contexte, cette page a pour objectif d'ouvrir au plus grand nombre un processus de démocratie participative

à l'échelle locale et communale mais susceptible de s'élargir au-delà. Cette page Facebook a pour raison d'être de donner la possibilité aux Citoyens et aux Braivois d'exprimer leurs attentes et de partager leurs projets citoyens. Initiatives citoyennes :

Les propositions mises en ligne sur la plateforme formeront ainsi le point de départ d'échanges de panels de citoyens sur des propositions et initiatives citoyennes. L'autre ambition que l'on retrouve au cœur de notre portail est de faire remonter les idées citoyennes auprès de leurs dirigeants. La page Facebook offre enfin la possibilité de soutenir les idées émises par d'autres personnes et d'interagir en ligne. En définitive nous avons l'ambition que la population porte ou adhère à un ou des projets citoyens qui ont un impact concret sur les quartiers ou auprès des habitants pour améliorer la vie des habitants. Articles et billets divers :

Idéalement nous constituons donc un relais, une caisse de résonance auprès des Autorités communales étant entendu qu'on fonctionne en dehors de toutes attaches politiques. Comme la mobilisation de la population est chose difficile et que nous n'avons qu'une existence récente, nous intervenons pour l'heure avec nos articles de manière hétéroclite en abordant plusieurs sujets pour susciter l'intérêt de la population. Nous prétendons pour le moment être une "boîte à idées" qui pourrait à l'échelon de la commune se concrétiser en "boîte à outils"


Comité de rédaction :

Nous formons actuellement une petite équipe de 10 personnes totalement indépendantes du milieu politique et désireux de s'inscrire dans un dialogue positif et constructif avec nos élus.

> Hubert Heine : ingénieur retraité

> Pierre Hazette: ancien Ministre de l'enseignement et de l'éducation et écrivain

> Laurence Nanquette: agricultrice propriétaire d'un poney club

> Juan Coppieters t' Wallant: militaire retraité

> Bruno Heureux : ancien directeur d'écoles et poète chansonnier bien connu en Belgique et au Québec

> Willy Lhoest: Chef d'entreprise retraité

> Claude Cochet: militaire retraité

> Didier Delfosse: fondateur et directeur d'une maison de retraite

> Christophe de Marneffe: expert immobilier

> Alain Marchandise: médecin retraité

> Benjamin Heine: Journaliste et artiste

Le retour du réalisme en relations internationales : quelles conséquences pour l’Union européenne ?Sophie HeineLe contex...
11/05/2026

Le retour du réalisme en relations internationales : quelles conséquences pour l’Union européenne ?

Sophie Heine

Le contexte international actuel est marqué par le retour de la guerre un peu partout dans le monde, ainsi que par l’écroulement des équilibres internationaux reposant en partie sur le droit et les organisations internationales. Les Nations Unies sont plus marginalisées que jamais et les déclarations qui fondent le droit international également.

Quant à l’approche du « soft power » (puissance douce) de l’Union européenne, elle semble elle aussi être devenue anachronique dans un monde où la force et la puissance paraissent redevenir la norme.

Ce nouveau contexte paraît être en contradiction avec les équilibres qui avaient permis aux États occidentaux de ne plus être en guerre. Selon le narratif dominant, cette paix relative dans le monde occidental (malgré des conflits distants et par procuration) aurait été réalisée grâce au droit international et aux organisations le promouvant, autant que par une évolution des mentalités en faveur des normes, principes et droits humains au niveau global.

Ceci aurait été de pair avec une limitation de la souveraineté étatique et de ses dérives potentielles.

Autrement dit, le développement d’une approche kantienne, fondée sur le droit, la négociation, la démocratie, les libertés et les organisations internationales et globales, aurait fait reculer une vision plus hégélienne soulignant l’importance de la souveraineté étatique, de la guerre et des conflits entre puissances. Cette approche idéaliste s’effondrerait avec le retour d’un réalisme pur et dur.

Sans aucun doute, les relations internationales sont plus que jamais dominées par les rapports de force bruts et le conflit entre puissances. Toutefois, prétendre que ceux-ci avaient disparu serait naïf. Si le droit et les organisations internationales ont eu un rôle important à jouer ces dernières décennies, c’est aussi et surtout parce que les grandes puissances l’ont bien voulu, et non uniquement par la force de persuasion des principes sur lesquels ces organisations se fondent. La tension entre droit et puissance a toujours été là de façon sous-jacente. Mais il est vrai que les équilibres qui permettaient de la contenir sont désormais profondément remis en question.

En particulier, la position de l’Union européenne comme « soft power », usant avant tout de la négociation, d’outils commerciaux et de principes libéraux pour être écoutée, n’a pu exister que parce que ce bloc n’était pas menacé et parce qu’il était protégé par les États-Unis. L’organisation garantissant cette protection, l’OTAN, a d’ailleurs toujours fonctionné selon des principes extrêmement réalistes.

Dans un contexte où les rapports de force s’expriment à nouveau avec intensité sur la scène globale, les discours idéalistes n’ont aucune chance de s’imposer. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille accepter l’idée hégélienne selon laquelle la guerre serait toujours inévitable et la paix impossible. L’objectif kantien de « paix perpétuelle » est plus que jamais d’actualité, et c’est d’ailleurs historiquement lorsque la guerre revient que les perspectives pacifistes refleurissent. Toutefois, s’il nous faut maintenir l’objectif de paix, les moyens adoptés se doivent d’être en partie réalistes. Aucun « soft power » ne peut réellement fonctionner sans les moyens d’application d’un « hard power ».

Pour les Européens, cela signifie que l’intégration vers une politique de défense souveraine est indispensable. Il faut dépasser l’intergouvernementalisme et faire un saut qualitatif garantissant une défense unique pour tous les Européens. Cette défense européenne devrait être adossée à une souveraineté européenne à part entière, supposant à terme la disparition des souverainetés étatiques. Même si une décentralisation de certaines compétences est possible, le pouvoir régalien de la défense ne peut en effet exister qu’à un seul niveau pour fonctionner en pratique,

En s’appuyant sur les arguments développés dans Défense européenne pour les citoyens : souveraineté, démocratie, État de droit, le retour du réalisme dans les relations internationales ne doit pas être interprété comme un appel à abandonner les principes libéraux, mais plutôt comme une invitation à les inscrire dans des structures capables de les soutenir par la puissance. Dans cette perspective, la faiblesse actuelle de l’Union européenne ne réside pas dans son attachement aux normes, mais dans son incapacité à les défendre réellement et de manière autonome.

Une défense européenne crédible doit être conçue pour les citoyens, et non seulement pour les États. Cela implique un changement fondamental : la politique de sécurité ne peut rester le domaine réservé des négociations intergouvernementales ou des décisions technocratiques. Elle doit au contraire être enracinée dans la légitimité démocratique, la transparence et la responsabilité politique. Sans cela, tout renforcement du « hard power » risque de reproduire précisément la logique de domination et de concurrence entre souverainetés que décrit le réalisme.

Dans le contexte géopolitique actuel, l’Union européenne fait face à un paradoxe. D’un côté, elle doit répondre à un environnement de plus en plus hobbesien où les capacités militaires et l’autonomie stratégique sont indispensables. De l’autre, si elle se contente d’imiter les politiques de puissance traditionnelles, elle risque de saper ses propres fondements normatifs. La solution consiste à réconcilier la puissance avec la démocratie et l’État de droit, plutôt qu’à les opposer.

Cela entraîne plusieurs implications majeures :

Premièrement, la défense européenne doit être supranationale plutôt qu’intergouvernementale. Un système fragmenté d’armées nationales faiblement coordonnées ne peut garantir ni l’efficacité ni le contrôle démocratique. Une structure de défense européenne unifiée, placée sous l’autorité d’institutions démocratiquement élues, assurerait à la fois la cohérence stratégique et la légitimité politique.

Deuxièmement, la souveraineté doit être redéfinie plutôt qu’abolie dans la pratique. Nous ne plaidons pas pour la disparition du contrôle démocratique, mais pour son déplacement au niveau européen. La véritable souveraineté suppose la capacité des citoyens à déterminer collectivement leur sécurité à travers des institutions démocratiques. Dans un monde globalisé

et traversé par les conflits, cette capacité ne peut plus être exercée efficacement au niveau national.

Troisièmement, une politique européenne de défense doit rester encadrée par des normes et principes libéraux et démocratiques. Son objectif n’est pas la projection de puissance pour elle-même, mais la protection des citoyens et la préservation de la paix. Cela implique des conditions strictes pour l’usage de la force, un contrôle judiciaire fort et un alignement sur les principes de l'etat de droit.

Enfin, afin d’éviter de reproduire les excès des souverainetés étatiques, une politique européenne de défense — ancrée dans ce gouvernement souverain et démocratique — devrait non seulement être détachée de toute forme d’euro-nationalisme, mais aussi servir de première étape vers une paix perpétuelle mondiale. Cela nécessiterait une refondation radicale des institutions existantes à cette échelle, afin de les rendre véritablement mondiales plutôt que simplement internationales, et de les démocratiser. Cela exigerait également de les doter d’outils souverains d’application en cas de non-respect des normes internationales. L’étape ultime vers la paix mondiale consisterait donc à établir une souveraineté à cette même échelle globale.

En définitive, nous devons reformuler le débat entre réalisme et idéalisme. Plutôt que de les considérer comme mutuellement exclusifs, il faut reconnaître que des instruments réalistes sont nécessaires pour protéger des objectifs idéalistes.

Dans ce sens, le retour du réalisme ne marque pas la fin du projet européen, mais un tournant critique dans son évolution. Une défense européenne démocratique et souveraine pourrait permettre à l’Union de rester fidèle à ses valeurs fondatrices tout en s’adaptant à un environnement international plus hostile.

L’enjeu n’est donc pas de savoir si l’Europe doit devenir une puissance, mais quel type de puissance elle choisira d’être : un acteur géopolitique traditionnel mû par la compétition, ou une entité démocratique capable d’allier force et État de droit. Dans ce projet, la souveraineté doit être restaurée au niveau européen et, potentiellement à long terme, défendue à l’échelle mondiale.

Références

Georg Wilhelm Friedrich Hegel, T. M. Knox (Editor), Stephen Houlgate (Contributor), Outlines of the Philosophy of Right (first published in 1821), 2008, Oxford University Press, USA

Sophie Heine, For a Sovereign Europe, Peter Lang, Oxford, 2019, For a Sovereign Europe : Heine: Amazon.fr: Livres

Sophie Heine, Souveraineté européenne: Réalisme et réformisme radical, Academia, Louvain-La-Neuve, 2021, Amazon.fr - Souveraineté européenne: Réalisme et réformisme radical - Heine, Sophie - Livres

Sophie Heine, Défense européenne pour les citoyen, Souveraineté, démocratie, état de droit, Couleur Livres, Bruxelles, 2024, Amazon.fr - Defense europeenne pour les citoyens - Heine, Sophie, Marsia, Jean - Livres

Emmanuel Kant, - De la Paix perpétuelle, CreateSpace Independent Publishing Platform, 2015 (first edition 1795)

Joseph Nye, Bound to Lead: The Changing Nature of American Power (1990)

Sophie Heine : Politologue, Institut Egmont – Institut royal des relations internationales et Bodleian Libraries (Université d’Oxford). Auteure notamment de Défense européenne pour les citoyen, Souveraineté, démocratie, état de droit, Couleur Livres, Bruxelles, 2024 et Souveraineté européenne: Réalisme et réformisme radical, Academia, Louvain-La-Neuve, 2021

SOUS L’ÉTOILE D’UNE UTOPIE,MA RENCONTRE ET MES PARTAGES AVEC HUBERT…« Au carrefour de chaque rencontre, s’ouvre un nouve...
05/05/2026

SOUS L’ÉTOILE D’UNE UTOPIE,
MA RENCONTRE ET MES PARTAGES AVEC HUBERT…

« Au carrefour de chaque rencontre, s’ouvre un nouveau chemin… » Quand ils me revoient, mes anciens élèves me redisent souvent cette citation, tant je leur ai répétée au cours de leurs études. J’y ajoutais toujours « elle doit être un partage vrai, généreux, respectueux, qui fasse du bien à la personne rencontrée et à vous-même, peu importe sa durée, le temps d’un clin d’oeil, d’un sourire, d’un moment difficile, de quelques minutes, d’une vie, » Ce message m’est revenu à la mémoire lorsque j’ai appris le décès de mon ami Hubert, tout en ravivant les souvenirs qui ont jalonné notre cheminement commun, car il correspond à 100% à ce que nous avons partagé dès et après notre rencontre.

LA DÉMOCRATIE EN EUROPE DE L’OUEST
Cette rencontre a eu lieu alors que nous avions déjà parcouru, chacun de notre côté, différents et nombreux chemins de vie ; elle a eu pour cadre Stand Up For Europe.
Comme Hubert, je constatais que, après avoir survécu aux années difficiles de la guerre 40-45 et de l’immédiate après-guerre, notre Europe de l’Ouest, à partir des années 60, avait consommé, sans limite, une prospérité dont les moteurs étaient la consommation, le profit, et un égoïsme, tous les trois de plus en plus importants ; on peut d’ailleurs, encore aujourd’hui, les résumer en « avoir le plus possible, le plus vite possible, le moins cher possible et avec le moins d’effort(s) possible »...
Mais, plus grave et inquiétant, trop de nos dirigeants européens de l’Ouest croyaient, ou préféraient croire, que cette abondance serait éternelle, que ce bien-être matériel allait durer sans éveiller les convoitises des autres parties du monde, même de notre allié de guerre, les USA. Ils vivaient cette période au présent, dans une forme d’insouciance, sans envisager le futur de notre Europe Occidentale ; ils laissaient cette mission à des successeurs plus gestionnaires qui, finalement, se sont présentés, mais bien trop t**d et en nombre insuffisants.
Si à cela on ajoute l’acceptation, à bras ouverts, de tous les anciens pays de l’URSS, sans vérifier préalablement s’ils partageaient vraiment les valeurs de notre continent, on comprend aisément que des Européens convaincus comme Hubert et moi-même, associés à d’autres « idéalistes », ont pensé qu’il était temps de réagir pour sauver notre « patrie » Europe, notamment en y instaurant une démocratie à tous les niveaux et surtout respectueuse des populations…
Cette conviction commune, que nous avons eu l’occasion d’exprimer lors de réunions et lors de la parution d’articles, nous a rapprochés, tout comme notre déception de constater très rapidement que les personnalités au sommet des institutions ne semblaient pas se rendre compte de l’urgence à remplacer la mollesse et la division par la fermeté et l’union des Etats européens.

LA DEMOCRATIE, UNE UTOPIE ?
Mais cette exigence démocratique, nous pensions qu’elle devait aussi se manifester, se concrétiser au cœur des communautés plus petites que sont les différents pays de l’Europe, les régions, villes et villages ; qu’elle devait également tenir vraiment compte des besoins et des avis des populations qui, loin des rivalités partisanes des dirigeants de tout bord, souhaitent surtout vivre en paix, ensemble, en partageant un bien-être commun, pour rendre leur environnement meilleur, jusque dans ses moindres recoins.
« Utopistes ! Hubert et toi êtes utopistes ! » nous ont dit souvent des gens qui doutaient de la réussite de nos projets démocratiques. Eh bien, ce mot, nous l’avons accepté, car, pour Hubert et moi-même, l’utopie n’est pas un rêve irréalisable, mais une étoile : pareille à celle qui a guidé les rois mages vers la crèche, elle doit nous montrer la route à suivre et éclairer le chemin qui mène à notre but, un monde meilleur, autour de nous et même ailleurs. Cette dernière phrase, c’est Hubert qui l’a semée en moi, au point de m’inspirer une chanson qui s’intitule « Oser l’utopie ».

Oser l’utopie
Oser bâtir des cathédrales
Et, tout en haut, chercher son graal,
Jusqu’à la frontière des cieux,
En un royaume sans faux dieux ;
Fair’ jaillir l’eau d’un tas de pierres,
Couvrir de forêts les déserts,
Récolter du riz et du blé
Là où ils n’ont jamais poussé ;

Refrain : Oser l’amour pour recoller Rêves brisés et cœurs fêlés,
Mettre en couleurs le vague à l’âme
Et la grisaill’ des jours de drame,
Suivre l’étoil’ d’une utopie
Pour donner du sens à sa vie,
Pour rendre le monde meilleur
Autour de soi et même ailleurs…

Vêtir l’habit des humiliés,
Des humbles et des oubliés,
Tendre la main à l’étranger,
Ouvrir son cœur, le partager,
Être insoumis sans avoir honte,
Seul face aux chars ou sous les bombes,
Oser défier les dictateurs
À mains nues mais sans avoir peur…

Refrain : Oser l’amour pour recoller Rêves brisés et cœurs fêlés,
Mettre en couleurs le vague à l’âme
Et la grisaill’ des jours de drame,
Suivre l’étoil’ d’une utopie
Pour donner du sens à sa vie,
Pour rendre le monde meilleur
Autour de soi et même ailleurs…

Final : Oser l’amour et l’utopie
Pour donner du sens à ma vie,
Pour rendre le monde meilleur
Autour de moi et même ailleurs…

LA DÉMOCRATIE VIVANTE À BRAIVES
Nous rêvons ? Oui, certes, mais si nos rêves généreux n’imprègnent pas nos actions, alors à quoi servent-ils ? Merci, Hubert, d’avoir partagé cette façon de voir et de vivre nos vies, non seulement pour et en Europe, mais aussi pour et à Braives. Tes différentes initiatives, dont, notamment, « Braives, la Citoyenneté en Marche », ont contribué à rassembler beaucoup d’habitants de cette commune où tu as repris racine, après avoir parcouru le monde tout en laissant ton empreinte partout où tu es passé. Merci aussi de m’avoir invité à parcourir avec toi cet autre itinéraire de tes convictions démocratiques, pour mes écrits m’as-tu dit, peut-être, mais surtout, je l’ai ressenti, par amitié et partage de convictions.
En résumé : Hubert a été une personnalité dont les valeurs vécues et semées ont convaincu de simples citoyens, comme je le suis, à vivre la démocratie au quotidien et même, parfois, ont forcé certains politiciens à repenser leur façon de penser, de parler et d’agir au service de la population. Merci, cher Hubert, pour le semeur de valeurs et de bonheur que tu as été tout au long de tes chemins de vie... et des miens.

LA FAMILLE D'HUBERT
Mais, je serais incomplet en omettant de mentionner un cadeau superbe qu’il m’a offert lors de nos aventures communes, à savoir, la découverte d’une famille où le « patriarche », son épouse, ses enfants et ses petits-enfants partageaient, entre eux et avec les personnes rencontrées, un talent de l’accueil qui m’a marqué et qui invite à la réciprocité. Une façon de vivre, d’accueillir et de partager qui persiste encore, malgré son départ anticipé suite à sa maladie.

Bruno, heureux d’avoir croisé la route d’Hubert et celles des membres de sa famille.

31/01/2026

Citoyenneté contre exclusion : Minneapolis face à la violence d’État

La citoyenneté ne se résume pas à un statut administratif ni à un passeport. Elle est, avant tout, une pratique vivante : celle de la participation à la vie collective, du respect mutuel et de la reconnaissance de la dignité de chacun. À Minneapolis, cette conception de la citoyenneté a été violemment mise à l’épreuve par une double réalité : une politique migratoire fondée sur l’exclusion et une violence policière systémique, ouvertement encouragée et légitimée par le discours de Donald Trump.

Minneapolis est une ville profondément marquée par la diversité. Terre d’accueil pour de nombreuses communautés immigrées — notamment somaliennes, latino-américaines et d’Asie du Sud-Est — elle incarne une Amérique urbaine, plurielle, souvent en décalage avec la vision nationaliste et sécuritaire promue par l’administration Trump. Pourtant, ces populations, bien qu’actrices essentielles de la vie économique, sociale et culturelle de la ville, ont été régulièrement traitées comme des citoyens de seconde zone, voire comme des menaces.

La politique migratoire défendue par Trump reposait sur une logique de suspicion permanente : murs, interdictions d’entrée, expulsions accélérées, coopération renforcée entre police locale et agences fédérales de l’immigration. Cette approche a brouillé la frontière entre maintien de l’ordre et contrôle migratoire, instaurant un climat de peur. À Minneapolis, de nombreux résidents sans papiers — mais aussi des citoyens américains issus de l’immigration — ont vu leur rapport à l’espace public se transformer. Aller travailler, manifester ou simplement appeler la police devenait un risque. Peut-on encore parler de citoyenneté quand la présence même dans la ville est vécue comme illégitime ?

Cette exclusion s’est doublée d’une violence policière structurelle, dont la mort de George Floyd en mai 2020 est devenue le symbole mondial. Minneapolis n’est pas une exception, mais un révélateur. Le genou d’un policier sur le cou d’un homme noir pendant plus de neuf minutes a mis en lumière une réalité que beaucoup dénonçaient depuis longtemps : une police protégée par l’impunité et soutenue politiquement au plus haut niveau. Loin d’appeler à l’apaisement ou à une réforme en profondeur, Donald Trump a choisi la confrontation, qualifiant les manifestants de « voyous » et encourageant une réponse policière toujours plus militarisée.

Ce soutien explicite à la violence d’État entre en contradiction frontale avec l’idée même de citoyenneté. Manifester contre une injustice, réclamer l’égalité devant la loi, refuser le racisme institutionnel : ces actes devraient être reconnus comme des expressions légitimes de l’engagement civique. Or, sous l’ère Trump, ils ont été criminalisés. À Minneapolis, comme ailleurs, la citoyenneté a été redéfinie non par la participation, mais par l’obéissance.

Face à cette dérive, une autre vision de la citoyenneté a émergé dans les rues. Des milliers de personnes, de toutes origines et statuts, ont manifesté ensemble. Immigrés, descendants d’immigrés, Afro-Américains, Blancs, jeunes et moins jeunes ont revendiqué un droit fondamental : celui d’exister sans peur. Cette mobilisation a rappelé que la citoyenneté ne se mendie pas auprès du pouvoir, elle se construit collectivement, parfois contre lui.

Minneapolis est ainsi devenue un champ de bataille symbolique entre deux conceptions de la société. D’un côté, une politique qui divise, exclut et justifie la violence au nom de l’ordre. De l’autre, une citoyenneté active, inclusive, qui refuse que la sécurité serve de prétexte à la négation des droits humains. L’enjeu dépasse largement les frontières de la ville : il interroge la capacité des démocraties à résister à l’autoritarisme et à redonner un sens réel au mot « citoyen ».

Juan Coppieters’t Wallant

Garantir à Chacun son Droit à l'Existence Alain Marchandise Il n'y a plus moyen de cacher cette violence extrême avec de...
07/01/2026

Garantir à Chacun son Droit à l'Existence

Alain Marchandise

Il n'y a plus moyen de cacher cette violence extrême avec des armes de guerre dans les grands centres urbains et les médias télévisés nous en montrent presque quotidiennement des exemples.

Tueries dans les écoles, les universités voire les grands centres commerciaux, voilà des événements nouveaux qui interpellent notre vécu quotidien.

Certains parmi nous voudraient instaurer un état paramilitaires ou souhaiteraient une présence militaire dans les quartiers sensibles.

D'autres se posent des questions comme celle de : " comment en es-t-on arrivé là ? ".

Croire que la criminalité est une chose nouvelle est un leurre. L'homme ou la femme est capable de détruire quiconque se trouve sur son chemin si un facteur déclenchant survient. Perte subite de son territoire, jalousie maladive, envie démesurée de conquérir d'autres terres.

Il serait inscrit dans le génome humain notre capacité à détruire un ou plusieurs de nos semblables tout comme notre capacité de construction d'amitiés sincères. A chacun de nous de décider lequel des gènes à activer.

Bien sûr, me direz-vous, il y a la drogue dure qui vient altérer le jugement et dont le commerce est tellement juteux qu'il fausse le raisonnement. Combien de crimes sont ainsi explicables par ce mal là ? Il suffirait d'enrayer la vente de la drogue pour revenir à notre paradis perdu.

Je pense que la société est devenue dangereuse pour tout un chacun. Et pourtant, nous devons espérer que chacun fasse son travail y compris la police mais aussi les magistrats parfois trop laxistes. La vie a toujours été une lutte pour notre survie. Nous l'avons fait en cherchant à respecter l'autre et nous le ferons pour garantir à chacun son droit à l'existence.

Un si beau témoignage de Pol Guillaume, ancien Bourgmestre de Braives de 2001 à 2024, à propos de Hubert Heine, le fonda...
30/12/2025

Un si beau témoignage de Pol Guillaume, ancien Bourgmestre de Braives de 2001 à 2024, à propos de Hubert Heine, le fondateur de ce groupe, décédé le 25 novembre 2025. Merci cher Pol.

"Hubert était un grand défenseur de la démocratie et croyait très fort en la participation citoyenne. Hubert était aussi volontaire, déterminé et très perfectionniste. Il a participé à beaucoup d’initiatives citoyennes et, si je devais résumer son action, c’est par cette journée du 31 Mars 2011 que je le ferais.

31 mars 2011, pour la première fois en Belgique, une commune du Royaume est accueillie au Parlement Européen.

35 Braivois, élus et agents de l’administration communale braivoise se rendaient au Parlement Européen afin de débattre à bâtons rompus avec les Députés Européens Isabelle DURANT, Louis MICHEL et Mathieu GROSCH.

Les sujets relevaient des attentes locales et surtout rurales face aux enjeux européens. Il s’agissait aussi pour l’ensemble de la délégation braivoise de mieux cerner notre institution européenne, installée à deux pas de notre Commune et paraissant parfois si lointaine des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens.

Pareille initiative ne peut se réaliser sans l’accompagnement d’une personne qui connait les rouages et le fonctionnement de la Maison Europe, qui a aussi les relais et les contacts nécessaires.

En me suggérant cette visite, Hubert avait concocté un planning dans lequel il s’attribuait le rôle de coordinateur. Sa modestie l’avait empêché d’indiquer qu’il en était en fait le moteur. Il était sur tous les fronts, tantôt Professeur de droit européen, réussissant à nous expliquer l’Histoire et le rôle de l’Europe en moins de deux heures, tantôt Relations Publiques nous permettant la visite du PE et la rencontre avec certains Députés, ou encore Organisateur, prévoyant le moment de détente à la Place Jourdan avec dégustation des frites locales si réputées. Cette place Jourdan qu’il appréciait tant et qu’il aimait faire découvrir à ses amis.

De retour dans nos campagnes, les membres de la délégation braivoise ont eu la conviction de mieux comprendre les fondements de la « Belle aventure européenne » et qu’être citoyen européen, c’est partager une citoyenneté locale avec une citoyenneté d’avenir commun au sein de l’Union avec tous les citoyens européens.

C’est en ces mots que notre ami Hubert décrivait son engagement pour les valeurs européennes.

Merci Hubert de nous les avoir partagées et de nous avoir permis cette visite citoyenne."

Pol GUILLAUME

Bourgmestre de Braives de 2001 à 2024

27/11/2025

Triste nouvelle 🥲: Hubert Heine , fondateur de cette page, nous a quittés.

Je perds un ami et un formidable complice datant de notre aventure " Les Nouvelles en Braives" suivie du " prix de la citoyenneté " et de " Braives, la citoyenneté en marche ". Une véritable locomotive avec une idée qui en chassait aussitôt une autre. Une intelligence supérieure, une grande érudition. Hubert n’avait aucune patience pour ceux qui empêchaient les gens d’aller de l’avant ou de faire bouger les lignes. Il les qualifiait de " cornichons " et leurs arguments de cornichoneries , terme que j’utilise aujourd’hui avec délectation, toujours en pensant à lui. Profondément gentil et altruiste. Une montagne d’amour et de tendresse pour sa famille et une infinie reconnaissance pour Brigitte qui n’a cessé de l’entourer. Il l’a dit de manière délicate et avec une infinie tendresse. C’était une plume hors norme. Il avait le talent de mettre les gens en valeur et de leur faire découvrir leur potentiel. J’ai beaucoup appris de lui. Il va me manquer, c’est certain mais il fait partie de ceux qui ne sont jamais très loin de la mémoire du coeur. Toutes mes pensées et prières accompagnent tous les siens qui étaient sa colonne vertébrale. Merci Hubert.
Juan Coppieters´t Wallant

👋 RENCONTRER, PARTAGER, SEMERPour mes 80 ans, Charlotte, une de mes petites-filles, son compagnon et leurs deux petits b...
13/11/2025

👋 RENCONTRER, PARTAGER, SEMER

Pour mes 80 ans, Charlotte, une de mes petites-filles, son compagnon et leurs deux petits bouts de choux m’ont offert un superbe cadeau : un cadre composé de trois tableaux dessinés par la jeune maman et coloriés, l’un par leur gamin de 5 ans, un autre par leur fille de presque 2 ans et le troisième par son compagnon qui y a ajouté quelques détails bien choisis. Chacun, bien sûr, dans son style lié à son âge.

Chacun de ces tableaux porte un titre : le premier est intitulé « Rencontrer », le deuxième « Partager » et le dernier « Semer »… « Mais, pourquoi ? » ai-je demandé. « Parce que ces trois verbes résument parfaitement l’homme que tu es ! » m’a répondu ma petite-fille.

Cette réponse m’a ému, car la rencontre, le partage et les semailles ont toujours été importants dans ma vie, notamment dans sa phase artistique. Permettez-moi, alors, de vous donner la preuve que Charlotte a été d’une grande lucidité dans sa réponse et dans la connaissance de son grand-père. En effet, plusieurs titres, étapes, partages, réflexions, chansons qui ont jalonné ma modeste carrière artistique ont été authentifiés du sceau d’un de ces trois verbes.

Rencontrer. Mon premier recueil poétique s’intitule « Chemins et rencontres ». Un cheminement personnel m’a donné l’occasion de rencontrer un photographe de métier qui a illustré, de ses oeuvres en noir et blanc, mes pages où chansons et réflexions se donnent la main en un mélange que ce professionnel a apprécié. Cette rencontre et ses suites ont confirmé une de mes réflexions « Au carrefour de chaque rencontre, s’ouvre un nouveau chemin : on le poursuit ensemble le temps, d’un clin d’œil, d’un sourire, d’une vie, ou d’un simple échange de quelques minutes… »

Partager. Mon second recueil a pour titre un seul mot « Partages». En effet, la rencontre de Denise Lafrenière, artiste peintre québécoise et de son mari photographe, Pierre Terrien, deux personnes humainement et artistiquement attachantes, m’a permis de découvrir la culture et la réalité quotidienne de la Belle Province, qui sont sœurs de notre culture belge francophone à un point qu’on n’imagine pas sans les avoir vécues de l’autre côté de l’océan.

J’ai eu cette chance et cette complicité a débouché sur une collaboration fructueuse avec ces deux artistes qui ont illustré, chacun avec son art, une autre série de mes textes, chansons et réflexions. Ces moments de partage, je les ai vécus, au jour le jour, comme des bouffées de bonheur qui m’ont inspiré cette petite citation : « Le partage d’un sourire est un pétale du bonheur. »

Enfin, Semer. Une de mes chansons qui a eu un grand succès, notamment au Québec, est celle qui s’intitule « Le semeur de bonheur » dédiée à mon maître, Félix Leclerc, l’immense poète-chansonnier local, « le créateur » de la chanson française à texte, le père spirituel des Brel, Brassens, Béart, Ferré, Vigneault, Ferland etc. Alors, quel souvenir inoubliable que ce moment bouleversant lorsque à la fin de cette chanson interprétée à la Fondation Félix Leclerc sur l’Ile d’Orléans, Nathalie, la fille de Félix, s’est levée en larmes pour me serrer dans ses bras et me dire Merci pour cette chanson qui ressemble tellement à mon père dont vous êtes un excellent élève ! »…

Et, pour terminer sur ce thème, j’ai souvent partagé avec mes élèves, mes collègues, mes publics et mes compagnons de voyage sur notre terre des hommes, ce qui a été ma devise personnelle tout au long de ma vie « A semer le bonheur à tout vent, il en germe à nos pieds ».

J’ai beaucoup parlé de moi-même dans cette page, non par orgueil, prétention, vant**dise, mais pour simplement vous rappeler que ma petite-fille Charlotte et sa famille avaient vu juste en citant ces trois verbes qui représentent, à leurs yeux, l’homme que j’ai ESSAYE d’être au cours d’une transhumance humaine longue, déjà, de 80 ans.

Bruno Heureux
Bruno Heureux

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